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Résistance


Note : pour la résistance électrique ou résistor, voir Résistance électrique.


Le terme Résistance désigne tout mouvement qui lutte contre un occupant, un gouvernement autoritaire, un chef malveillant, par des moyens légaux ou illégaux. Elle peut donc être une partie d'une guerre interétatique, d'une guerre civile, d'une guerre de décolonisation ou d'une révolution. Cela peut se faire de manière armée, violente, mais aussi par des stratagèmes pacifiques.

Ceux qui luttent ainsi contre le pouvoir en place sont souvent appelés résistants par la population qui les soutient, et terroristes par ceux contre lesquels ils luttent. Toutefois le mot de résistant est plus volontiers employé envers ceux qui visent des cibles militaires ou des biens servant aux troupes d'occupation, et celui de terroriste à ceux qui visent des civils, surtout non parties prenantes dans le conflit.

Sommaire

La Résistance en France sous l'Occupation

La résistance aux Allemands et à la Milice

La Résistance fut un mouvement mis en place durant la Seconde Guerre mondiale pour lutter, en France, contre le Gouvernement de Vichy et contre l'invasion nazie. Le premier résistant fusillé fut le polytechnicien Honoré d'Estienne d'Orves le 29 août 1940. Quelques d'hommes et de femmes au début, puis quelques milliers par la suite, prirent les armes et s'ingénièrent à saboter ponts, lignes de chemins de fer et autres, à lutter contre la Gestapo, à préparer des évasions de prisonniers. Avec l'appui de l'extérieur (De Gaulle avec son appel du 18 Juin depuis Londres pour former les Forces françaises libres), elle se structure dans le pays à partir de 1941 sous l'influence du préfet Jean Moulin. En 1943, l'« Organisation » est un peu plus solide, et surtout, tous les réseaux ont été unifiés politiquement, mais elle vit toujours cachée, parfois dans les maquis (maquis du Vercors principalement). La résistance doit affronter non seulement les Allemands, mais aussi leurs collaborateurs, comme la Milice de Darnand qui se spécialise, entre autre, dans la lutte contre les Maquis.

À la Libération, en 1945, beaucoup de Français se sont déclarés Résistants alors qu'on estime que la proportion de résistants avant 1944 était du même ordre que celles des collaborateurs, à savoir moins d'une personne sur vingt. La Résistance fut ensuite instrumentalisée par la République retrouvée et la sphère politique pour opérer une certaine « réunification nationale » après les traumatismes de la guerre et la lâcheté du Gouvernement de Vichy. Des films furent tournés pour y aider, comme La bataille du rail ou Le père tranquille.

La résistance aux autorités de Vichy

La collaboration des autorités de Vichy avec l'occupant préconisée officiellement, à la radio, le 30 octobre 1940, par le Marechal lui-même, est un fait avèré. Elle ne s'exerçait pas seulement par une aide directe à l'ennemi, comme la livraison, par les services de Weygand, de plus d'un millier de véhicules de l'armée d'armistice à l'Afrika Korps de Rommel, ou comme la transmission par le 2ème bureau de la Marine française à la Kriegsmarine allemande des renseignements obtenus sur les forces alliées. Cette collaboration se traduisait aussi par une chasse trés active aux résistants menée par toutes les forces de l'ordre françaises, et notamment par le 2ème Bureau de la Marine et celui de l'Armée de Terre. Cette chasse avait parfois abouti à de lourdes condamnations des tribunaux militaires, notamment par celui d'Oran qui avait condamné à mort comme déserteurs et fait exécuter des marins qui cherchaient seulement à rejoindre Gibraltar pour continuer à se battre. Des camps de concentration, soumis à un régime trés lourd, avaient été établis dans le sud algérien et marocain, ou avaient été internés des détenus condamnés pour activités patriotiques.

Par conséquent, il était naturel que cette collaboration suscite une résistance de la part des Français qui voulaient soutenir la cause alliée.

C'est ainsi que l'un des plus beaux faits d'armes de la résistance française a été réalisé à Alger le 8 novembre 1942 à Alger, où il a permis le succès de l'Opération Torch, c’est-à-dire du débarquement allié en Afrique du Nord: En exécution d'accords passés secrètement à Cherchell entre la résistance algéroise et le commandement allié, le 23 octobre 1942, 400 résistants mal armés ont neutralisé, à eux seuls, les batteries cotières de Cherchell et le XIXème corps d'armée d'Alger pendant une quinzaine d'heures. Ils avaient pour celà occupé, pendant la nuit du 7 au 8 novembre, presque tous les points stratégiques, et réussi à arrêter le général Juin commandant en chef, ainsi que l'Amiral Darlan, inopinément présent à Alger cette nuit là. Ainsi grace à ces résistants, qui ont empêché la garnison vichyste de se mobiliser, les forces alliées ont-elles pu débarquer sans rencontrer de résistance, encercler Alger et en obtenir la reddition le jour même. (voir l'article intitulé La réussite de l'opération Torch.) En revanche, à Oran et au Maroc, où la résistance avait échoué, les forces de Vichy ont livré un combat sanglant aux Anglo-américains, et les ont tenus en échec pendant 3 jours. Ils n'ont finalement cessé le feu que le 10 novembre, sur l'ordre de leurs supérieurs Darlan et Juin, prisonniers des alliés, qui, aprés avoir refusé de donner cet ordre pendant plusieurs jours ont finalement cédé aux violentes menaces du général américain Clark. Comme, à l'heure où les généraux de Vichy tiraient sur les alliés, à Oran et au Maroc, ils livraient la Tunisie aux Allemands sans un coup de feu, forc est de constater que leur attitude n'était pas dictée par leur respect des conventions d'armistice, mais par un réflexe collaborationniste.

Si donc la résistance n'avait pas réussi à Alger, le 8 novembre 1942, le débarquement allié y aurait échoué, et les Allemands au lieu de se contenter d'occuper la Tunisie, auraient pu accourir au Maroc et occuper toute l'Afrique du Nord. Quant à l'armée d'Afrique elle serait bien rentrée en guerre, mais dans le mauvais camp.

Rarement un acte de résistance aura eu un tel impact. Pourtant cet évènement a été largement occulté, car il était douloureux pour les généraux de Vichy et leurs admirateurs d'admettre que l'une des grandes victoires de la guerre a été gagnée par des civils qui ont arrêté des généraux au bon moment et au bon endroit.

Recrutement de la Résistance en France

Les ralliements à la Résistance ont connu plusieurs causes successives dans le temps. Dans les premiers mois après l'armistice, peu de personnes se lancent dans la Résistance, qui semble vaine. Le parti communiste ne bouge pas, en raison du pacte germano-soviétique signé entre Staline et Hitler le 23 août 1939. Les seuls à vouloir continuer le combat sont des militaires, quelques nobles, des nationalistes ardents, et des républicains convaincus. Parmi ces derniers, nombre d'étrangers, venus en France car persécutés dans leur pays : Républicains espagnols, Juifs d'Europe centrale et orientale, Arméniens, qui par amour de la liberté et de la France s'engagent dans la Résistance.

L'occupant les stigmatise dans la fameuse Affiche rouge. Tous sont idéalistes, quelques-uns sont des rêveurs (comme des lycéens de Paris). On retrouve donc des résistants de la première heure dans toutes les classes sociales, dans toutes les régions (mais plus souvent dans les régions boisées ou de maquis) ; les communistes les rejoignent à partir du 22 juin 1941, moment de la rupture du pacte germano-soviétique, Hitler envahissant l'URSS.

Les communistes deviennent alors des dangers potentiels pour l'occupant, et sont pourchassés. La Résistance voit à ce moment ses effectifs augmenter en masse. Cet afflux est de plus facile à gérer, car le PCF était déjà fortement organisé et structuré, avec organes de presse, réseau, trésor de guerre.

Une autre source de volontaires sont les réfractaires au STO. Le STO voit partir Georges Brassens (qui déserta lors d'une permission sans s'engager dans la Résistance), François Cavanna (qui resta prisonnier), Georges Marchais, qui n'étaient pas encore connus à l'époque.

Le mouvement de Résistance s'est évidemment développé un peu partout et selon des modalités différentes en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale.

Quelques personnalités de la Résistance



Quelques réseaux de résistance

Voir aussi



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