Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Chine


Cette page contient des caractères chinois en graphie traditionnelle ou simplifiée ainsi que leur transcription en pinyin. Voyez l'aide sur Unicode ou testez votre navigateur si l'affichage est incohérent..

La Chine (中国/中國 Zhōngguó, litt. « Pays du Milieu ») est un pays d'Asie, le quatrième pays en superficie au monde. La Chine a une frontière commune avec 14 pays : l'Afghanistan, le Bhoutan, le Myanmar, l'Inde, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Laos, la Mongolie, le Népal, la Corée du Nord, le Pakistan, la Russie, le Tadjikistan et le Viêt Nam. Avec une population supérieure à 1,3 milliard d'habitants, c'est le pays le plus peuplé au monde.

Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kai-check et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1919 par Sun Ya-tsen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing.

Le statut de Taiwan et de la République de Chine en exil sur cette île ne fait pas l'objet d'un consensus. Cet article traite essentiellement de la République Populaire de Chine (ou RPC), pour ses parties politiques. Depuis 1949, Pékin considère Taiwan comme une province et souhaite imposer le principe d'« une seule Chine » à ses partenaires économiques et diplomatiques. D'autre part, la République de Chine basée à Taiwan souhaite que sa légitimité soit reconnue et une partie de la population de l'île cherche à acquérir une indépendance en droit, tenant compte de l'indépendance de fait vis-à-vis du gouvernement de Pékin. Une tension diplomatique et militaire constante entre les deux rives du détroit de Formose (ancien nom européen de Taiwan), des problèmes de droit international, une quasi-identité ethnico-culturelle auxquels s'ajoutent des enjeux économiques importants, font que le problème de Taiwan est un des points de géopolitique les plus délicats de l'époque contemporaine. Voir l'article Taiwan pour une discussion plus approfondie.


中华人民共和国
Zhōng huá rén mín gòng hé guó
Image:China flag medium.png Image:China_coa.png
(Détails)
Devise nationale : Compter sur ses propres forces
Ethnie les Hans
         (96 % et une cinquantaine de minorités)
Langue officielle Mandarin
Capitale Pékin
Président Hu Jintao
Premier ministre Wen Jiabao
Superficie
 - Total
 - % eau
Classé 4e
9 596 960 km²
2,8 %
Population


 - Total (2000)
 - Densité

Classé 1er


1 273 111 290 hab.
129 hab./km²

Établissement


 - Date

Guerre civile chinoise


1er octobre 1949

Monnaie Renminbi
Fuseau horaire UTC +8
Hymne national La Marche des Volontaires
Domaine Internet .CN
Indicatif téléphonique 86


Sommaire

Présentation

La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532)

La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XXe siècle, de nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution Culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine.

Géographiquement, la Chine a acquis depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est marquée par des mouvements de désintégration suivis d'unifications, selon des cycles de longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties, entrecoupées de périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remontrer aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations et qui irrigue toute l'activité intellectuelle depuis Confucius. Sur la pensée de ce Maître éducateur et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le Confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont suivis sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le Taoïsme, le Bouddhisme, le Néo-confucianisme et jusqu'au Marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est pas toujours isolée du reste du monde.

La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et repoussante, souvent obscure et incomprise, échappant à la description et à l'analyse, et elle fait encore trop souvent office de miroir fantasmatique des craintes ou des espoirs des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.

Noms

Les Chinois ont plusieurs noms pour désigner leur pays.

Le plus utilisé aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé tchonn-kuo). 中 (Zhong) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guo) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guo en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Certains sinologues pensent que 中国 désignait au départ seulement un certain nombre de royaumes centraux dans la vaste confédération chinoise de l'antiquité et que son sens à été étendu pour désigner la Chine dans son intégralité.

Le caractère 华 (Huá, 華 en graphie traditionnelle), qui signifie magnifique, est souvent utilisé dans les noms propres pour désigner la Chine.

Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre.

Les mots Chine et Sino- proviendraient du nom chinois 秦 (Qín) de la dynastie Qin. Ce dernier serait passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie avant d'atteindre finalement l'Europe.

