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Robert Badinter


Robert Badinter né le 30 mars 1928 à Paris est un avocat, essayiste et homme politique français de la gauche modérée, (PS).

Son épouse est l'écrivaine féministe Élisabeth Badinter.

Il est principalement connu pour son combat contre la peine de mort. Peine qu'il a fait abolir en France le 30 septembre 1981 en tant que Ministre de la Justice. Durant son mandat de garde des Sceaux, il a également fait passer de nombreuses lois comme :

Sommaire

Son combat pour l'abolition de la peine de mort

Son combat pour l'abolition de la peine de mort commence véritablement après l'exécution de Roger Bontems le 28 novembre 1972. Pour comprendre l'importance de cette exécution pour Robert Badinter, il faut expliquer les faits qui ont conduit Roger Bontems à la guillotine.

Bontems était le complice de Claude Buffet durant la prise d'otage d'un gardien et d'une infirmière à la centrale de Clairvaux. Durant l'assaut, Buffet égorgea le gardien et l'infirmière. Il a bien été reconnu durant le procès que c'était Buffet qui avait commis les deux meurtres. Mais les jurés décidèrent de les condamner tout les deux à la peine de mort. Le fait de tuer une personne qui n'avait pas tué révolta Robert Badinter. À partir de ce moment-là, il devint un farouche partisan de l'abolition de la peine de mort.

C'est principalement pour cette raison qu'il accepta de défendre Patrick Henry. Durant le mois de janvier 1976, Philippe Bertrand agé de huit ans fut enlevé. Quelques jours plus tard, Patrick Henry fut interpellé par la police. Il désigna lui même le dessous de son lit où se trouvait le petit Philippe, mort, dans une couverture. Ce qui révolta le plus la population française fut le comportement de Henry durant l'enquête avant son interpellation définitive. Quelques jours après l'enlèvement de Phillipe Bertrand, les policiers suspectait déjà Henry, mais faute de preuve, ils durent le relâcher. Il s'exhiba ensuite devant les caméras pour dire à qui voulait l'entendre que les kidnappeurs et les tueurs d'enfants méritaient la mort. Au côté de Robert Bocquillon, Badinter prit la défense de Henry. Mais au lieu de défendre un tueur d'enfant, Badinter fit le procès de la peine de mort. Et il gagna, Henry fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Après un tel verdict, on aurait pu croire qu'aucun tribunal ne prononcerait à nouveau une condamnation à mort en France. Ce ne fut pas le cas. Mais ce verdict permit de lancer un vrai débat. Et un visage fut mis sur les partisans de l'abolition de la peine de mort, celui de Robert Badinter.

Entre l'affaire Patrick Henry et l'abolition de la peine de mort en 1981, trois personnes furent exécutées. Badinter participa activement aux deux campagnes présidentielles de François Mitterrand (celle de 1974 et 1981). Cette fidélité lui permit d'être nommé ministre de la Justice dans le gouvernement de Pierre Mauroy. L'une de ces premières actions a été bien évidemment de proposer un projet de loi visant à abolir la peine de mort en France. Cette loi fut votée le 30 septembre 1981.

Bien que la peine de mort n'existe plus en France et dans toute l'Europe, de nombreux pays continuent de l'appliquer (surtout la Chine). C'est pour cette raison que Robert Badinter continue son combat. Il a été notamment l'un des animateurs du premier Congrès mondial contre la peine de mort qui s'est déroulé à Strasbourg du 21 au 23 juin 2001.

Mandats politiques

Bibliographie

Lien externe



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