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Au cours du XXe siècle, le 100 mètres a supplanté le Marathon en tant que
discipline la plus prestigieuse des compétitions d’athlétisme. Son
intensité et sa courte durée en font une discipline idéale pour le spectacle.
| Sommaire |
Le 100 mètres se courait au XIXe siècle sur des pistes en herbe ou sur des pistes cendrées comme en 1896 aux Jeux Olympiques d’Athènes où l’Américain Thomas Burke, qui prenait déjà le depart les deux mains au sol, remporte le 100 mètres en 12".
En 1887, l’Américain Charles Sherill creuse légèrement la piste derrière la ligne de depart dans le but d’obtenir une meilleure impulsion au démarrage. Cette innovation est à l’origine de l’invention du starting-block par les Américains George Breshnahan and William Tuttle en 1928, qui sera pourtant dans un premier temps interdit par l’IAAF en 1937.
En 1912, le premier record du monde officiellement reconnu par l’IAAF (International Association of Athletics Federations) est la propriété de Donald Lippincott en 10"6. À partir de 1938, le vent doit être mesuré et inférieur à 2 m/s pour qu’une performance soit officiellement validée, cette mesure est toujours en vigueur à l’heure actuelle.
En août 1936, un Noir Américain, le recordman du monde Jesse Owens, remporte à Berlin devant Adolf Hitler la finale du 100 mètres en 10"3 devant son compatriote Ralph Metcalfe. Il remportera trois autres médailles d’or aux cours de ces Jeux.
En 1964 à Tokyo, l’Américain Bob Hayes remporte la demi-finale des Jeux Olympiques en 9"91 grâce à un vent très favorable. En finale, dans des conditions réglementaires, il gagne avec deux mètres d’avance sur tous ses concurrents en explosant le record du monde de 19 centièmes : 10"06. C’est son compatriote Jim Hines qui restera officiellement le premier homme à parcourir 100 mètres en moins de dix secondes grâce à ses performances de 1968, notamment lors de sa victoire aux Jeux Olympiques de Mexico en 9"95 où il bénéficiera de conditions idéales : un temps chaud et sec, une altitude supérieure à 2000 mètres et un vent de 1,6 m/s.
Le 1er janvier 1977, l’IAAF abandonne le chronométrage manuel, les performances ne peuvent désormais être validées qu'à l'appui d'un chronomètre électronique.
Aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, le Canadien Ben Johnson remporte la finale et établit un nouveau record du monde en 9"79. Pour cause de dopage, sa performance sera annulée et il sera déclassé au profit de son dauphin Carl Lewis, qui s’empare également du record du monde en 9"92.
À Tokyo en 1991, l’Américain Carl Lewis remporte sa troisième médaille d’or aux championnats du monde en trois éditions au terme d’une des courses les plus rapides de l’histoire. Alors que dix semaines plus tôt, le record du monde de Séoul, 9"92, tenait toujours, quatre coureurs vont battre ce temps dans la même course. Le double champion olympique reprend le record du monde en 9"86, devant ses compatriotes Leroy Burrell, qui bat aussi lui aussi son propre record, en 9"88 et Dennis Mitchell en 9"91. Au pied du podium, le Britannique Lindford Christie, bat le record d’Europe et égale l’ancien record du monde de Lewis en 9"92, devançant le Namibien Frankie Fredericks, qui améliore le record d’Afrique en 9"95 et le Jamaïcain Stewart Raymond en 9"96. Ainsi, les six premiers courent en moins de 9"96, fait toujours inégalé, et améliorent leur meilleure performance personnelle.
Au tournant du siècle, c'est l'Américain Maurice Greene qui obtient les meilleures performances avec trois titres de champions du monde en à Athènes en 1997 (9"86), à Séville en 1999 (9"80) et à Edmonton en 2001 (9"82), un titre de champion olympique à Sydney en 2000 (9"87) et un record du monde au meeting d'Athènes en juin 1999 en 9"79. Son compatriote Tim Montgomery s'empare du record à Paris en septembre 2002 en 9"78.
Le record du monde féminin du 100 mètres est détenu depuis 1988 par l’Américaine Florence Griffith-Joyner, qui remporte la finale des Jeux Olympiques de Séoul la même année, en 10"49. Depuis ce record venu d’ailleurs, seule sa compatriote Marion Jones est descendue sous les 10"70 avec un chrono realisé en septembre 1998 à Johannesbourg : 10"65.
| Chronomètre manuel | ||||
| Temps | Nom | Pays | Date | Lieu |
| 11"7 | Stanislawa Walasiewicz | Pologne | 15 août 1924 | Varsovie |
| 11"6 | Stanislawa Walasiewicz | Pologne | 1 août 1937 | Berlin |
| 11"5 | Francina Blankers-Koen | Pays-Bas | 13 juin 1948 | Amsterdam |
| 11"4 | Marjorie Jackson | Australie | 4 octobre 1952 | Gifu |
| 11"3 | Shirley de la Hunty | Australie | 4 août 1955 | Varsovie |
| 11"2 | Wilma Rudolph | États-Unis | 19 juillet 1961 | Stuttgart |
| 11"1 | Irena Kirszenstein-Szewinska | Pologne | 9 juillet 1965 | Prague |
| 11"0 | Wyomia Tyus | États-Unis | 15 octobre 1968 | Mexico |
| 10"9 | Renate Stecher | République démocratique allemande | 7 juin 1973 | Ostrava |
| 10"8 | Renate Stecher | République démocratique allemande | 20 juillet 1973 | Dresde |
| Chronomètre électronique | ||||
| Temps | Nom | Pays | Date | Lieu |
| 11"08 | Wyomia Tyus | États-Unis | 15 octobre 1968 | Mexico |
| 11"07 | Renate Stecher | République démocratique allemande | 2 septembre 1972 | Munich |
| 11"04 | Inge Helten | République fédérale allemande | 13 juin 1976 | Fürth |
| 11"01 | Annegret Richter | République démocratique allemande | 25 juillet 1976 | Montréal |
| 10"88 | Marlies Oelsner-Göhr | République démocratique allemande | 1 juillet 1977 | Dresde |
| 10"81 | Marlies Göhr | République démocratique allemande | 8 juin 1983 | Berlin |
| 10"79 | Evelyn Ashford | États-Unis | 3 juillet 1983 | Colorado Springs |
| 10"76 | Evelyn Ashford | États-Unis | 22 août 1984 | Zurich |
| 10"61 | Florence Griffith-Joyner | États-Unis | 16 juillet 1988 | Indianapolis |
| 10"49 | Florence Griffith-Joyner | États-Unis | 17 juillet 1988 | Indianapolis |