Durant les guerres sino-japonaises, la Chine était appelée Shina (支那), un terme réducteur japonais pour désigner la Chine. En chinois, 支那 est seulement utilisé pour faire référence aux autres territoires envahis par le Japon, comme pour Indochine (印度支那).

La Chine est appelée Cathay par Marco Polo, nom qui vient de Kithan / Kitat, les fondateurs du royaume chinois de Liao. Diogo Barbosa (1516) et Garcia de Orta (1563) mentionnent le mot Chine.

La Chine est parfois appelée l'Empire du Milieu ou le Céleste Empire dans les ouvrages littéraires anciens en Occident.

Histoire

Articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine

La Chine correspond a un des foyers majeurs de civilisation, et elle est devenue dès la première dynastie des Qin une vaste zone politiquement et linguistiquement relativement unifiée, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.

Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chef de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'entièreté du pays, les Chinois considéraient qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et il pouvait fonder une nouvelle dynastie. La Chine a aussi connu deux dynasties étrangères : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.

Les dynasties chinoises qui ont réussi à stabiliser le pays pendant de longues périodes de paix sont celles des Han, des Tang, des Song, des Ming et des Qing. Elles ne correspondent pas forcément aux périodes les plus fertiles de la créativité chinoise mais, à l'exception de la dernière (les Qing mandchous), elles correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche des États du monde.

Même pendant les périodes d'unité, la Chine a toujours consisté en un tissu de cultures très diverses, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité peut être attribuée en grande partie à une particularité de l'écriture chinoise : relatrivement détachée de la phonétique, elle permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.

Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing a choisi de se fermer à l'influence étrangère (ce qui n'était pas le cas sous les autres dynasties, en particulier celle des Tang), et on peut considérer que de cette décision date son déclin économique et technologique. Pendant le XXe siècle, elle a été soumise à une très forte pression des puissances économiques, militaires et coloniales occidentales. Contrainte par la force des armes d'accepter les Traités inégaux, qui donnaient aux étrangers des droits d'implantation et de commerce à l'intérieur du pays, elle s'est vue découpée en zones d'influences allemande (dans le Shandong), française (au Yunnan) ou anglaise (ailleurs). En 1911, l'empire est aboli sous la pression des intellectuels et hommes politiques progressistes, et la république est proclamée en 1919. Suit une période d'incertitudes et de chaos, puis l'unité nationale est retrouvée contre l'envahisseur japonais. Le Japon défait par les Alliés, la Chine se divise à nouveau, principalement entre les partisans communistes de Mao Zedong et le parti nationaliste de Tchiang-kai-chek (le Kuomintang). L'armée rouge, après les déboires de la Longue marche, finit par repousser les nationalistes à la mer, et ceux-ci se replient sur l'île de Taïwan. Mao Zedong proclame la République populaire de Chine en 1949 sur la place Tian'anmen.

Pendant la seconde moitié du XXe siècle, la Chine continentale est dirigée par le Parti Communiste Chinois. Sous l'impulsion de Mao Zedong, des grands mouvements seront lancés, comme le Grand bond en avant ou la Révolution Culturelle, dont les conséquences sur le peuple chinois sont controversées. La position officielle chinoise reconnaît que le Grand bond en avant a eu des conséquences néfastes sur certaines parties de la population, et certains analystes considèrent que cette tentative de « rattraper l'Angleterre industrielle en dix ans » a été un des rares épisodes, sinon le seul, ou cette terre chinoise profondément agricole et fertile a été délaissée au point de ne plus pouvoir nourrir ses « enfants » : de 1959 à 1961, le Grand bond en avant fit, selon les estimations, entre 20 et 43 millions de victimes.

Le Parti Communiste a officiellement reconnu que la Révolution Culturelle était une erreur de Mao, que le culte de la personnalité qui l'a accompagné a été exagéré, et que le pays a été plongé dans le chaos et l'anarchie. Lors de cette quasi-guerre civile, la culture chinoise classique est mise au pilori et les influences occidentales sont condamnées. Des intellectuels sont torturés ou envoyés dans les « camps de rééducation par le travail » (les laogai), de nombreux temples sont brûlés, des monuments sont pillés par les Gardes Rouges, ces jeunes fanatisés et embrigadés dans le culte de la « pensée Mao Zedong ». La lutte des factions, matée ensuite par l'armée, aurait entraîné la mort de plus de 5 millions de Chinois.

