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Retraite (sociale)

La retraite, dans le sens social et financier, se caractérise par :

La retraite, historiquement rare et courte créée apparemment par Bismarck au XIXe siècle, se généralise au XXe siècle avec l'allongement de la durée de vie. Devenue perspective probable, elle pose des problèmes particuliers du fait de son horizon inhabituellement lointain (plusieurs dizaines d'années) et donc du caractère hautement spéculatif des conditions dans lesquelles elle pourra s'exercer.

On remet également en cause son financement ancien sur les salaires, puisque la part de ceux-ci ne fait que diminuer dans la valeur ajoutée à mesure que celle-ci, dans une société industrialisée, augmente.

Sommaire

Principe de gestion

Tous les systèmes organisent un transfert de ressources des actifs d'aujourd'hui vers les inactifs (pensionnés de retraite). Ce transfert peut se régler selon de multiples clefs qui sont généralement combinées :

Types de retraites

Plusieurs grands principes de fonctionnement, qui peuvent être combinés, existent :

Ces deux doctrines cohabitent, plus ou moins bien selon la souplesse qu'on laisse aux inévitables variations de population et la gestion politique des intérêts contradictoires des pensionnés et des cotisants. En pratique, c'est une variante de la vente pyramidale, avec ses défauts, et le système génère son propre type de scandale, conduisant par contrecoup à réhabiliter les autres systèmes, y compris la capitalisation.

Au-delà de ces techniques « classiques », on peut remarquer que la France de 1900 avait 8 habitants sur 10 en travail rural, contre 1 sur 20 aujourd'hui, soit une diminution d'effectifs de 16 à 1. Meurt-on pour autant de faim en France ? Non : la production agricole y a même augmenté. Il n'y a donc pas de raison qu'on ne puisse nourrir les travailleurs agricoles à la retraire, et cet exemple montre simplement que ce n'est pas par un prélèvement sur les salaires - salaires appelés éventuellement à décroître encore à terme en cas de forte automatisation - que l'avenir des retraites sera assuré de la façon la plus stable. La situation est encore plus claire pour les mineurs de houille, dont plus un seul actif ne reste aujourd'hui en France. Un substitut possible est le financement sur la valeur ajoutée, que celle-ci soit produite par des hommes ou des machines - voire le tiers monde.

historique (ébauche)

Alors que les sociétés traditionnelles se débrouillent avec leurs vieux selon des modes variés, en Occident des systèmes plus formalisés commencent à apparaître au cours du XVIIIe siècle. Les rois pensionnent leurs vieux serviteurs, notamment soldats (en France : Hôtel des Invalides), la République et les empires confortent ce système.

Au XIXe siècle, la mise en place d'un système généralisé sera la réponse bismarckienne à la « question sociale », réponse imitée et efficace, puisqu'un célèbre anarchiste du début du XXe siècle obtiendra cette réponse d'un ouvrier à sa propagande révolutionnaire :

et ma retraite ?

D'où il déduira que son combat est perdu.

Aujourd'hui (début XXIe siècle), le sentiment dominant est plutôt que tous ces systèmes sont complémentaires, et qu'un bon système doit être mixte pour assurer à la fois la solidarité, la sécurité, la responsabilité et la liberté : une part obligatoire et une part libre, une part collective et une part individuelle. Les débats restent vifs sur la place respective des multiples offres.

Détail des types et organismes de retraite

Voir aussi

Liens externes

Articles d'opinion du mouvement ATTAC :




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