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Le processus de Bologne, à la base de la réforme LMD en France, est un engagement pour harmoniser au niveau européen les cursus universitaires, à travers le système de licence, master et doctorat.
Le 25 mai 1998, les quatre ministres en charge de l'enseignement supérieur d'Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d'Italie se retrouvent lors d'un colloque à la Sorbonne pour lancer un appel à la construction d'un espace européen de l'enseignement supérieur. Lancé à l'initiative du ministre français de l'éducation (Claude Allègre), le processus a pour objectif de favoriser les échanges universitaires (étudiants, enseignants et chercheurs) et de faire converger les systèmes universitaires vers des niveaux de référence communs (licence, mastère, doctorat). L'initiative est progressivement reprise et développée par la plupart des gouvernements et des universités européens.
Lors du colloque de Bologne en juin 1999, 29 pays signent le texte qui en ressort. Suite à la rencontre des universités de Salamanque en mars 2001 et à la conférence de Prague en mai 2001, 34 pays s'engagent dans le processus.
Chaque système universitaire s'intégre dans le processus selon des modalités qu'il choisit librement.
Ainsi, en France, les gouvernements successifs depuis 1998 choisissent de transformer progressivement les cursus universitaires à travers ce que l'on appelle la réforme LMD.
Cette réforme présente une double transformation :
Malgré le passage progressif et volontaire des universités dans le nouveau système, la réforme suscite dans une partie de la communauté universitaire certaines inquiétudes, notamment liées :