Des observateurs comme Simon Leys (dans son ouvrage Ombres chinoises, 1974) ont très tôt alerté les consciences sur ce drame humain, mais les intellectuels occidentaux (en particulier français) qui ont défendu le maoïsme et la Révolution culturelle à cette époque ont été nombreux.

Après la mort de Mao, la Chine est restée nominalement communiste, mais, sous l'impulsion en particulier de Deng Xiaoping, elle a graduellement évolué vers une économie plus libre, dite « socialiste de marché », permettant le déploiement de l'activité commerciale et industrielle chinoise, qui en font aujourd'hui l'« usine du monde » et une puissance émergeante dont le taux de croissance s'approche régulièrement des 10 %.

Voir aussi : Chronologie de la Chine

Politique

Article détaillé : Politique de la Chine

La Chine est une république populaire dont les institutions et le fonctionnement administratif ont été fortement inspirés par ceux de l'URSS et des autres pays soviétiques. Cependant le communisme chinois est aussi imprégné de la spécificité chinoise. Sa principale différence historique peut se voir dans son remplacement, dans la théorie marxiste de la lutte des classes, de la classe ouvrière par la classe paysanne, comme moteur principal de la révolution.

La vie politique chinoise est aujourd'hui encore centrée sur le Parti communiste chinois et son régime peut être qualifié de « démocratie populaire à parti unique ». Dans la mesure où le pays ne connaît pas d'élections nationales, il est difficile de savoir si la population soutient ou non le gouvernement et le Parti. Des entrepreneurs ou des personnalités civiles ont été récemment intégrés dans les mécanismes de décision mais ceux-ci restent peu transparents aux observateurs extérieurs. Des entorses aux Droits de l'Homme et une censure exercée à l'encontre des média sont souvent dénoncés par les associations. Ainsi selon le rapport annuel de RSF publié le 26 octobre 2004, la liberté de la presse n'est pas respectée en Chine, qui se trouve en 162e position sur 167.

Des mouvements pro-démocratiques comme le Mouvement Démocratique Chinois cherchent actuellement à promouvoir des réformes politiques accompagnant les réformes économiques en cours. De même, des dissidents politiques en exil dénoncent l'opacité du gouvernement et l'arbitraire des décisions du Parti. En 1989, les événements de la place Tiananmen, des manifestations populaires durement réprimées par l'armée, ont été perçus comme un recul en arrière et une rigidification politique par de nombreux observateurs.

Aujourd'hui cependant, le nouveau poids économique, diplomatique et culturel de la Chine dans le monde, son entrée récente dans l'Organisation Mondiale du commerce, l'augmentation sensible du niveau de vie et l'ouverture au monde font que la forme et les motifs des critiques occidentaux ont changé. Ces critiques sont relativement mal perçues par la plupart des chinois, qui y voient, non sans raison, le signe d'une incompréhension de la réalité chinoise et d'une ingérence malvenue, voire un reste de complexe de supériorité coloniale, quand ce n'est pas tout simplement une carte de plus jouée sur la table des négociations sino-américaines. Cependant le gouvernement central semble près à certaines concessions et souhaite que le pays acquière une respectabilité internationale, d'accord sur ce point avec les Chinois eux-même, qui ressentent généralement une grande fierté d'être membre d'un peuple à l'histoire si riche et à la culture si fertile. Pour les observateurs optimistes, la question des réformes politiques est devenue une simple question de temps, celles-ci ne pouvant que suivre les réformes économiques et l'ouverture. Pour d'autres, plus pessimistes, l'évolution politique chinoise est essentiellement cosmétique et seule une nouvelle révolution serait capable de faire entrer la Chine dans la démocratie, préalable à une véritable expansion économique partagée. Il est difficile de recueillir l'avis du peuple chinois lui-même sur ces questions délicates, mais il semble que ceux qui souhaitent de nouveaux bouleversements en profondeur sont très peu nombreux, tant que l'essort économique permet à chacun de tenter sa chance et qu'un minimum de liberté individuelle est préservé.

