| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
| Cet article fait partie de la série Boissons alcoolisées |
| Cépages |
| Cabernet-sauvignon Cabernet franc Chardonnay Merlot Sauvignon Syrah |
| Voir aussi |
À l'origine, ratafia (parfois orthographié ratafiat) désignait n'importe quelle boisson
consommée lors de la ratification d'un accord ou d'un traité. Aujourd'hui, le terme qualifie plutôt une boisson alcoolisée sucrée obtenue par mélange de moût de raisin
(jus de raisin frais tout droit sorti du pressoir, aussi appelé vin doux) et d'alcool. L'alcool ainsi ajouté va empêcher
toute fermentation et préserver l'arôme et le sucre du raisin. Le ratafia n'est donc pas un apéritif à base de vin comme il est
parfois dénommé, puisqu'aucune fermentation du raisin n'est opérée.
Le ratafia est consommé habituellement en apéritif et se sert à une température située entre 6 et 8°C.
Des ratafias sont produits dans plusieurs régions de France, même si, la plupart du temps, ils ne sont pas commercialisés. Cependant, trois régions produisent des ratafias réputés : les Charentes avec le pineau, la Champagne avec le ratafia champenois et la Gascogne avec le « floc ».
Le pineau des Charentes est confectionné avec de l'eau-de-vie de Cognac et fait entre 16 et 22 degrés d'alcool.
Le ratafia de Champagne est élaboré avec du raisin de l'appellation « Champagne » ou « coteaux champenois » et un quelconque alcool neutre (les meilleurs utilisent de la fine ou du marc de Champagne). Il titre 18°GL. Le ratafia de Champagne est classé en France (à tort) « apéritif à base de vin ».
Le floc de Gascogne (Lou Floc, « bouquet de fleurs » en occitan) utilise quant à lui des raisins de Gascogne et de l'Armagnac. Il en existe deux variétés, du blanc et du rosé (ce dernier est en fait de couleur rouge).
De manière plus confidentielle, certaines boissons obtenues par la macération de fruits, de plantes ou de fleurs sont également appelées ratafias. Mathieu Teisseire aurait ainsi inventé au XVIIIe siècle siècle à Grenoble un ratafia de cerise. On trouve également des recettes de ratafia de noix, d'amandes amères, de coings, de noyaux de cerises ou de pêches, d'oranges ou d'autres fruits. On trouve surtout ces « ratafias » dans la zone méditerranéenne (Espagne, France, Italie,...).
L'origine du mot provient très probablement de l'expression latine rata fiat (« que le traité soit ratifié », « que le marché soit conclu »).


