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Erwin Rommel

Erwin Rommel
Erwin Rommel

Erwin Johannes Eugen Rommel est né le 15 novembre 1891 à Heidenheim, une petite ville du Wurtemberg assez proche d'Ulm, et mort le 14 octobre 1944 à Herrlingen. Il fut un officier militaire allemand surnommé le Renard de désert (Wüstenfuchs).

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Cet article fait partie de la série
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Il a les mêmes nom et prénom que son père Erwin Rommel, qui est professeur de mathématiques (comme l'était le grand-père du petit Erwin). Sa mère, Helene von Luz, est la fille du président du gouvernement du Wurtemberg, Karl von Luz. Il a une sœur aînée, Hélène, et deux frères cadets, Karl et Gerhard. Dès son plus jeune âge, il aspire à devenir militaire, même si, à 5 ans, ce n'est qu'en commandant à des soldats de plombs.

Sa sœur le décrit comme :

« Un enfant très gentil et docile, qui tenait beaucoup de sa mère. »

S'intéressant à l'histoire, il n'est pas très attentif dans le reste des matières, ce qui lui vaut d'être la tête de Turc du Real Gymnasium d'Aalen (dont son père devient directeur en novembre 1898). Il a également du mal à s'accoutumer à la discipline assez rigide de son pays et du Gymnasium, où elle est plus stricte que dans l'école de sa petite enfance.

À 12 ans, en 1904, le jeune Erwin change radicalement, il se met à travailler dans toutes les matières, dont les mathématiques pour lesquelles il a un réel talent (tout comme son grand-père et son père). Il se met aussi au sport et en particulier au ski, à la course à pied et à la bicyclette. Il ressemble de plus en plus à l'Allemand type du Wurtemberg rigoureux et sportif.

À 13 ans, en 1905, le jeune Rommel se découvre une passion pour l'aviation en compagnie de son camarade August Keitel. Erwin aurait aimé être pilote dès sa scolarité finie, ce que refusa son père.

Carrière jusqu'en 1914

En 1910, il s'engage enfin dans l'armée, comme élève officier, et rejoint le 6e bataillon du 124e régiment d'infanterie, basé à Weingarten où il fait connaissance de Walburga Stemmer une jeune marchande. Ils sont très amoureux et ils ont une fille ensemble, Gertrud Pan en 1913. Face à l'opposition de la famille d'Erwin le couple renonce à se marier. Walburga se suicide après la naissance de Manfred Rommel. Comme tous les élèves officiers du Reich, il doit d'abord servir dans le rang avant de pouvoir suivre les cours de l'école militaire, sa forte endurance impressionnant ses instructeurs à cette occasion. En octobre, il est promu caporal et, dès décembre, est nommé sergent.

Un de ses instructeurs dit de lui :

« Rommel est fait pour commander et conduire des hommes à la guerre. Il est discipliné et ne semble jamais fatigué. Il fera sans aucun doute un officier hors du commun. Son audace en manœuvres a été particulièrement remarquée. »

En mars 1911, Erwin Rommel rejoint enfin l'école militaire de Dantzig. En avril, un ami de l'école militaire lui fait rencontrer sa future femme Lucie Maria Mollin, qui est la fille d'un grand propriétaire terrien de Prusse orientale. Lucie étudie dans le but de devenir professeur de langue. En fin d'année, Rommel réussit ses examens avec des notes légèrement au-dessus de la moyenne, ses résultats ont été très bons aux examens pratiques mais moins bons en théorie, malgré un travail acharné depuis son arrivée à Dantzig pour rattraper son retard.

En janvier 1912, il reçoit son brevet de sous-lieutenant et retourne à son régiment, le 124e régiment d'infanterie. Il y est chargé d'instruire les nouvelles recrues. Il a rapidement une réputation d'ascète du fait qu'il ne fume ni ne boit ; ses camarades officiers le trouvent d'ailleurs trop sérieux pour son âge. Sa vie se partage entre l'entraînement des recrues et les lettres qu'il écrit quotidiennement à sa fiancée Lucie.

Front français

Le 5 mars 1914, il est détaché auprès du 49e régiment d'artillerie de campagne a Ulm. Il y apprend les manœuvres d'artillerie, auxquelles il prend plaisir.

Le 31 juillet, il retourne au 124e régiment d'infanterie où il prend le commandement d'une section de la 7e compagnie et, dès le 1er août, sa compagnie est dotée de son équipement de campagne, dont le célèbre casque à pointe. Le 2 août, le régiment est mobilisé et part pour le front ouest. Le 20 août, Rommel et sa section sont à Meix-le-Tige.

Le 22 août [1] les combats commencent, dès 5 heures du matin, pour le 124e qui rencontre les Français dans le village de Bleid, près de Longwy. Rommel et sa section sont aux avant-postes sur la cote 325 à deux kilomètres de Bleid. Là, il rencontre l'ennemi, dans le brouillard, qui ouvre le feu puis recule. Rommel suit alors avec sa section l'ennemi grâce aux traces que celui-ci laisse derrière lui, en particulier dans un champ de choux. Les Français les mènent aux portes de Bleid, la section se met à l'abri derrière une ferme et Rommel part en reconnaissance avec trois autres soldats. Là, après avoir longé le mur est de la ferme pour rejoindre la route qui mène à Mussy-la-Ville, Rommel surprend un groupe de vingt soldats français sur le bord de la route, qui ne l'ont pas vu venir, ces soldats étant en train de boire un café. Ils font partie de la 5e compagnie du bataillon Laplace, du 101e régiment d'infanterie et sont dirigés par le capitaine Ferraton. Cette compagnie aurait dû se mettre en position à la sortie sud-est de Bleid. Rommel réfléchit et prend rapidement la décision d'attaquer. Avec trois autres soldats, il ouvre le feu, une partie des Français s'écroule mais une autre réussit à s'enfuir et à s'abriter derrière des escaliers et des murets de maisons proches. Rommel, couvert par un tas de bois, a, face à lui, un adversaire à vingt mètres abrité derrière un escalier. Un combat singulier s'engage alors entre les deux hommes qui tirent et vident leurs armes ; Rommel recharge plus rapidement que son adversaire, vise et tire à nouveau. L'ennemi s'écroule.
Rommel donne l'ordre de l'assaut, mais lui et les trois autres sont accueillis par un feu nourri des Français placés derrière les fenêtres d'un bon nombre de maisons. Rommel et ses hommes se retirent alors pour retrouver le reste de la section à la ferme. Rommel hésite, les choix sont simples : soit il reste avec ses hommes cachés à proximité de la ferme en attendant les renforts de sa compagnie, soit il attaque immédiatement. Rommel, toujours audacieux, décide d'attaquer et met au point un plan. Une demi-section prendra d'assaut la ferme où un petit groupe de Français s'est retranché et une autre demi-section tirera en couverture vers les fenêtres d'où venaient les tirs français. Le tir de couverture débute et la demi-section part à l'assaut, enfonce la porte de la grange et y met le feu. Une douzaine de Français prend la fuite, Erwin les aperçoit et, avec deux de ses hommes, fait feu sur eux et les met hors de combat. Rommel et ses hommes abandonnent alors la ferme et prennent la route de Gévimont dans le but de prendre le reste du village d'assaut. En chemin, ils croisent un groupe de Français caché sur le bas côté de la route. Des négociations s'engagent et finalement ce sont plus de cinquante soldats français qui sont faits prisonniers, des 6e et 7e compagnies du 101e régiment d'infanterie français, dont la retraite était coupée par l'arrivée du 123e de grenadiers allemand. La section rejoint le bois de Mat, mais le sous-lieutenant Rommel, épuisé, perd connaissance. Il se réveille alors que son régiment est en pleine débâcle. Un quart des officiers et un septième des soldats du 124e régiment d'infanterie sont morts ou blessés. Malgré tout, le régiment sonne le rassemblement et prend alors la direction du village de Goméry. Peu de temps après, une nouvelle rétablit le moral : les Français se replient. Rommel ne peut se laisser aller à la joie après cette victoire qui lui a coûté deux de ses meilleurs amis. Le régiment passe la nuit à Ruette dans les champs. Voir Erwin Rommel/Anecdotes et citations pour une description par Rommel de cet épisode.

Le 24 septembre, il reçoit sa première blessure alors qu'il se bat seul contre trois soldats français, dans un bois, en Argonne, près de Varennes, poussé une fois de plus par son intrépidité à s'avancer un peu trop. Il est d'ailleurs proposé par son chef de bataillon pour la croix de fer de 2e classe et la reçoit. Début janvier 1915, sa blessure à peine cicatrisée, il retourne dans son régiment sur le front de l'Argonne.

Dès le 29 janvier, il reçoit la croix de fer de 1re classe pour une action d'éclat avec son régiment lui permettant de prendre quatre fortins et une position perdus la veille par les Allemands, en ne perdant que dix hommes. Durant toute cette période, il sème la panique dans les rangs français en s'attaquant à des positions rapidement, avec de faibles détachements, et en repartant aussi vite. En milieu d'année, il est promu lieutenant et subit une seconde blessure à la jambe.

Début octobre 1915, il est affecté au bataillon de montagne du Wurtemberg qui est une unité d'élite en formation à Müssingen, il y dirige une compagnie et l'entraîne dans les montagnes de l'Alberg. Cette unité d'élite comprend plus d'hommes qu'un bataillon normal. En effet, elle est composé de six compagnies de tirailleurs et de six sections de mitrailleurs et chaque groupe de combat est fait pour être autonome des autres.

En janvier 1916, son bataillon rejoint le front des Vosges, où il combat notamment dans le secteur du Vieil-Armand.

Front roumain

En octobre, le bataillon est envoyé sur le front est, à proximité de la Roumanie, dans les Carpates, suite à la victorieuse offensive russe de l'été du général Broussilov. Le 11 novembre, la compagnie de Rommel enlève le mont Lescului (culminant à 1 200 mètres) et débouche dès le lendemain dans la plaine de Valachie (à Kurpensul) où a lieu une violente contre-attaque des Roumains, qui est finalement repoussée. En fin de journée, la compagnie de Rommel entre dans la ville de Jargu Jiu.

Fin novembre, Rommel bénéficie d'une permission pour aller épouser Lucie à Dantzig et, à la mi-décembre, Rommel a déjà rejoint son bataillon. En janvier 1917, pour s'emparer du village de Gagesti, la légende voudrait que Rommel soit resté allongé dans la neige par −10 °C jusqu'à dix heures du soir, à quelques pas des positions roumaines, attendant que les Roumains s'endorment. Dès que Rommel estime la garnison endormie, il ordonne l'offensive et capture quatre cents soldats roumains alors qu'il n'en perd presque aucun. Cette action vaut à son bataillon d'être cité à l'ordre de l'armée.

En août 1917, Rommel s'empare d'une position réputée imprenable, le mont Cosna qui est, au dire de tous, alliés comme Allemands, un véritable nid d'aigle. Suite au traité de Brest-Litovsk entre Allemands et Russes, les Roumains sont obligés de négocier la paix eux aussi et, dès le 9 décembre 1917, a lieu l'armistice de Foscani.