Provinces & Regions

Carte administrative de la Chine
Agrandir
Carte administrative de la Chine

Article détaillé : Les Provinces de Chine

La Chine continentale a 23 provinces (省), si l'on compte Taiwan comme le fait la RPC (voir l'article sur Taiwan pour plus d'information). En plus des provinces, il y a 5 régions autonomes (自治区) où vivent un important pourcentage de plusieurs minorités nationales ; 4 municipalités (直辖市) pour les plus grandes villes de Chine et 2 régions administratives spéciales (RAS) (特别行政区).



Provinces

Régions autonomes


Municipalités


Régions administratives spéciales


Géographie

Article détaillé : Géographie de la Chine

Carte générale de la Chine
Agrandir
Carte générale de la Chine

La Chine est le troisième pays du monde en superficie (après la Russie et le Canada) et possède une grande variété de climats et de paysages. À l'est, le long des rives de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale se trouvent de vastes plaines alluviales très densement peuplées ; les rives de la mer de Chine méridionale sont plus montagneuses et la Chine du sud est dominée par des zones vallonnées et des chaînes de montagnes de faible altitude. Dans le centre-est se trouvent les deltas des deux principaux fleuves de Chine, le Huang He et le Chang Jiang. Parmi les autres rivières importantes, on compte le Xi Jiang, le Mékong, le Brahmapoutre et l'Amour.

A l'ouest, d'importantes chaînes montagneuses, notamment l'Himalaya avec le point le plus élevé de Chine (et du monde), le mont Everest, ainsi que de hauts plateaux supportant des paysages très arides comme les déserts du Takla-Makan et le désert de Gobi. En raison d'une sécheresse prolongée, ainsi peut-être qu'à de mauvaises pratiques agricoles, des tempêtes de poussière sont désormais communes durant le printemps en Chine. Selon l'Agence chinoise de protection de l'environnement, le désert de Gobi s'est étendu et est une source majeure des tempêtes de poussière qui affectent la Chine ainsi que d'autres parties du nord-est asiatique, comme la Corée et le Japon. [1]

Voir aussi : Villes de Chine

Économie

Article détaillé : Économie de la Chine

À partir de la fin 1978 le gouvernement chinois a engagé des réformes pour passer d'une économie planifiée de type soviétique à une économie dite « socialiste de marché », dans laquelle la liberté d'entreprise est encadrée par le parti communiste. Par exemple, les autorités ont instauré un système de responsabilité par foyer dans le domaine de l'agriculture pour remplacer l'ancienne collectivisation, elles ont accru l'autorité des officiels locaux et des dirigeants d'usines dans l'industrie, permis une grande variété d'entreprises de petite taille dans les domaines des services et de l'industrie légère, et ouvert l'économie à un nombre accru de commerces extérieurs et d'investissements étrangers. La conséquence a été une transformation d'une économie de commande en un système d'économie mixte original.

Le gouvernement a mis l'accent sur l'augmentation des revenus des individus et la consommation, et a introduit de nouveaux systèmes de gestion pour soutenir la croissance de la productivité. Le gouvernement s'est également concentré sur le commerce extérieur en tant que moteur de croissance économique. À cette fin, il a créé plus de 2 000 zones économiques spéciales (ZES) où les lois relatives aux investissements sont assouplies afin d'attirer des capitaux étrangers. Le résultat a été le quadruplement du PNB depuis 1978. En 1999, avec ses 1,25 milliard d'habitants et un PNB de seulement 3 800 $ par habitant, la Chine est devenue la sixième puissance économique au monde en termes de taux de change et la seconde après les États-Unis en termes de pouvoir d'achat. De plus, la Chine est entrée dans l'OMC en 2002. La Chine fait également partie de l'Asia Pacific Economic Cooperation (APEC).

