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Révisionnisme au Japon


Au Japon, le courant révisionnisme concerne principalement la réinterprétation de faits de guerre commis par l'Armée Impériale Japonaise durant les années 1930 et 1940 en Asie (guerre sino-japonaise et Seconde Guerre mondiale). Bien qu'il ne s'agisse pas a proprement parler de révisionnisme, certains interprètent comme tel les positions du gouvernement japonais qui ne reconnaît pas officiellement certains faits de guerre, pourtant jugés par la communauté internationale comme crimes de guerre. Dans ce cas, il s'agit plutôt d'occultation, ou au pire, de négationnisme.

Sommaire

Les faits de guerre en question

Les faits de guerre sur lesquels s'exprime le révisionnisme au Japon, sont principalement ceux concernant :

Les sources du révisionnisme

Certains considèrent que l'une des causes du révisionnisme japonais est le manque du travail de mémoire des actes que la communauté internationale désigne comme crimes de guerre du Japon.

Les puissances occupantes (États-Unis en tête) en sont principalement responsables. Bien qu'un procès eut lieu (avec le Tribunal de Tokyo), le fait que certaines personnes ne furent pas poursuivies (comme l'Empereur et les membres de l'Unité 731) et que certains cas furent totalement occultés (comme les femmes de réconfort) fit que les Japonais sentirent que ces tribunaux ne cherchaient que des boucs émissaires.

Une autre cause peut être trouvée dans le fort nationalisme des japonais.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Japonais se sont retrouvés humiliés, ils ont donc fait bloc derrière Hirohito (qui était le seul symbole de leur puissance passée). Les États-Unis voyant que l'Empereur pouvait être un atout pour la stabilisation du pays ont donc décidé de ne pas le poursuivre.

Attitudes du gouvernement et des pays asiatiques face au passé

En 1986,Fujio Masayuki, ministre de l'enseignement de Nakasone avait démissionné après avoir minimisé les crimes commis à Nanking et avoir déclaré que la Corée avait accepté la colonisation japonaise.

Le premier ministre Murayama Tomichii exprima ses regrets en 1995 et fit voter par le parlement une résolution allant dans ce sens.

Les manuels scolaires

En 1982, le ministre de l'éducation avait tenté de remplacer le terme invasion par avance pour décrire les opérations militaires en Asie.

La lutte contre le révisionnisme

L'historien Ienaga Saburo a mené des campagnes de sensibilisation contre le révisionnisme.



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