Front italien

Le 26 septembre 1917, le bataillon de Rommel fait partie des sept divisions envoyées en renfort à l'armée autrichienne qui a subi de lourdes pertes sur le front italien depuis 1915. Le bataillon de Rommel est plus précisément affecté au secteur de Caporetto-Tolmino. Un plan d'offensive est prévu, dans lequel le bataillon de Rommel doit suivre la 12e division bavaroise. Rommel, toujours intrépide et ne voulant pas rester à la traîne, prévoit un plan d'action pour son bataillon de manière indépendante vis-à-vis du reste des troupes et persuade son supérieur, le commandant Sprösser, de l'adopter. Ainsi, dès l'aube, Rommel part à la tête de ses troupes et enlève successivement Saint-Daniel, Foni, et le mont Matajur. En quarante-huit heures, Rommel a parcouru vingt kilomètres à vol d'oiseau, est monté à deux mille mètres, a devancé tous les autres régiments austro-allemands, a capturé cent cinquante officiers, neuf mille soldats et quatre-vingt-un canons et n'a perdu que six hommes et ne compte qu'une trentaine de blessés. Cette action lui vaut sa promotion au grade de capitaine.

En novembre, le bataillon de Rommel est affecté à l'avant-garde d'une division autrichienne dans le secteur du fleuve la Piave, où les troupes italiennes se sont regroupées après cent quarante kilomètres de retraite.

Le 9 novembre, Rommel parvient à s'emparer du village de Longarone après avoir traversé avec son régiment les eaux glacées du fleuve à l'aide de cordes. Cette action lui vaut d'être le plus jeune décoré de la médaille pour le mérite, qui était habituellement donnée à des généraux, il sera le seul officier avec le lieutenant Ernst Jünger à la recevoir. Son bataillon jouera un rôle déterminant dans la bataille de Caporetto qui fut une défaite italienne qui coûta à l'armée italienne quarante mille tués, cent quatre-vingt mille blessés et trois cent vingt-cinq mille prisonniers.

État-major

En janvier 1918, Rommel à son grand regret est affecté à l'état-major du front français. Les diverses offensives lancées se soldent par de cuisants échecs ou plutôt des victoires sans résultats réels sur le reste de la guerre. Rommel ne s'y sent pas vraiment dans son élément, lui qui n'a jamais apprécié la théorie et qui préfère le terrain. Rommel, comme un bon nombre d'officiers du Reich, voit l'armistice du 11 novembre 1918 comme une trahison des politiques vis-à-vis de l'armée car, pour lui, l'armée allemande n'a pas été réellement vaincue, bien au contraire. La Russie s'est retirée du combat, l'Italie est quasiment vaincue et la France ne saurait tarder à tomber.

Entre-deux-guerres

De fin 1918 à l'arrivée d'Hitler

Fin décembre 1918, Rommel retourne au 124e régiment d'infanterie de Weingarten. Pendant son trajet de la frontière française à chez lui, pour rejoindre sa femme qui est en convalescence, comme bon nombre de militaires en uniforme, il est souvent insulté par la population et risque même à plusieurs reprises de se faire arrêter. Pour pouvoir s'occuper de sa femme, il la fait s'installer à Weingarten où habite déjà Mme Rommel mère. En juin 1919, Rommel ressent le traité de Versailles comme une humiliation supplémentaire pour son pays.

Le 1er juillet 1919, le capitaine Rommel prend le commandement d'une compagnie de sécurité intérieure à Friedrichshafen. Cette compagnie est composée en majorité d'anciens marins rouges que Rommel a la charge de faire rentrer dans le rang et d'en faire de parfaits soldats. La première fois que Rommel leur apparaît, bardé de décorations, ils se mettent à le huer, veulent élire un commissaire politique et tiennent même un meeting révolutionnaire. Rommel y assiste et demande à prendre la parole, il monte à la tribune et fait un discours assez court disant qu'il compte bien commander à des militaires et non à des criminels. Le lendemain, Rommel parvient à les faire parader et ses soldats apparaissent si bien domptés que Rommel est félicité par l'inspecteur Hahn, chef de la police de Stuttgart.

À la fin de la Première Guerre, il demeura dans la Reichwehr. Il fut commandant d'une compagnie du 13e régiment d'infanterie situé à Stuttgart.

« Un soldat d'esprit sérieux, jeune, très différent des fiers-à-bras sans doute utiles en temps de guerre, mais se pliant difficilement à la discipline et aux mornes exercices du temps de paix. »

Malgré les privations, les humiliations et différentes vexations faites à l'Allemagne, Rommel reste profondément légaliste et respectueux de la République de Weimar bien que souvent opposé à ses décisions.

« L'arrivée au pouvoir du héros de Tannenberg est le signe du renouveau de la puissance allemande. Notre armée va ainsi retrouver la place primordiale qui doit être la sienne. Durant quatre ans, nous n'avons remporté que des succès face aux Alliés. L'armistice de 1918 n'est pas la conséquence d'une défection des militaires, mais des politiciens. »

En juillet 1927, Rommel profite d'une permission pour aller visiter, avec sa femme, les lieux de ses anciens exploits en Italie mais aussi partir sur les traces des ancêtres de sa femme, la famille Molino. Les autorités italiennes ne voyant pas d'un bon œil cet officier ennemi visitant les lieux de défaites italiennes, il doit abréger son séjour, non sans avoir pris de nombreuses photos.

Le mois d'août est passé par la famille Rommel à descendre le Rhin en canots jusqu'au lac de Constance. À leur retour à Stuttgart, Rommel a encore du temps pour s'occuper de sa femme Lucie, ce qu'il fait dès qu'il en a l'occasion, il est un mari facile à vivre d'après les dires de sa femme.

En septembre 1927, Rommel fonde l'Association des anciens combattants du bataillon de montagne du Wurtemberg. Cette association est très nationaliste mais s'occupe surtout de retrouver tous ceux qui ont servi dans ce bataillon d'élite et d'organiser une assemblée générale et un défilé tous les ans à Stuttgart.

Le 24 décembre 1928, le champagne coule à flots dans la famille Rommel ; en effet, après douze ans de mariage, l'enfant tant désiré est né la veille de Noël. Il sera prénommé Manfred.
Le 1er octobre 1929, Erwin Rommel est nommé instructeur à l'École d'infanterie de Dresde, poste qu'il occupera durant quatre ans. Suite à la préparation de ses cours, il publie un important ouvrage : "Infanterie greift an " (L'infanterie attaque). Ce manuel sera adopté par l'armée suisse, dont certains officiers admirent Rommel et lui feront offrir une montre en or. Ce manuel sera également lu par un certain Adolf Hitler.

De 1933 à la Guerre

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg.

« L'arrivée au pouvoir d'Hitler est une chance pour le pays. Il semble être appelé par Dieu afin que le Reich retrouve sa puissance séculaire. L'Armée ne peut que se réjouir de cette nouvelle. C'est un grand jour pour l'Allemagne.»

Malgré tout, Rommel porte peu d'intérêt à la politique en général et voit surtout Hitler comme un patriote.

Le 10 octobre 1933, Rommel reçoit, en plus de son grade de commandant, le commandement du 3e bataillon du 17e régiment d'infanterie alpine à Goslar. Cette unité d'élite passe pour être l'une des meilleures du Reich et tous ses membres sont d'excellents skieurs. Quand Rommel arrive, les officiers du régiment découvrent un homme de 42 ans et doutent qu'il puisse commander à un régiment d'athlètes, ils lui proposent alors une excursion à ski dans les environs. Bien qu'il n'y ait pas le moindre remonte-pente, Rommel accepte et fera la descente par trois fois, ce que ne seront pas capables de faire tous les officiers. Ils devront reconnaître que Rommel tient toujours la forme et qu'il est un excellent skieur lui aussi.

Le 25 mai 1935, Rommel accueille avec bonheur la nouvelle loi visant à faire de l'armée allemande (devenue la Wehrmacht) l'armée la plus puissante d'Europe avec, entre autres, un service militaire rendu obligatoire, et que les effectifs de la Wehrmacht seront portés à trente-cinq divisions d'infanterie, quarante-quatre divisions motorisées, six divisions blindées, quatre division de cavalerie et cinquante et une divisions d'infanterie de réserve.

Le 30 juillet, la première rencontre entre Erwin Rommel et Adolf Hitler a lieu à Goslar lors d'un défilé militaire. Un délégué SS venant informer Rommel qu'un bataillon SS défilera devant ses soldats se voit répliquer par Rommel que son bataillon pourra très bien s'en charger. Hitler, touché par cette marque d'estime, le fait convoquer par Heinrich Himmler et Joseph Goebbels. Lors de l'entretien, Goebbels et Himmler reconnaissent que faire défiler des SS devant un bataillon d'élite est une erreur et en imputent la faute à un subordonné un peu trop zélé. De plus, Hitler félicite Rommel pour l'excellente tenue de ses hommes et se fait dédicacer son exemplaire de Combat d'infanterie. Enfin, il lui annonce que sa fidélité au régime ne sera pas oubliée.

Dès le 15 octobre 1935, la promesse est tenue. Rommel est promu lieutenant-colonel et est nommé instructeur à la Kriegsschule de Potsdam (Académie de guerre). La famille Rommel déménage et s'installe dans les environs de l'Académie. La famille se mêlera peu à la société berlinoise et n'entretiendra que très peu de relations mondaines avec les généraux. Comme à Goslar, les amis des Rommel seront des officiers du même rang qu'Erwin ainsi que leurs femmes. Par la force des choses, ils en savent plus sur ce qui se passe dans les hautes sphères du pouvoir. Rommel, fidèle à lui-même et pensant à sa carrière avant tout, se garde bien de prendre la moindre position dans ces rivalité entre l'état-major de l'armée et les chefs nazis.

Rommel suit de près les mouvements italiens tels l'invasion de l'Éthiopie et la guerre contre le Négus.

« La puissance de feu et la grande mobilité des troupes sont les garants essentiels de la victoire. »

En avril 1937, Rommel reçoit, en plus de sa charge à l'Académie de Potsdam, celle d'entraîner les Jeunesses hitlériennes. Son rôle est principalment de renforcer le lien entre l'organisation de Jeunesses et la Wermacht. C'est pour cela qu'il rencontre Baldur von Shirach, qui est chef de ces Jeunesses. L'entrevue se passe relativement mal et Rommel va traiter Shirach de blanc-bec. De son côté, Shirach rapporte à Hitler que Rommel n'est pas un nazi bon teint. Malgré tout, Hitler ayant besoin de l'un et de l'autre et ayant toute confiance en Rommel qu'il considère comme l'un de ses meilleurs instructeurs, les deux hommes vont être forcés de s'entendre et de travailler en commun. De plus, Rommel sortira un second manuel Infanterie greift an (l'infanterie attaque), à l'intention des Jeunesses hitlériennes. Hitler fera éditer ce livre dans une édition populaire de quatre cent mille exemplaires.

Début octobre 1938, Rommel est promu colonel, et commande temporairement le bataillon chargé de la sécurité du Führer et participe a l'invasion des Sudètes. Hitler a une grande confiance en Rommel du fait qu'il est un officier national-socialiste qui n'est pas issu de l'aristocratie.

« Hitler possède un pouvoir magnétique sur les foules, qui découle de la foi en une mission qui lui aurait été confiée par Dieu. Il se met à parler sur le ton de la prophétie. Il agit sur l'impulsion et rarement sous l'empire de la raison. Il a l'étonnante faculté de rassembler les points essentiels d'une discussion et de lui donner une solution. Une forte intuition lui permet de deviner la pensée des autres. Il sait manier avec habileté la flatterie. Sa mémoire infaillible m'a beaucoup frappé. Il connaît par cœur des livres qu'il a lus. Des pages entières et des chapitres sont photographiés dans son esprit. Son goût des statistiques est étonnamment développé : il peut aligner des chiffres très précis sur les troupes de l'ennemi, les diverses réserves de munitions, avec une réelle maestria qui impressionne l'état-major de l'armée. »

Après trois années de professorat à Potsdam, Rommel est nommé, début novembre, directeur de l'Académie de guerre Wiener-Neustadt. Wiener-Neusdadt est situé au sud-ouest de Vienne dans une région montagneuse. Ce poste est parfait pour Erwin : il est loin des intrigues du pouvoir et a un commandement indépendant des autorités supérieures. Il peut donc se livrer complètement à l'entraînement des jeunes recrues et des élèves officiers. Il loge avec sa famille dans une maison entourée d'un immense jardin et n'a que très peu de contacts avec les chefs nazis locaux. Il profite de cette affectation pour réétudier les combats du front austro-italien de la Première Guerre mondiale. Il visite par exemple le secteur du Trentin où deux cent cinquante mille soldats autrichiens ou italiens sont tombés en 1916. Il se livre aussi à sa passion pour la photographie : d'après un certain nombre de contemporains, Rommel avait un talent affirmé pour ce domaine et a même bénéficié d'une exposition organisée par le maire de Wiener-Neustadt. Cette exposition rencontrera d'ailleurs un certain succès. Rommel reçoit, par ailleurs, les meilleurs éléments des jeunesses hitlériennes pour leur donner une solide instruction militaire mais il n'apprécie pas toujours leur fanatisme et leur arrogance.

À la mi-mars 1938, Rommel est de nouveau chargé de la sécurité du Führer. À l'approche de Prague, Hitler lui demande : « Que feriez-vous a ma place ? », Rommel répondit : « J'irais sans escorte jusqu'à Prague et dans une voiture découverte. » Il faut beaucoup d'audace pour proposer cela alors que l'on est soi-même chargé de la sécurité, mais Hitler apprécie cela et suit le conseil, et tout ce passa bien. Le 23 août 1939, Rommel est récompensé par Hitler qui le nomme général et le fait affecter à son quartier général et reprend ainsi le commandement du bataillon assurant la sécurité du Fürher, poste qu'il avait dû quitter après l'annexion de la Tchécoslovaquie pour retourner donner des cours à l'Académie de guerre. Rommel est à ce moment-là très confiant dans les capacités d'Hitler et pense qu'il arrivera à éviter le conflit généralisé en Europe. En outre, la famille de sa femme vivant en Prusse orientale, il s'intéresse particulièrement au sujet et est tout à fait favorable à la suppression du couloir de Dantzig. Il espère tout de même qu'une solution diplomatique sera trouvée.

Seconde Guerre mondiale

Invasion de la Pologne

Le 1er septembre 1939, suite à l'incident de Gleiwitz, l'invasion de la Pologne débute, Rommel est aux premières loges et a une vue d'ensemble du conflit du fait de sa présence au quartier général. Le 2 septembre le quartier général est déjà à Prusczo, le 10 à Kielce et le 13 à Lodz. Le 27 septembre, Varsovie (qui était défendue par le Polonais Juliusz Rommel qui n'a aucun lien de parenté connu avec Erwin Rommel) capitule et, le 28, l'armée dépose les armes à Modlin. Il retiendra comme enseignement de ce blitzkrieg que :

« L'importance d'une parfaite coopération entre l'aviation et les blindés est désormais évidente. Répandre la confusion sur les arrières est souvent plus démoralisant pour les forces adverses que les pertes subies. Il faut pousser à fond l'exploitation de la percée des troupes motorisées, sans tenir compte des îlots ennemis de résistance que l'infanterie a pour charge de réduire. Les chars doivent être utilisés en masse et non en ordre dispersé.»

Nous ne pouvons manquer de faire le rapprochement avec le lobbying du général Charles de Gaulle pour organiser l'arme blindée en divisions auprès du gouvernement français durant la même période.

Rommel rentre en Allemagne à la mi-octobre et est toujours affecté au quartier général d'Hitler. Hitler lui demande alors : « Qu'est ce qui vous ferait plaisir mon cher général ? » Ce à quoi Rommel lui répondra aussitôt : « Une division blindée ! » En février, Hitler donne satisfaction à Rommel, le 10 février 1940, en lui confiant le commandement de la 7e Panzerdivision en garnison à Godesberg-am-Rhein.

Campagne de France

Le 9 mai 1940, l'offensive commence pour la 7e de Rommel qui prend le chemin des Ardennes belges avec le reste du 15e Panzerkorps du général Hoth, auquel elle est rattachée. Le 10 mai, les avant-gardes de Rommel rencontrent les premier éléments français appartenant à la 1re division légère de cavalerie.

« À notre premier choc avec les forces françaises, nous ouvrîmes le feu tout de suite, ce qui les amena à se retirer en hâte. J'ai constaté que, dans ces contacts, le succès est au bénéfice du premier qui a pu mettre l'ennemi sous son feu. »

Le 11 mai, Rommel est enroué et fatigué, il n'a cessé de crier des ordres, du haut de la tourelle de son Panzerkampfwagen III (Panzer III), depuis le début de l'offensive et n'a dormi qu'un très petit nombre d'heures. Le 12, la 7e Panzer a complètement acculé à la retraite la 1re division française qui a dû se replier derrière la Meuse, il faut dire que celle-ci ne comptait dans ses effectif que douze chars Hotchkiss H35. L'objectif assigné à Rommel est de franchir le fleuve dès que possible et d'établir une tête de pont dans le secteur de Dinant, mais les Français ont pris le temps de faire sauter les ponts de Dinant et Houx. Rommel va donc devoir faire transiter ses troupes via des canots en caoutchouc. L'attaque lancée le 13 mai à cet effet rencontre une vive résistance de la part des Français de la 18e division d'Infanterie.

« Je me rendis dans le secteur de Dinant. Plusieurs de nos chars atteints se trouvaient sur la route conduisant à la route de la Meuse. Les obus français tombaient avec une grande précision. Nos canots étaient détruits les uns après les autres par le tir des Français, et la traversée ne s'effectuait pas. »

Pendant ce temps-là Rommel, a envoyé le 7e bataillon de motocyclistes (de la 7e Panzer) prendre le village de Grange à proximité de Houx et Dinant. Pour débloqué la situation, Rommel ordonne à des Panzer IV, armés de canon de 75 millimètres, ainsi qu'à des chasseurs de chars Sig 33, armés d'un obusier de 105 millimètres, de soutenir l'attaque du secteur de Dinant. Grâce à cette protection, la traversée peut finalement s'effectuer. Sur l'autre rive, les combats font rage et Rommel doit repousser une contre-attaque de blindés légers.

Le 14 mai, une contre-attaque française chasse les Allemands du village de Haut-Vastia. Rommel ayant donné l'ordre la veille au génie de rétablir les ponts, fait accélérer le passage des chars via ces ponts pour fortifier la tête de pont établie. Rommel, en se rendant en reconnaissance à la lisière du bois d'Onaye, est blessé à la joue gauche par un feu nourri français. En effet, la contre-attaque française et vigoureuse et les hommes motivés ; pour exemple, un canonnier français a, à lui seul, détruit sept blindés. Mais les renforts allemands affluent et la Luftwaffe, maîtresse du ciel, oblige les tanks français à se cacher. Malgré tout, la victoire reste incertaine jusqu'à ce que le 25e panzer-régiment attaque et rétablisse la situation en faveur des Allemands. En effet, la 18e division d'infanterie française, contre laquelle combat Rommel, n'a reçu que la moitié du matériel antichar prévu pour une division d'infanterie. Elle doit donc faire face aux deux cent dix-huit chars de Rommel et ses cinquante six automitrailleuses avec seulement vingt et un canons antichars. La 18e DI compte en outre un bataillon de quarante-cinq chars légers Hotchkiss (armés d'un canon court de 37 millimètres, modèle 1918) qui ne peuvent faire face aux Panzer IV armés de canon de 75 millimètres.

Le 15 mai, Rommel doit faire face à un nouvel ennemi la 1re division cuirassée de réserve (DCR), du général Bruneau, forte d'environ cent soixante chars (soixante-dix Renault B1 bis et quatre-vingt-dix Hotchkiss H39), mais cette division, suite à des problèmes de ravitaillement, se retrouve bloquée entre Flavion et Ermeton, avec la moitié de ses chars ne pouvant plus avancer. La 1re DCR devra faire face toute la journée aux attaque des 5e et 7e Panzer-divisions (cinq cent quatorze chars au total pour ces deux divisions). Vers 10 heures, après avoir attaqué plusieurs fois la 1re DCR, Rommel reçoit l'ordre de la contourner et d'aller vers Phillippeville, la 5e Panzerdivision prenant le relais. Rommel se réjouit de cette nouvelle, qui lui permettra d'économiser ses Panzer IV, qui ne font pas le poids face à des B1 bis, même immobilisés. Le 16 mai, Rommel affrontera à Vouziers les débris de la 1re DCR, qui ne compte plus que dix-sept chars.

« Que pouvait donc la première division cuirassée, abandonnée à ses seules ressources, et n'eût-il pas mieux valu la conserver intacte ? »

La nuit suivante, le 16 mai, Rommel fait face aux prolongements de la ligne Maginot, à l'ouest de Clairfayts. Rommel emploiera ce jour-là une technique peu utilisée à l'époque, en ordonnant à ses tankistes de tirer en roulant pour désorienter l'ennemi. Rommel remporte un succès complet et, dès minuit, entre dans Avesnes. Il s'empare par la suite de Landrecie après avoir repoussé une contre-attaque de chars français.

Le 17 mai, une lutte intense a lieu entre Rommel et les troupes françaises, dans le but d'installer une tête de pont à Pommereuil, sur la Sambre. Cette position sera prise, perdue, reprise... Rommel fait donc établir une seconde tête de pont à Berlimont. Ainsi, Rommel fait de la 7e Panzer la première division à avoir passé la Sambre et à être en mesure de continuer son avancée. La 7e a ainsi réalisé une percée longue d'une cinquantaine de kilomètres. Ce 17 mai est aussi le jour où Rommel donne l'ordre de faire abattre le colonel Savare, commandant du 254e régiment d'infanterie, pour avoir refusé de donner l'ordre de cessez-le-feu à son unité. Les prisoniers sénégalais seront eux aussi pour la plupart massacrés mais l'ordre direct de Rommel n'est pas certain.

Le 19 mai, la 7e prend Cambrai en faisant 650 prisonniers

Le 20 mai, Rommel se trouve déjà au sud d'Arras, après avoir traversé le canal du Nord, à Marcoing. La majeure partie de ses troupes se trouvant encore loin derrière, Rommel part à leur rencontre avec seulement deux chars et une voiture de commandement, mais, à proximité de Vis-en-Artois, sur la route d'Arras, Rommel doit faire face à l'ennemi qui détruit les deux tanks qui l'escortent. Rommel passera ainsi plusieurs heures encerclé par les Français mais sera délivré par l'arrivée du reste de la division.

Le 21 mai, une contre-attaque est lancée par les 4e et 7e régiments blindées britanniques et la 3e division légère mécanisée française, sur les hauteurs d'Arras défendues par la 7e Panzer ainsi que la division motorisée SS Totenkopf.

« De violents combats avec des centaines de chars et avec l'infanterie qui les suivait. Contre les chars lourds alliés, nos canons antichars de 37 millimètres ne sont pas efficaces, même à une distance assez courte. La barrière défensive constituée par eux a été rompue, nos pièces ont été détruites, les servants massacrés. »

Pour contrer cette contre attaque, Rommel est forcé d'utiliser sa DCA de 88 millimètres comme des canons antichars face aux blindés Mathilda et Somua S-35 alliés, puis d'appeler une escadrille d'avions d'assaut Stuka, ce qui obligera les alliés à se replier sur Arras. Le 25e Panzer-régiment qui a atteint les colline d'Acq (sud de la Scarpe) reçoit l'ordre de faire demi-tour et ainsi surprendre les alliés sur leurs arrières. Rommel échappera de peu à la mort, encore une fois, et aura un officier tué à ses coté pendant qu'ils étudiaient une carte ensemble. Les pertes sont lourdes des deux côtés, les Allemands, de la 7e panzer, pour ce seul 21 mai ont perdu 89tués, 116 blessés et 173 disparus ainsi qu'une vingtaine de chars et beaucoup de matériel (camions, mitrailleuses, canons), la division SS Totenkopf a quant à elle trois cents hommes hors de combat. Les Britanniques ont eux perdu entre quarante trois et soixante-deux chars sur les soixante-quatorze engagé et les Français une vingtaine sur les soixante-dix engagé, mais les Allemands sont arrêtés pour la journée.

Le 22 mai, la 7e Panzer traverse la Scarpe et atteint le mont Saint-Éloi où vont se livrer de violent combats. le 26 mai, Rommel est décoré de la croix de Chevalier par le lieutenant Hanke agissant au nom d'Hitler.

Le 28 mai, Rommel participe avec ses chars à l'encerclement de Lille. Le 29, Rommel et une partie de sa division sont envoyés à l'ouest d'Arras pour se reposer. Rommel profitera de cette première journée pour se balader en auto dans les rues de Lille, mais il s'aperçoit très vite que beaucoup de soldats sont encore là, ceux-ci aussi surpris que lui ne réagissent pas assez vite, Rommel a déjà fait demi-tour, il échappe encore une fois à la mort ou tout du moins à la capture.

Le 1er juin, la 7e Panzer, toujours en repos, a fini de comptabiliser ses pertes. Sur un effectif de treize mille hommes le 10 mai, la 7e de Rommel en a perdu mille six cents (tués, blessés ou prisonniers), elle compte par contre à son actif la destruction d'une centaine de chars ennemis et la prise de quinze mille prisonniers. Rommel estime donc que les pertes sont importante mais tolérable.

« Mes hommes ont perdu une bonne part de leur équipement en route et sous les attaques des chars ennemis, et il leur faut réparer cela le plus tôt possible. La division doit être en mesure de reprendre rapidement le combat contre les Français. »
« Mon cher Rommel, nous été très inquiets pour vous pendant l'attaque. »

Les deux hommes discuteront longuement de questions militaires, discussions qui les passionnent autant l'un que l'autre. Rommel est persuadé que l'armée française a perdu ses meilleurs éléments et qu'elle ne pourra pas résister à une nouvelle offensive allemande, Hitler quant à lui est persuadé qu'une contre-offensive française est encore envisageable. Finalement, Hitler se laissera convaincre par Rommel et ordonnera de poursuivre l'offensive.

Opération Rot

Le 5 juin, la 7e Panzer attaque dans le secteur de la Somme, entre Longpré et Hangest, défendu par 5e division d'infanterie coloniale. Les Français ont eu le temps de faire sauter les ponts sur la Somme, excepté deux ponts de chemin de fer entre Hangest et Condé-Folie, Rommel fait enlever les rails par le génie et ses blindés peuvent traverser la Somme. Les Français et en particulier les tirailleurs sénégalais qui défendent le château du Quesnoy, résistent héroïquement aux attaques de la 7e panzer, le village d'Hangest ne tombe qu'en fin de journée. Rommel a perdu quelques chars et trois cents hommes dans cette seule journée. Lors des assauts, Rommel est encore une fois en première ligne et manque plusieurs fois de se faire tuer par des rafales de mitrailleuses.

« Les troupes coloniales françaises se défendirent avec une grande bravoure. Mais nos chars eurent le dernier mot. »
« Sur les premiers deux cents mètres, le mouvement en avant s'exécute bien, mais ensuite, une concentration des tirs atteint brusquement les compagnies. Dès l'entrée dans le village, des tirs de fusils et de mitrailleuses crépitent depuis les persiennes fermées des fenêtres, des grenades à main en forme d'œuf jaillissent des soupiraux des caves et éclatent dans les jambes de nos soldats. Un combat de maison s'engage. Nos pertes en officiers et troupes sont grandes. »
« Une particulière page de gloire du régiment poméranien est le combat qui lui a assuré le passage de la Somme en juin 1940. Il y avait la localité de Condé-Folie : ce fut un point particulièrement difficile à réduire. Là, à nouveau, la troupe se heurte à une vive résistance, l'ennemi combat avec acharnement. Les Noirs utilisaient jusqu'au bout chaque possibilité de défense. Il y eut des heurts très durs. L'ennemi défendait chaque maison, des fenêtres et des lucarnes le feu crachait. Les lance-flammes durent être mis en action et on se battit jusqu'au corps à corps. »

Les troupes françaises finissent par être encerclés dans le bourg d'Airaines, en flammes, où le 72e régiment d'artillerie, réduit a douze pièces, se défend jusqu'à ce que son dernier canon soit détruit. Il parvient ainsi a détruire trente-deux chars allemands.

Rommel, dans ses mémoires, ne parle pas du sort réservé par la 7e Panzer à un certain nombre de tirailleurs sénégalais faits prisonniers. L'on sait pourtant que les corps des prisonniers noirs n'ont jamais été retrouvés et que plusieurs récits d'exécutions sommaires ont été rapportés.

Le 6 juin, les cent cinquante chars de Rommel doivent faire face à une nouvelle contre-attaque française menée par le 7e régiment de cuirassiers commandé par le lieutenant-colonel de Langles de Cary. Ce régiment ne compte plus que quatre-vingt-cinq blindés dont seulement vingt-cinq Somua S35. Rommel, pour diminuer les pertes en tanks que pourrait subir sa division, préfère mettre en avant son artillerie et repousse ainsi l'attaque de ce régiment qui perdra dans cette seule journée soixante-treize chars. l'adjudent-chef Pierson revendique tout de même la destruction de quinze blindé allemands à la tête de ses quatre chars Somua S35. Cette attaque n'empêchera pas la 7e Panzer d'atteindre le plateau d'Hornoy avant la tombée de la nuit. Rommel ne se soucie que très peu des îlots de résistance pouvant subsister ici et là. Ainsi, le 7, il atteint Argueil et, le 8, la 7e Panzer se trouve en bord de Seine. La percée de la 7e Panzer a isolé le 9e corps d'armée français du général Ilher. Celui-ci projette de s'embarquer à Saint-Valéry-en-Caux, mais Rommel, devinant les intentions de l'ennemi, fait encercler Fécamp le 10 juin et oblige par ses tirs d'artillerie la Navy à s'éloigner, deux de ses destroyers ayant été touchés. Le 11 juin, Rommel est à Saint-Valery-en-Caux, il fait pilonner la ville et le port, les alliés opposent une opiniâtre résistance dans l'attente de l'arrivée de la Marine pour les embarqués. À la nuit tombée, un épais brouillard empêche tout embarquement. Le 12 juin, un duel au canon entre le patrouilleur français le Cérons et les canons allemands se termine par la destruction du patrouilleur après que celui-ci a réussi à détruire deux canon de 105 millimètres allemands. En début de soirée, Rommel accepte la reddition du général Ilher, qui n'a plus de munitions.

« Vos hommes se sont battus avec une grande bravoure. »

La 7e Panzer a dû mobiliser tous ses moyens pour réduire la défense franco-britannique mais est récompensée par la prise de douze généraux alliés dont Ilher et le major-général Victor Fortune commandant la 51e Highland division, entre douze et vingt-six mille soldats dont au moins huit mille britanniques, une centaine de canons, cinquante-huit blindés légers et trois cent soixante-huit mitrailleuses, ainsi que des milliers de fusils et de camions.

Le 14 juin, la 7e Panzer progresse de deux cent soixante kilomètres en une journée, partant de la Haute-Normandie, elle arrive dans le Cotentin, où elle s'attaque à Cherbourg, le 15 juin, qui capitulera après seulement trois jours de combat, le 18 juin. Rommel fait capture de trente mille soldats, dont un préfet maritime, l'amiral Le Bigot et surtout le commandant des forces navales du Nord, à savoir l'amiral Abrial.

« La division a mené l'attaque sur Cherbourg d'une seule traite, sur une distance de trois cent cinquante à trois cent soixante-dix kilomètres, et s'est vite emparée de la puissante forteresse malgré une forte résistance. Il y a eu pour nous quelques mauvais moments à passer car l'ennemi a eu d'abord une nette supériorité en effectif [...]. En pressant les choses, nous réussîmes à exécuter l'ordre d'Hitler : prendre Cherbourg le plus vite possible. »

Les causes de la capitulation de Cherbourg sont pourtant diverse car, en plus des combats entre les défenseurs de la ville et la 7e Panzer, un autre fait a joué. En effet, le 17 juin, le maréchal Pétain a annoncé que des pourparlers d'armistice étaient lancés et qu'il fallait cesser le combat. L'on peut donc penser que cela a pesé dans la balance quand le commandant de Cherbourg a pris la décision de se rendre.

Le 24 juin, la 7e Panzer arrive à Bordeaux après avoir traversé les Pays de la Loire et le Poitou-Charentes, sans y rencontrer une grande résistance. Le 29, Le général Rommel, en présence du général Hoth, oragnise un défilé de la 7e dans les rues de Bordeaux.