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Chine

La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de Chinois (Général de Gaulle)

C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Hangzhou connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque. Aujourd'hui, avec plus de 1,3 milliard d'habitants, le « continent chinois » est le plus peuplé du monde, et une pression démographique se fait sentir dans de nombreux secteurs.

Le gouvernement, conscient des risques et souhaitant limiter la croissance de sa population, a choisi une solution limitant les familles urbaines à un enfant unique (les minorités ethniques telles que les Tibétains étant exemptées), et les familles rurales à deux enfants lorsque le premier est une fille. Selon certaines sources, de nombreux cas d'avortement sélectif (en fonction du sexe de l'enfant) et d'abandon d'enfant ont lieu dans les zones rurales afin de s'assurer que le deuxième enfant est un garçon. La conséquence est un ratio de 115 garçons nés pour 100 filles, ce qui est largement différent du ratio naturel, mais qui est comparable au ratio de la Corée du Sud. Le gouvernement chinois tente de limiter le problème en insistant sur la valeur de la femme et a même interdit aux praticiens médicaux d'annoncer aux parents le sexe du bébé qu'ils attendent.

La Chine a deux problèmes de santé publique émergeants : une épidémie de sida émergente et des centaines de millions de fumeurs de cigarettes. L'épidémie de sida, en plus des voies classiques de propagation, a été accentuée par le manque de propreté lors de collectes de sang pratiquées dans certaines zones rurales. Selon le ministère chinois de la santé, plus d'un million de Chinois seraient infectés par le virus du SIDA (2002). Le problème du tabac est compliqué en raison de la concentration de la plupart des ventes de cigarettes par un monopole d'État. Le gouvernement, disposant de ressources limitées et dépendant des revenus du tabac, semble lent à réagir à ces deux problèmes.

L'hépatite B est endémique en Chine, la majorité de la population contractant la maladie à terme, avec 10 % sérieusement affectée. Cela cause fréquemment des problèmes de foie et des cancers du foie, une cause commune de mortalité en Chine. Un programme lancé en 2002 va tenter de vacciner sur les 5 prochaines années tous les nouveau-nés de Chine.

Culture

Littérature et autres ouvrages

Fêtes et jours fériés


Fêtes (节日, Jiérì) et jours fériés
Jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an 元旦 yuan dan Férié
1er jour du 1er mois lunaire Festival de Printemps (Nouvel An chinois) 春节 chun jie Basé sur le calendrier chinois
1er mai Fête du travail 劳动节 lao dong jie
4 mai Fête de la jeunesse 青年节 qing nian jie Commémoration du Mouvement du Quatre Mai
1er juillet Fondation du Parti Communiste chinois 建党节 jian dang jie Formation du 1er Congrès national le 1er juillet 1921
1er août Jour de l'armée 建军节 jian jun jie Soulèvement de Nanchang (南昌起义)
le 1er août 1927
1er octobre Fête nationale 国庆节 guo qing jie Fondation de la RPC le 1er octobre 1949
Fêtes traditionnelles
15e jour du 1er mois lunaire Fête des lanternes 元宵节 Basé sur le calendrier chinois
Début avril Qīngmíng, Lumière Pure 清明节 Qīngmīngjié voir calendrier chinois.

Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour pour porter le respect aux morts

5e jour du 5e mois lunaire Festival des bateaux dragons (Fête du dragon) 端午节 Basé sur le calendrier chinois
15e jour du 7e mois lunaire Fête des fantômes affamés 中元节 zhōngyuánjié Basé sur le calendrier chinois
15e jour du 8e mois lunaire Festival de la mi-automne (Fête de la lune) 中秋节 zhōngqiūujié Basé sur le calendrier chinois
9e jour du 9e mois lunaire Fête de double neuf 重阳节 Basé sur le calendrier chinois


Voir aussi

Militaire

Nombre de soldats professionnels : 12 494 201 millions (2004 est.)

Réservistes : 208 143 352 millions (2004)

Liens externes


Liste des pays du monde  |  Asie


60px Cet article a été défini comme article de qualité faisant honneur à l'encyclopédie Wikipédia libre, universelle et gratuite. Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et dans la liste des articles de qualité.


This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia