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Le réflexe d'extension ou réflexe myotatique, ou encore plus communément, réflexe ostéo-tendineux est un réflexe monosynaptique d'étirement. Il est recherché systématiquement par le médecin au cours de l'examen neurologique.
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Dans le cas du réflexe rotulien, un léger coup sur la rotule provoque une afférence de milliers de potentiels d'action (PA) sur les dendrites du neurone en T qui entourent le fuseau neuromusculaire, récepteur sensible à l'étirement musculaire, du muscle extenseur. Il ne faut pas voir les réflexes en termes d'un seul neurone sensitif, il y a des rangées de cellules en T dont l'organisation des dendrites forme des fibres, plusieurs fibres forment un nerf. La cellule en T du ganglion rachidien est une fausse unipolaire. Elle possède néanmoins une assez longue terminaison dendritique.
Le réflexe d'extension (ou réflexe myotatique) est dit monosynaptique car il n'y a qu'une seule synapse entre le neurone sensitif,en T, et le neurone moteur, relié au muscle extenseur.
Le message arrive sous forme de milliers de PA par l'axone de la cellule en T (l'étape d'après) qui forme un arc monosynaptique avec le motoneurone excitateur et bien sûr par sa collatérale également pour rencontrer un interneurone inhibant le muscle fléchisseur.
L'exitation des motoneurones innervant un muscle donné s'accompagne toujours de l'inhibition des motoneurones innervant le muscle antagoniste.
Enfin le motoneurone transmet l'information par l'intermédiaire de milliers de PA au muscle extenseur qui se contracte. Le rôle du motoneurone inhibiteur est de ne transmettre aucun PA au muscle fléchisseur ainsi il ne se contractera pas.
Le réflexe ne concerne que la moelle épinière, mais il est inhibé partiellement par des afférences hautes (d'origine cérébrale).
Bien sûr il y a des voies ascendantes pour transmettre la sensation de douleur au cerveau grâce à plusieurs neuromédiateurs se fixant sur des nocicepteurs entre autres. Mais le réflexe en lui-même n'a pas besoin de la sensation pour réagir. Le rôle de la sensation est d'intéragir avec la volonté lorsque par exemple on ne veut pas fléchir la jambe pour observer ce qui se passe sur un électromyogramme (myo désigne le muscle en grec). Dans ce cas il y a inhibition volontaire du muscle extenseur.
En résumé : un étirement transitoire et bref d'un tendon entraîne la contraction involontaire du muscle correspondant. Ce réflexe nécessite l'intégrité d'un circuit neuronal allant du tendon jusqu'à la moelle épinière et de cette dernière jusqu'au muscle.

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