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Responsabilité pénale en France


La responsabilité pénale est le fait pour une personne d'avoir a répondre d'une infraction et d'encourir une sanction prévu pour celle-ci. Cela englobe trois grand aspect:

Sommaire

La participation

L'auteur et le coauteur

Le complice

La complicité peut être défini comme une entente temporaire, momentanée entre des individus qui vont commettre ou tenter de commettre une ou plusieurs infractions. Plus simplement le complice est celui qui a participé a l'acte sans prendre part aux éléments constitutif de l'infraction. Comme pour l'infraction la complicité répond a des éléments matériel et moraux ainsi qu'a un élément légal:

Élément matériel

le législateur a défini précisément et de façon limitative les comportements pouvant être incriminés au titre de la complicité:

De plus quelle que soit la méthode utilisée il faut qu'elle soit suffisamment suggestive, individuelle et directe. Le simple conseil ou la simple suggestion ne saurait donc être condamnés. Par ailleurs cette incitation doit être suivie d'effet, si le meurtre est commis deux ans après et pour d'autre raison cette incitation ne pourrait non plus être condamnée.

Le législateur a aussi défini un certain nombre de cas ou la complicité n'était pas punissable:

Élément moral

L'élément matériel ne pourrait être le seul critère, cela engendrerait un climat de suspicion préjudiciable à la vie en société. C'est pour cela que ne peut être complice qu'une personne qui agit en connaissance de cause. Il faut que le complice soit au courant du but de celui qu'il aide et qu'il adhère à son projet. En outre si le projet qui a été présenté au complice diffère de celui effectivement réalisé, seule sera pris en compte vis a vis du complice le projet qu'il connaissait. Ainsi s'il prête une arme destinée à impressionner et non à tuer, il ne pourra être tenu responsable du meurtre, il faut pour cela aussi que la différence entre le projet et la réalité soit sensible, ainsi si le projet parlait d'un simple vol et qu'en fait c'est un vol avec effraction la sanction prendra en compte le vol avec effraction. Normalement il ne peut y avoir complicité pour une infraction non intentionnelle mais dans certain cas, en particulier les fautes d'imprudence, par exemple en incitant a brûler un feu rouge ou a conduire en état d'ivresse, la complicité peut être retenu.

Élément légal

Le droit pénal contrairement au droit civil, laisse très peu de liberté d'interprétation au juge et le législateur doit prévoir ce a quoi répondait légalement un acte de complicité et notamment la théorie de l'emprunt de criminalité:

En procédure, le délai de prescription court a partir du même jour que pour l'auteur principal, le retrait de plainte par une victime met fin aux poursuites contre le complice aussi. Une amnistie réelle de l'infraction bénéficie la aussi au complice.

Une autre question est de savoir si la complicité de complicité est condamnable, les textes ne précise rien la dessus et la jurisprudence est plutôt sévère. Celle-ci condamne généralement la complicité jusqu'au troisième degré.

En outre, s'il faut que l'infraction soit punissable pour que la complicité le soit, il ne faut pas nécessairement que l'infraction soit punie. La condamnation du complice n'est pas lié a la sanction de l'auteur principal. Ainsi si l'auteur principal n'est pas poursuivi pour cause de démence le complice sera toujours lui passible de poursuite, de même si l'auteur principal est mort entre temps ou s'il n'a pu être arrêté.

Sanction encourue

Le principe est que le complice encourt les mêmes peines que l'auteur principal. L'ancien code pénal prévoyait qu'il soit condamné comme celui-ci. Dans le nouveau, il est prévu condamnable comme un auteur, donc comme s'il avait agi en tant qu'auteur mais pas forcement la même peine que l'auteur réel. De plus il faut qu'il ait pu commettre l'infraction pour qu'il puisse être condamné comme un auteur, ainsi une infraction ne pouvant être commise que par un dépositaire de la force publique alors que le complice n'est qu'un simple particulier. De plus désormais les circonstances personnelles pouvant jouer en la faveur ou la défaveur de l'auteur principal ne jouent plus pour le complice alors que les circonstances réelles de l'acte (effraction, port d'arme, provocation...) qui pourraient jouer en la défaveur ou la faveur de l'auteur jouent pour le complice. Les circonstances mixtes (personnelles et réelles) ne doivent normalement plus s'appliquer au complice. Par exemple le complice d'un parricide ne sera puni que comme un meurtrier simple. À contrario le fils complice du meurtre de son père encourra une peine pour parricide alors que l'auteur principal sera puni pour un meurtre simple.

Les personnes physiques sujet de la responsabilité pénale

Cas du mineur

Normalement la qualité de la personne n'influe pas sur sa responsabilité pénale sauf dans le cas ou il est mineur. Cette différenciation se base en parti sur une différence d'appréciation des fautes par l'enfant et par l'adulte. Le mineur bénéficie donc de tribunaux spécifiques mais la procédure elle aussi connaîtra des différences ainsi que bien sur les sanctions qui ne sont pas tout a fait les mêmes. L'art 122-8 du NCP dit: Les mineurs reconnus coupables d'infractions pénales font l'objet de mesures de protection, d'assistance, de surveillance dans les conditions prévue par une loi particulière. Cette loi détermine les conditions dans lesquelles des peines peuvent être prononcées à l'encontre des mineurs de plus de 13 ans.

Historique

Jusqu'en 1912, il n'existe pas de traitement spécifique des mineurs, il est simplement prévu que dans le cas ou une peine est prononcé elle bénéficie de l'excuse de minorité qui réduisait normalement de moitié la peine encourue. La loi du 22 juillet 1912 vient transformer le système avec la mise en place de juridictions spécialisées pour les mineurs ainsi qu'une présomption absolue d'irresponsabilité pour les mineur de moins de 13 ans, sont crées aussi des peines spécial comme la liberté surveillée qui permet de placer le mineur dans une institution contrôlée par un délégué à la liberté surveillée et qui permet donc la rééducation. Vient ensuite l'ordonnance du 2 février 1945 qui sera remaniée a plusieurs reprises mais qui est toujours en vigueur et qui a défini les bases de notre système actuel. Dans ce système c'est la personnalité de l'auteur plus que l'acte lui même qui rentre en compte. C'est un système avant tout préventif qui vise plus a éviter la récidive qu'a sanctionner une faute. Malheureusement dans la pratique les mesure répressives sont plus souvent prononcé que les mesures éducative.

Mise en œuvre de la responsabilité du mineur

En France le mineur de moins de 13 ans bénéficie toujours d'une présomption absolue d'irresponsabilité alors que le mineur de 13 a 18 ans ne bénéficie que d'une présomption relative.

Les personnes morales sujet de la responsabilité pénale



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