La 7e Panzer passera l'hiver en Gironde et plus précisément dans le camp de Souge. Rommel, quant à lui, rentre le 24 décembre à Herrlingen, mais revient le 6 janvier à Bordeaux, suite à une fausse alerte.

« Nous attendons pour demain des visiteurs de marque qui viennent inspecter nos cantonnements. Nous sommes loin d'être confortablement installés. Les vignerons de la région passaient leur vie, voici mille ans, dans les même misérables taudis qu'aujourd'hui : maison contruite en moellons de grès, avec des toits plats en tuiles rondes, exactement semblables à celles des Romains. Beaucoup de villages n'ont pas l'eau courante, et les habitants se servent encore de vieux puits. Les maisons sont très sommairement aménagées pour se protéger contre le froid : les fenêtres ferment mal et l'air siffle à travers les fentes. En revanche, la ville de Bordeaux offre une architecture d'une noble et grande beauté. »

Bilan de la campagne pour la 7e Panzer

Rommel durant son séjour en France, une fois la campagne finie, jouera dans un film de propagande de Goebbels s'intitulant Victoire a l'ouest, il y rejoue entre autre le passage de la Somme par la 7e Panzer. Pour ce film il sera fait appel a des prisonniers des troupes coloniales françaises, dont certain mourront durant le tournage.

Afrikakorps

Le 4 février 1941, Rommel en permission, est chez lui, à Herrlingen, quand il recoit la visite d'un aide de camp d'Hitler. Celui-ci lui annonce qu'il est convoqué deux jours plus tard pour rencontré le maréchal von Brauchitsch et le Führer.

« Le 6 février le maréchal von Brauchitsch me fait part de ma nouvelle mission. Pour remédier à la situation critique de nos alliés italiens en Afrique du Nord, deux divisions, une motorisée et une blindée, doivent partir pour la Libye où elles leur prêteront main-forte. On me charge d'assumer le commandement des deux unités, et je suis invité à me rendre en Libye dans les délais les plus brefs, afin de reconnaître les diverses possibilités d'utilisation de nos forces. L'arrivée des premiers contingents est prévue dans près d'une semaine, et celle des derniers de la 5e division légère motorisée pour mi-avril. À la fin mai, les derniers éléments de la 15e panzerdivision seront à pied d'œuvre. Il est aussi prévu que certaines unités italiennes d'Afrique seont placées sous mes ordres. Dans l'après-midi, je me suis rendu auprès du Führer, qui a tenu à me décrire la situation militaire en Afrique. »

Théoriquement l'afrikakorps est composé de la 5e Leichte division (5e division légère) et de la 15e panzerdivision qui seront placé sous les ordres du général italien Gariboldi.

J'ai choisi Rommel parce qu'il sait, comme Dietl à Narvik, mobiliser ses troupes. C'est une qualité essentielle pour qui commande une armée qui se bat dans les pays aux conditions climatiques très dures, comme l'Arctique ou l'Afrique du Nord.

En pratique Goebbels et Hitler veulent reprendre la direction de ce vaste théâtre d'opération aux italiens, pour en faire une grande épopée dont la propagandastaffel pourra se servir.

1re offensive

Le 12 février 1941 vers midi, Rommel atterri à Tripoli où, après un bref exposé de la situation par le lieutenant-colonel Heggenreiner, il rencontre le général Italo Gariboldi. Malgré la réticence du général italien à toute offensive prématurée sur les Britanniques, Rommel obtient de pouvoir faire diverses opérations limitées ayant pour but de tester les résistances adverses.Les troupes germano-italienne au débout de ces opérations s'élevent a 37 000 Italiens et 9 300 Allemands. Le 24 mars, un bataillon de la 5e division motorisée attaque El-Agheila que les Anglais abandonnent sans livrer de combats. Le 1er avril, Rommel attaque Maesa-el-Brega, faisant du même coup 800 prisoniers chez les Britanniques. Le 2 avril, c'est la prise de Agedabia qui force les Anglais à se retirer sur la position d'El-Mechili. Cette position est rapidement encerclé par les Germano-Italiens. El-Mechili est défendu par les débris de la 2e division mécanisée britannique, la 3e brigade motorisée indienne, une batterie du Royal Horse Artillery et une unité du 3e régiment antichars australien. Le 8 avril, une tentative de sortie britannique se solde par un échec face au 8e régiment de Bersaglieri qui forcent les alliés à retraiter sous les tirs des canons du colonel Ugo Montemurro. Les généraux Gambier-Parry et Vaughan seront fait prisonniers par Montemurro ainsi que 1 700 hommes et 500 véhicules divers.

« Je rejoignis le front à l'est d'El-Mechili, pour suivre le déroulement de l'attaque. À pres de cinquante mètres d'altitude, nous survolions alors un fier régiment de bersaglieri qui avait été adjoint à la colonne motorisée Fabris. Les soldats italien n'avaient sans doute jamais vu de Fieseler Storch, car notre apparition très inopinée au-dessus de leurs têtes jeta à coup sur le trouble dans les rangs ; de tous les côtés, ils se mirent à tirer sur nous. C'est véritablement un miracle que l'avion n'ait pas été descendu, à une distance aussi courte. Nous fîmes demi-tour, tentant d'atteindre une élévation du terrain pour nous mettre à l'abri du feu de nos alliés. N'ayant aucune envie d'être victime de mes amis italiens, j'ai demandé au pilote de grimper rapidement à mille mêtres d'altitude. »

Peu de temps après les Britanniques évacuent Benghazi, et se replie sur Tobrouk, mais leur retraite n'est pas de tout repos. En effet le lieutenant-colonel Ponath, à la tête d'une colonne motorisée allemande, arrivent a capturé les généraux Neame, Combe et O'Connor, désorganisant ainsi le commandement des forces britanniques en Afrique du Nord. Malgré tout, Rommel ne peut continuer son offensive, tant que Tobrouk n'est pas tombé. En effet Tobrouk réunis une garnisons de 36 000 hommes, dont une cinquantaine de chars, quatre régiments d'artilleries lourdes et deux régiment antichars. À la mi-avril 1941, Rommel encercle Tobrouk avec les divisions italiennes Brescia, Ariete et Trento, ainsi qu'avec la 15e division motorisé allemande soit environ 40 000 hommes, la 15e panzerdivision ne pouvant arriver avant la fin du moi. Durant un peu plus d'un mois, de fréquent combat auront lieu entre les assiégés et les attaquants, sans que l'un ou l'autre puisse prendre l'avantage. Le 15 avril, Rommel a recu le renfort de la 90e Leichte Afrika Division fraîchement arrivé d'allemagne. Profitant de l'immobilisation de l'AfrikaKorps, les Britanniques vont lancer deux offensives a partir de l'Égypte, pour forcer Rommel à lever le siége. Ce sont les deux opérations Brevity et Battleaxe, elles coûteront environs 600 chars aux britanniques et seront de cuisant échec.

« Le vrai centre de gravité de la bataille de juin a été la passe d'Halfaya, défendue avec une grande opiniâtreté par les artilleurs du commandant Bach. Si nos canons de 88 mm firent une fois de plus merveille, le commandant Pardi, à la tête d'une compagnie d'artilleurs italiens, s'est tout aussi brillamment comporté. La preuve était faite que le soldat italien est capable de bien se battre quand il est conduit par un chef digne de ce nom et qu'il est bien équipé. Le sort de la bataille a donc tenu à la solide résistance des artilleurs, tant allemands qu'italiens, dans la passe d'Halfaya. »

L'été 1941, provoque de lourde perte dans chaque camps, les opérations s'arrêtent donc un peu pour que chaqu'un puisse se réequiper et se préparer à de nouveau affrontement.

« Chaleur vraiment atroce, même pendant la nuit. Au lit, je me suis tourné et retourné, ruisselant de sueur. Les nouvelles des victoires remportées en Russie ont fait plaisir à entendre. Ici, tout est calme pour le moment. Je passe ordinairement une bonne partie de mon temps à circuler. Avant-hier, je suis resté sur les routes pendant huit heures. Vous imaginez sans peine la soif qui m'étreint après une telle randonnée. J'ai été heureux d'apprendre que Manfred se distingue maintenant en mathématiques. C'est uniquement une affaire de méthode. Je suis aussi trés satisfait des autres succès à l'école. La chaleur reste toujours aussi effroyable. J'ai pu tuer quatre punaises. Mon lit repose désormais sur des boîtes rempli d'eau, et je pense qu'à partir de maintenant les nuits seront un peu plus reposantes. D'autre soldats ont des ennuis de puces. Elles m'ont laissé tranquille jusqu'à présent. Je suis allé chasser avec deux brillants officiers, le major Mellenthin et le lieutenant Schmidt. Ce fut vraiment passionant. J'ai tiré une gazelle à la course, de la voiture. Nous avons mangé le foie au dîner. L'eau de mer est trop chaude pour rafraîchir.»

Le 17 novembre 1941, un commando britannique débarque sur les côtes de la Cyrénaïque, avec pour but de surprendre et de tuer Rommel dans sa villa de Beda Littoria. Ce commando est commandé par le lieutenant-colonel Geoffrey Keyes. Ce commando sera surpris par une sentinelle qui donnera l'alerte, Keyes sera tué et il y aura peu de survivants. Ces rares survivants fait prisoniers apprendront que Rommel n'était pas dans sa villa mais a Rome en visite officiel.

Le 18 novembre, après cet échec, les combats sont relancé par les Britanniques, qui souhaitent délivrer Tobrouk au plus vite. Le général Cunningham, lance cette offensive avec une armée forte de 735 chars, alors que les forces de l'Axe ne dispose pas de plus de 390 chars. C'est l'opération Crusader. Le premier combat a lieu à Bir-el-Gobi qui protége le front sud de l'AfrikaKorps. Les 150 chars de la 22e brigade blindée anglaise attaque la division Ariete (forte d'environ 150 chars aussi). La division Ariete résistera toute la journée, malgré la réputation de M13/40 italiens, ceux-ci se révèlerons suffisamment efficace pour mettre en déroute les chars Crusader britannique. Le résultat de cette journée est une perte de 75 chars du coté britannique contre 34 seulement du coté italien. L'aile gauche de Rommel est ainsi sauvé.

Le 21 novembre, aux alentours de Sidi-Rezegh les chars de la 21e panzerdivision, fraîchement débarquée, détruisent 113 tanks ennemis. Le 28 novembre, les forces britanniques tentent une sortie de Tobrouk et arrivent à rejoindre les forces de Cunningham, mais Rommel parvient a réencerclé Tobrouk dans une situation similaire à celle précédent la sortie. Ce même jour, Bir-el-Gobi est de nouveau attaqué par les Britanniques qui envoie à l'assaut la 11e brigade mécanisée indienne, mais celle-ci se trouve opposé au régiment italien Giovanni Fascisti. Les Italiens vont perdre environs 216 hommes alors que les britanniques auront 1 076 hommes hors de combat et 80 blindés. Malgré tout après ces combats, bien que les Germano-Italien soit victorieux, la situation est loin d'être a leur avantage. En effet les Britanniques disposent de nombreuses réserves alors que l'ensemble des troupes germano-italiennes disponible se trouve engagé. Le 9 décembre, Rommel organise une réunion avec son homologue italien Ettore Bastico, qui a succédé à Gariboldi, pour lui faire admetre l'idée d'une retraite tactique pour ne pas subir le même sort que les troupes italiennes avant l'arrivé des Allemands. Bastico, bien qu'hostile a cette idée, fini par s'y plier. Le 16 décembre, le siége est levé et la retraite s'effectu en bon ordre. Le 25, les britanniques entrent dans Benghazi alors que les Allemands se retire sur Agedabia. L'opération Crusader est terminé, elle aura couté environ 800 chars aux Britanniques alors que l'Axe n'en a perdu que 340. Malgré tout Rommel a perdu dans ces diverses opérations une grande quantité de matériels dont du matériel anti-char, c'est pour cela qu'il doit attendre impérativement des renforts avant de reprendre l'offensive.

« Hier violents combats, qui ont bien tourné pour nous, leur nouvelle tactique pour nous acculer à la mer et nous encercler a échoué. Je suis de retour au QG de l'armée. Les officiers Kesserling et Gambara doivent venir aujourd'hui. Ils n'ont aucune idée des difficultés que rencontrent nos troupes en Afrique du Nord. Ilss ne s'occupent que de leur petites affaires ou de leurs plaisirs. Il pleut et les nuits sont terriblement froides et venteuses. Je demeure en parfaite santé, dormant autant que possible.
Vous comprenez assurément que je ne peux partir d'ici en ce moment. Aujourd'hui, dernier jour de cette année de guerre, mes pensées sont plus que jamais pour vous deux., qui êtes pour moi tout le bonheur sur la terre.
Mes très vaillantes troupes, allemandes et italiennes, viennent d'accomplir des efforts surhumains. Au cours des trois derniers jours, où nous avons contre-attaqué, l'ennemi a perdu 136 blindés. C'est une belle conclusion pour l'année 1941 et cela donne de l'espoir pour 1942. Un jeune coq et une poule se sont gentiment adaptés à cette existence difficile et circulent librement autour de ma voiture.
Le 27, la 22e brigade blindée britannique, reconstituée à son plein effectif, avança vite par Hel-Haseiat, tandis que d'autres éléments avaient lancé une attaque frontale contre nos positions d'Agedabia. Ce fut le commencement de cette fameuse et terrible bataille de trois jours entre chars, où l'ennemi fut enveloppé, contraint ainsi à devoir combattre à front renversé. Il fut cerné et, si une trentaine de ses blindées purent s'échapper vers l'Est, notre manque de carburant empêcha de rendre notre succès plus complet. Les éléments du groupe de soutien de la brigade de la Garde, lancés dans l'attaque frontale, se repliérent aussi vers le Nord-Est à la suite de cette défaite. Tout danger immédiat pour notre position d'Agedabia se trouve alors écarté. Mes meilleurs vœux.»

2e offensive: Bir-Hakeim

« Rapidité de jugement, capacité de créer des situations nouvelles et des surprises, plus vite que l'ennemi ne peut réagir. Absence de dispositions arrêtées à l'avance, telles sont les bases de la tactique dans le désert. Le mérite et la valeur du soldat s'y mesurent par sa résistance physique et son intelligence, sa mobilité et son sang-froid, sa ténacité, son audace, son stoîcisme.
Chez un officier, il faut les mêmes qualités à un degrés supérieur, et il doit aussi posséder une inflexibilité exceptionnelle, ainsi que communier avec ses hommes, juger instinctivement du terrain de l'ennemi, réagir et penser avec rapidité.
Au niveau du matériel, on redouta pendant assez longtemps le char Matilda britannique, parce que son épais blindage le rendait fort difficile à détruire. Mais il est lent et posède un canon d'un calibre insuffisant. Nos Panzer III (avec le nouveau canon de 50 mm) et IV demeurent supérieurs à tous les modèles ennems par la portée et le calibre des pieces et, jusqu'en un certain point, par la mobilité. Les chars italiens M13/40 se sont révélés capables d'affronter les chars légers britanniques, comme les Crusader, mais ont été vite dépassés contre les blindés plus lourds. Une arme à longue portée est décisive dans la guerre du désert. Dans ce domaine, nos 88 mm, bien utilisés en antichars, ont contribué dans une large mesure à nos succés.
L'infanterie de ligne n'a pas joué de rôle décisif, sauf lors d la guerre de siège devant la solide place-forte de Tobrouk. Les soldats britanniques, dont surtout les Australiens, se sont très bien battus dans le désert mais n'atteignent pas tout à fait, lors de l'attaque, les qualités des soldats du Reich. Les Néo-Zélandais, ainsi que les Sud-Africains, se sont révélés de redoutables guerriers. Les soldats italiens se sont battus avec un courage et un esprit de sacrifice extraordinaires. Cela est d'autant plus digne d'être remarqué que leur armement lourd est souvent médiocre et insuffisant. Le ravitaillement est un facteur décisif dans la victoire. »

Le 21 janvier 1942, Rommel déclence l'offensive et anéantie la 1re armoured Division Britannique. Le 29 janvier Benghazi tombe entre les mains de l'axe puis les germano-italiens atteignent la ligne britannique qui part de Gazala (a l'ouest de Tobrouk) pour s'étendre dans le sud aux environs de Bir-Hakeim. S'ensuit une pause durant laquelle l'Oberkommando der Wermacht et le haut-commandement italien mettent au point un plan d'invasion de l'Égypte.

En mai 1942, l'offensive est relancé. Le but de l'offensive est la prise du canal de Suez. Cette offensive sera mené a bien jusqu'à la bataille de Bir-Hakeim qui ruinera les ambitions de Rommel au Moyen-Orient. Elle débute sous de bons augures, le général Kesserling, revenu du front de l'est, lance l'opération Herkules et bombarde avec ses appareils les positions britanniques a partir de sa base de Sicile, ainsi Malte qui permet le ravitaillement des troupes britanniques se trouve en difficulté. De plus des hommes-grenouilles italiens ont réussi a couler deux cuirassiers anglais ainsi qu'un cargo de la Royal Navy en rade d'Alexandrie. De plus alors que les Allemands recoivent des renforts, les anglais sont contraint d'envoyer des troupes en Asie du sud-est pour contrer les Japonais. En outre pour préparer cet offensive Rommel peut compter sur l'Abwehr qui réussi à casser le code britanniques et qui décrypte donc les messages transmis aux attachés militaires américains, ceux-ci regorgent de précision sur le dispositif militaire britanniques. De plus l'Abwehr a réussi à infiltrer un espion au Caire, John Eppler et Rommel peut aussi compter sur la compagnie d'écoute Horch, ce qui lui donne de multiple source de renseignement sur la situation de l'ennemi.

Rommel n'a pour cette offensive que 90 000 hommes et 575 chars à opposer au 100 000 hommes et 994 chars britanniques. Il doit donc user de la ruse pour l'emporter. Son plan est de contourner la ligne de front britannique par le sud et de remonter par le nord de maniére à séparer la 8e armée britannique, du général Ritchie, en deux. Pour cela il cherche à attirer les troupes britanniques dans la région d'Acroma, en feintant une attaque sur El-Gazala alors qu'en réalité ses troupes attaquerons par la ligne fortifié au sud de Bir-Hakeim, afin de prendre les troupes britanniques à revers. Aprés avoir annihiler les forces alliés Rommel compte prendre au plus vite Tobrouk puis aller à marche forcée sur l'Égypte et le canal de Suez. Pour cela il a mis ses 5 meilleurs division sur son aile droite, donc au sud du dispositif (15e et 21e Panzerdivision, 90e division motorisée allemande, division blindée Ariete et division motorisée Trieste). L'aile gauche, celle qui devra tromper l'ennemi est quant a elle composé des 10e et 21e corps italiens (divisions Sabratha, Trento, Brescia et Pavia) qui sont renforcé par la 15e brigade allemande d'infanterie. Chez les Britannique, le général Ritchie (commandant la 8e armée britannique), est convaincu que les Allemands attaqueront directement Tobrouk. Il a donc déployé le gros de ses forces face aux deux divisions italiennes (4 divisions et 2 brigades) alors qu'il n'oppose à Rommel dans le secteur de Bir-Hakeim, qui couvre le flanc sud de la 8e armée, que deux divisions et trois brigades, renforcée par 3 700 Français commandé par le général Kœnig qui ont pour but de défendre la position même de Bir-Hakeim. La brigade FFL pour assuré sa mission dispose de moyen antichars mais a peu d'artillerie lourde ainsi que peu de blindée. Cette brigade est composé pour l'infanterie de la 13e demi-brigade de la Légion étrangére (DBLE) (2e et 3e bataillons) commandé par le lieutenant-colonel Amilakvari, de la 2e demi-brigade de marche (2e bataillon de marche de l'Oubangui et le bataillon du Pacifique) commandé par le lieutenant-colonel Roux, renforcé aussi par le 1er bataillon d'infanterie de marine commandé par le commandant Savey, quelque éléments de DCA du 1er bataillon de fusiliers-marins du commandant Amyot d'Inville, la 22e compagnie nord-africaine commandé par le capitaine Lesquene et de la 1er compagnie de sapeurs-mineurs commandé par le capitaine Desmaisons. Pour l'artillerie la brigade FFL peut compter sur le 1er régiment d'artillerie commandé par le lieutenant-colonel Laurent-Champrosay. L'ensemble est de 3700 hommes équipé de 24 canons de 75 mm (servant comme artillerie de campagne), de 2 obusiers britanniques de 86 mm, 30 piéces antichars de 75 mm, 7 pièces françaises de 47 mm, 7 italiennes de 47 mm, de 18 canons antichars de 25 mm, de 86 fusils antichars de 12,7 mm, de 18 canons antiaériens de 40 mm, 4 mitrailleuses bitubes DCA de 13,2 mm, de 96 fusils-mitrailleurs de DCA, 20 mortiers de 81 mm, de 24 mortiers de 60 mm, de 270 fusils-mitrailleurs d'infanterie, de 72 mitrailleuses Hotchkiss de 8 mm et enfin de 63 blindés légers d'infanterie (Chenillettes) Bren-Carrier.

Le 26 mai 1942, vers 14 heures les Italiens attaques Gazala tandis que les Panzer de Rommel avancent sur Bir-Hakeim. Rommel surprend ainsi le général Ritchie. Dès le 27 mai, il se trouve face à Bir-Hakeim. À 9 heure, Rommel envoie la division Ariete (qui comprend le 132e régiment de chars équipé de M13/40, le 8e régiment de Bersaglieri et du 132e régiment d'artillerie) attaquer Bir-Hakeim par le sud-est. Cette offensive est menée par le général Stefanis, commandant de la division Ariete.

La journée du 27 mai se termine sur un cuisant échec de Rommel mais celui-ci n'en espère pas moins en finir vite avec la brigade FFL. Les 28 et 29 mai, la Royal Air Force bombarde les alentours et la position de Bir-Hakeim, car mal informée elle prend les carcasses de chars italiens pour des chars en état. Le général Koenig se voit donc forcé d'envoyer un détachement, sous les ordres du capitaine de Lamaze, pour incendier et finir de détruire ces chars de sorte que la RAF ne fasse pas trop de dégat. Le détachement tente une sortie le 28 mai mais se heurte à un détachement de la division Trieste. Malgré le faible équipement en canon antichars du détachement français (3 canons de 75) celui-ci réussit à détruire 7 automitrailleuses Fiat-Ansaldo mais est forcé de se retiré dans le camp. Le 29, c'est le capitaine Sairigné qui tente une sortie, lors de laquelle il réussi à détruire trois chars allemands.

Le 31 mai, le camp retranché de Bir-Hakeim est ravitaillé par un convoi de 50 camions, mené par le capitaine Dulau à 7 h du matin. Pendant le déchargement des camions les Français envois trois détachements patrouillé dans les alentours de manière à prévenir toute attaque allemande. Le détachement du capitaine Sairigné détruit à cette occasion 5 chars ainsi qu'un atelier de réparation de blindé allemands. Avec ce convoi est arrivé le général Larminat, commandant des forces française en Libye, Miss travers, conductrice anglaise du général Kœnig et M Benar, un journaliste. Le convois et ses passagers quit le camp le 1er juin au soir en emmenant avec lui 243 prisoniers germano-italiens ainsi que les Hindous et les blessés. Le bilan de la brigade FFL depuis le 27 mai jusqu'au départ du convoi est de 41 chars détruits, 98 prisonniers allemands et 145 Italiens pour seulement 2 tués et 4 blessés.

Ce même 31 mai, les Allemands sont forcé de reculer vers l'ouest suite à une offensive de la 150e brigade anglaise mais celle-ci est mise en piéce et des le 1er juin l'encerclement de Bir-Hakeim est de nouveau en place.

Rommel qui a remporté de nombreux succès contres les Britanniques durant la même période, ne peut tout de même pas laisser ce camp retranché sur ses arrières, il doit donc s'en débarrasser avant de continuer l'offensive, pour cela il fait venir en renfort la division Trieste ainsi que la 90e division motorisée allemande ainsi que divers régiments pris au sein d'autres divisions. Le 1er juin, la Lutfwaffe bombarde le camp à plusieurs reprises. Le 2 juin, Rommel envoie des parlementaires italiens au général Kœnig. Ils sont reçus, font une proposition de reddition puis sont renvoyer en dehors du camp.

Du 2 au 10 juin un duel d'artillerie a lieu, plus de 40 000 obus de gros calibre sont tirés (allant du calibre 105 au 220 mm) et une grande quantité de bombes, les Français eux tirerons 42 000 obus de 75 mm.

La seule réponse de la brigade FFL sera une salve de canon du 1er régiment d'artillerie qui détruira quelque camion allemands. Les 3 et 4 juin 1942, tous les assauts germano-italiens sont repoussé alors qu'ils sont précedé de tir de canons de 105 mm et de bombardement.

« Une invitation à se rendre, portée aux assiégés par nos parlementaires, ayant été repoussée, l'attaque fut lancée vers midi, menée du Nord-Ouest par la division motorisée Trieste, et du Sud-Est par la 90e division motorisée allemande, contre les fortifications, les positions et les champs de mines établis par les troupes françaises. La bataille de juin commença par une préparation d'artillerie ; elle devait se poursuivre pendant dix jours durant et avec une violence peu commune. Pendant cette période, j'assumai moi-même, à plusieurs reprises, le commandement des troupes assaillantes. Sur le théâtre des opérations africaines, j'ai rarement vu combat plus acharné. »
« C'est ainsi que commence l'attaque du Sud mais bientôt, il s'avère que, malgré nos succés du début, les positions de défense sont établies en profondeur et occupées par un adversaire qui se défend farouchement. Sous les ordres du général Kleemann, chevalier de la Croix de fer, venant du front russe, les pionniers réussissent, après un travail sans prix, à ouvrir une brèche dans la première ceinture de mines. La vigueur avec laquelle toutes les armes de la défence sont concentrées sur cette brèche est si forte que l'attaque est repoussée. De nouveau, on approche assez près des lignes intérieures, mais là, la grêle de projectiles devient si forte que ce serait de la folie de faire un seul pas en avant dans cette contrée qui n'offre aucun abri naturel... Un abri est, ce jour-là, une possession très précieuse. Mais c'est bien plus terrible pour les défenseurs de Bir-Hakeim qui, jusqu'au matin du 8 juin où commence le deuxième acte de l'attaque sur la forteresse du désert, ont subi 23 vagues de Stuka. Sans interruption, les lourdes et plus lourdes bombes allemandes tombent dans leurs positions et sur leur artillerie, des avions italiens viennent aussi, toujours et toujours, au-dessus du point d'appui, répandre la mort. Je n'aimerais pas être dans cet enfer me dit un camarade qui se trouve à côté de moi dans l'abri, tandis que nous voyons à la jumelle toujours de nouvelles colonnes de fumée et de flammes qui forment une ceinture autour du point central de la position. »
« Les Français disposaient de positions remarquablement aménagées ; ils utilisaient des trous individuels, des blockhaus, des emplacements de mitrailleuses et de canons antichars ; tous étaient entourés d'une large ceinture de mines. Les retranchements de cette sorte protégent admirablement contre les bombardements par obus et des attaques aériennes : un coup au but risque tout au plus de détruire un trou individuel. Aussi, pour infliger des pertes notable à un adversaire disposant de pareilles positions, est-il indispensable de ne pas lésiner sur les munitions. La principale difficulté consistait à ouvrir des brèches dans les champs de mines, sous le feu des troupes françaises... Appuyés par les attaques continues de l'aviation, les groupes d'assaut, composés de troupes appartenant à diverses armes et prélevées sur différentes unités, engagèrent l'action au nord et au sud. Mais chaque fois, l'assaut était stoppé dans les fortifications remarquablement bien établies par les Français. Chose curieuse, le gros des troupes anglaises s'abstint d'intervenir pendant les premiers jours de l'offensive lancée contre Bir-Hakeim. Seule l'Ariete fut attaquée le 2 juin, mais elle opposa à l'assaillant une résistance opiniâtre... Nous n'avions plus à craindre de voir les Britanniques lancer d'importantes attaques de diversion contre nos forces qui investissaient Bir-Hakeim et nous espérions poursuivre notre assaut contre la forteresse sans risquer d'être dérangés. Le 6 juin, à 11 heures, la 90e division motorisée partit de nouveau à l'assaut des troupes françaises commandées par le général Kœnig. Les pointes avancées parvinrent à 800 mètres du fort, puis l'offensive s'arrêta. Le terrain, caillouteux, n'offrait aucune possibilité de camouflage et le feu violent des Français ouvrait des brèches dans nos rangs. Dans la soirée, l'assaut fut interrompu pendant que l'encerclement se resserrait autour du point d'appui. De faible attaques de dégagement lancées par la 7e brigade motorisée britanniques contre la 90e division motorisée, furent repoussées. Au cours de la nuit du 6 au 7 juin, dans le secteur occupé par cette dernière unité, nous réussîmes à ouvrir des couloirs dans les champs de mines et, à la faveur de l'obscurité, les groupes d'assaut parvinrent à distance d'attaque. L'ouvrage fut soumis à un sévère bombardement par l'artillerie et l'aviation et, le 7 juin, au matin, l'infanterie repartit à l'assaut.
Malgré son mordant, cet assaut fut stoppé par le feu de toutes les armes dont disposaient les encerclés. Ce n'est qu'au nord de Bir-Hakeim que les groupes de combat réussirent quelques pénétrations dans le dispositif ennemi. C'était un admirable exploit de la part des défenseurs français qui, entre-temps, s'étaient trouvés totalement isolés. Le 8 juin, l'attaque se poursuivit. Pendant toute la nuit, nous n'avions cessé de lâcher des fusées et de battre les positions de défense avec nos mitrailleuses pour empêcher les Français de prendre du repos. Et pourtant, le lendemain, lorsque mes troupes repartirent, elles furent accueillies par un feu violent, dont l'intensité n'avait pas diminué depuis la veille. L'adversaire se terrait dans ses trous individuels, et restait invisible. Il me fallait Bir-Hakeim, le sort de mon armée en dépendait. »

Le 7 juin, un dernier convoi arrive dans la nuit, il est guidé par l'aspirant Bellec, qui est passé a traver les lignes allemandes pour aller du camp retranché au convoi. Un brouillard couvre leur arrivé mais couvre aussi les préparatif de Rommel qui a fait venir du renfort (chars lourd, canon de 88, pioniers du colonel Hacker...). Le matin du 8 juin Rommel est fin prés a lancer une nouvelle offensive.

Le soir même le général Kœnig adresse un message à ses hommes, il a été informé que le 10 juin serait le dernier jour à tenir et qu'il pouront abandonner la position à l'ennemi le lendemin les Britanniques ayant pu se réorganiser durant le précieux temps où la 1re brigade française libre à bloquer l'Afrikakorps.

Pour le combat du lendemain, la brigade FL qui n'a pas été ravitaillé après les dur combats de la veille ne dispose plus de suffisamment de munitions pour la journée, les réserves d'eau sont quasiment épuisé, la RAF arrivera à fournir un ravitaillement aérien en eau de 170 litres qui servira surtout pour les blessés, la nourriture manque elle aussi. Jusqu'a 9h le brouillard empéche les combat de commencé et permet aux équipes téléphonistes du capitaine Renard de rétablir les lignes avec les Britanniques. Rommel de son coté à fait venir la 15e Panzerdivision. Dans la matinée la situation est relativement calme malgré quelques accrochage au nord-ouest entre le 66e régiment d'infanterie italien (appartenant a la division Trieste) et les hommes du lieutenant Bourguoin qui se battent à la grenade, et bien sur, comme toujours les bombardements d'artillerie et d'aviation sur le camp de la part des Allemands. À 13 h, les évements s'accélèrent, 130 avions germano-italiens bombardent le coté nord du camp, l'infanterie allemande lance son attaque tout en étant couvert par la 15e Panzerdivision qui bombardent lui aussi fortement les Français. La 9e compagnie du capitaine Messmer est enfoncé ainsi que le centre tenue par la section de l'aspirant Morvan, malgré tout la situation est rétablie grâce a une charge de Bren-Carrier. L'artillerie continuera malgré tout de piloné les Français jusqu'à 21 h, où une nouvelle offensive est lancé mais de nouveau repoussé. Après cet ultime assaut de l'Afrikakorps, les Français prévoit d'abandonner la position qui n'est plus d'aucune utilité aux Britanniques.

À 7 h 30 du matin, une majeur partie des hommes de la brigade FFL à réussi a rejoindre les lignes britanniques, la sortie est un succés d'autant plus que Rommel qui n'a pas encore compris que la position de Bir-Hakeim avait été abandonné durant la nuit se prépare a lancer un nouvel assaut contre la position. Les hommes de Rommel n'y découvrirons que quelque blessé et cadavre n'ayant pas réussi à fuir. En outre la Luftwaffe qui à épuisé son carburant au cour de 1400 sortie au-dessus de Bir-Hakeim n'a plus assez de carburant pour pousuivre et bombarder les colonnes FFL et britanniques, face à cela les Britanniques eux viennent de recevoir des renforts en troupe fraîche dans leur camp d'El-Alamein.

« Le 11 juin 1942, la garnison française devait recevoir le coup de grâce. Malheureusement pour nous, les français n'attendirent pas. En dépit des mesures de sécurité que nous avions prises, ils réussirent à quitter la forteresse, commandés par leur chef, le général Kœnig, et à sauver une partie importante de leur effectifs. À la faveur de l'obscurité, ils s'échappèrent vers l'Ouest et rejoignirent la 7e brigade anglaise. Plus tard, on constata qu'à l'endroit où s'était opérée cette sortie, l'encerclement n'avait pas été réalisé conformément aux ordres reçus. Une fois de plus, la preuve était faite qu'un chef français, décidé à ne pas jeter le fusil après la mire à la première occasion, peut réaliser des miracles, même si la situation est apparement désespérée. Dans la matinée, je visitais la forteresse, théâtre de furieux combats ; nous avions attendu sa chute avec impatience. Les travaux de fortification autour de Bir-Hakeim comprenaient, entre autres, 1 200 emplacements de combat, tant pour l'infanterie que pour les armes lourdes. »

Bilan des combats de Bir-Hakeim

Du coté de l'axe les pertes s'élevent à :

Du coté français (sur 3703 soldats présent) les pertes pendant le siége s'élevent à :

Du coté français les pertes durant la sortie sont de :

Au total 2619 hommes FFL arriveront a rejoindre les lignes britanniques.

De plus cela donnera lieu a de nombreux commentaire sur la valeur et le rôle des soldats français durant la guerre du désert.

« Vous entendez, messieurs, ce que raconte Koch. C'est bien une nouvelle preuve de la thèse que j'ai toujours soutenue, à savoir que les Français sont, après nous, les meilleurs soldats de toute l'Europe. La France sera toujours en situation, même avec son taux de natalité actuel, de mettre sur pied une centaine de divisions. Il nous faudra absolument, après cette guerre, nouer une coalition capable de contenir militairement un pays capable d'accomplir des prouesses sur le plan militaire qui étonnent le monde comme à Bir-Hakeim. »

Pour l'anecdote, Rommel impressionné par la résistance française et s'apercevant que les prisonniers français meurent de soif, donnera l'ordre de leur faire donner une ration égal à celle que recoivent les soldats de l'Axe, ce sur quoi il en accord avec Mussolini qui avait exigé de ses troupes que les prisonniers français soit bien traités.

2e Offensive: El-Alamein

Le 20 juin, l'Afrika Korps a atteint Tobrouk qui capitule le lendemain. Rommel fait à cette occasion 35 000 prisonnier appartenant aux unités suivantes:

Ainsi que la prise de:

L'attaque de Tobrouk à été mener par le général italien Navarrini à la tête des divisions germano-italienne :

Soit un total de 30 000 hommes dont 20 000 Italiens.

L'attaque est lancée à l'aube et dès 9 h 40, le général Klopper, commandant la place, se rend avec sa garnison.

« Vers 5 heure, le 21 juin, j'entrai dans la ville de Tobrouk. Elle offrait un spectacle lugubre. Presque toutes les habitations étaient rasées ou ne formaient plus qu'un monceau de gravats. La plupart des destructions remontaient au siège de l'année précedente. Par la via Balbia, je me dirigeai à l'ouest. Toute la 32e brigade blindée déposa les armes, et 30 chars en état de marche nous furent remis. Des deux côtés de la via Balbia, de nombreux véhicules continuaient à se consumer et, partout, ce n'étaient que des scène de destruction. À 6 km à l'ouest de Tobrouk, je rencontrai ensuite le général Klopper qui m'annonça la capitulation de la forteresse de Tobrouk. Il n'avait pu enrayer la défaite. »
« Soldats ! La grande bataille de Marmarique a eu pour courenement votre conquête de la forteresse de Tobrouk. Nous fais plus de 45 000 prisonniers et détruit ou capturé 1 000 véhicules blindés et environ 400 canons depuis le début de notre offensive du 26 mai. Au cours de l'âpre lutte des dernières semaines, votre vaillance et votre endurance nous ont alors permis de porter de terribles coups aux forces alliées. Grâce à vous, l'adversaire a perdu le noyau de son armée, qui s'apprêtait à passer à l'offensive, et, surtout, ses forces blindées ont été détruites. Au cours des prochains jours, je vous demanderai le grand effort final. »

Le soir même de la victoire Hitler téléphone à Rommel pour l'informer de sa promotion en tant que généralfeldmarshal de la Wermacht. Rommel déclara suite a ce coup de fil a ses officiers le félicitant : Ce serait bien mieux de m'envoyer une division blindée.

Aprés ce combat, le général italien Cavallero et le maréchal allemand Kesserling, soutenus par Mussolini, demandent à Hitler le feu vert pour lancer l'opération C3 visant à la prise de Malte. Le corps de débarquement italien, basé en Sicile, attend l'ordre de départ, mais Rommel demande à Hitler d'avoir la priorité et de pouvoir marcher dès maintenant avec des renforts sur Alexandrie. Il semblerait que Rommel n'ait pas perçu l'importance que pouvait avoir Malte vis-à-vis des ravitaillement tant allié qu'allemand. Rommel pour convaincre Hitler lui promet une marche rapide sur le Canal de Suez ainsi que sa prise. Hitler tranche en faveur de son tout nouveau maréchal et demande à Mussolini de repousser l'opération C3. Mussolini fera mieux en mettant le corps de débarquement à disposition de Rommel, qui a, il est vrai, bien besoin de renfort. Ce renfort c'est la division d'élite Folgore (qui est une unité de parachutistes). Le quartier général italien est lui consterné par cette décision.

« Le destin, Duce, nous offre une occasion unique qui ne se représentera plus dans le cadre de cette guerre. La 8e armée britannique est pour ainsi dire détruite, mais les instalations portuaires de l'Égypte sont, elles, presques intactes. Si nous ne poursuivons pas tout de suite sans relâche les restes de la 8e armée, il risque de nous arriver ce qui est arriver aux Anglais lorsqu'ils s'arrêtèrent en vue des portes de Tripoli pour envoyer des renforts en Grèce, en février 1941. Nous pouvons enfin, sous certaine conditions, arracher l'Egupte à l'Angleterre. Mon conseil est le suivant : ordonnez la poursuite des opérations jusqu'a l'anéantissement total des troupes britanniques. La chance au combat ne sourit qu'une fois aux condottieri : celui qui ne la saisit pas la perd pour toujours. »

Le 25 juin, le général Ritchie est remercié par l'armée britannique. Au Caire, les autorités britanniques commencent déjà à brûler les archives.

Le 29 juin, le 7e régiment de bersaglieri capture 6 000 Britanniques et prend la ville de Marsa-Matruh, qui est située a 150 km de Tobrouk. Mussolini, en apprenant cela, s'envole pour l'Afrique. Le commandement italien, et en particulier Batico, avertit Rommel de pas avancer trop vite, le ravitaillement ne pouvant être assuré sur de si longues distances sans être réorganisé, mais Rommel n'en tient pas compte et continue l'offensive. Cela est relativement téméraire étant donné l'état des division de l'Afrikakorps. Les unités italiennes sont alors dans l'état suivant :

Les unités allemandes (15 et 21e panzerdivision et 90e motorisée) ne compte plus qu'une soixantaine de chars. Pourtant entre le 26 mai et le 3 juillet 1942 les germano-italiens ont capturé 60 000 britanniques ains que détruit ou pris plus de 2 000 blindés.

« Nos forces étaient supérieures à celles de l'Axe. Nous avions plus de 100 000 hommes, eux moins de 90 000. Notre artillerie était plus forte dans une proportion de trois contre un, de même que pour les chars, et nous avions en ligne de nouveaux obusiers. Malgré cela, Tobrouk est tombé au bout d'une petite journée de combat. C'est un désastre. Nous nous sommes ensuite repliés jusqu'à Marsa-MAtruh, mettant 190 km de désert entre notre 8e armée et les forces ennemies. À peine cinq jours plus tard, les Germano-italiens arrivaient devant notre nouvelle position, et il nous faut décrocher, pénétrer toujours plus en Égypte, reculer encore. El-Alamein devra être tenu jusqu'à la mort. »

La 8e armée britanniques recoit pour tenir El-Alamein de serieux renfort et notamment la 9e division australenne, la 2e division néo-zelandaise (retiré du Proche-Orient où elles étaient en garnisons), ainsi que la 51e division métropolitaine et la 8e division blindée qui ont quitté la Grande-Bretagne vers la fin mai. En outre la 4e division hindoue vient d'être envoyé de Chypre.

Quant aux Germano-Italiens, leur seul renfort est la division Folgore qui n'arrive qu'a la mi-juillet.

« En juillet 1942, la Folgore était prête. En Afrique du Nord, il fallait de toute urgence des renforts ; c'est alors que me parvint l'ordre inattendu de nous transporter immédiatement par voie aérienne sur le front égyptien. La nouvelle fut accueillie dans mes bataillons avec un enthousiasme délirant. Ces parachutistes étaient tous volontaires, tous soldats dans cette arme depuis plus de deux ans. Ils avaient déjà combattu sur plusieurs fronts ; ils étaient fascinés par leurs nouvelles responsabilités, par le fait merveilleux de se distinguer, par le rôle exeptionnel qu'ils étaient appelés à jouer. Il faut ajouter que les épreuves auxquelles ils avaient été soumis avaient été dures, effrayantes.
Ainsi sur 1 000 volontaires arrivés à l'école parachutiste de Tarquina, 500 en général renonçaient au bout de quinze jours et abandonnaient le cours d'entraînement au saut. Ceux qui restaient étaient des hommes exceptionnels, vraiment choisis, des hommes qui ne craignaient aucun risque et qui plus tard au combat, ne furent obsédés que par une seule pensée : se comporter de façon telle que le compagnon d'armes qui est à vos côtés ne puisse jamais penser que vous avec peur. Tous, dans la division qui volait vers l'Afrique, s'imaginaient qu'en Égypte, ils allaient sauter sur les arrières des Anglais. Ils furent très déçus ! À peine débarqués, ils reçurent l'ordre de déposer les parachutes, et furent enrôlés dans les unités normales d'Infanterie, retranchées dans le sable, derrière des champs de mines. La déception fut grande, mais elle fut vite surmontée. »
« Les soldats britanniques étaient sûrement des combattants courageux, bien entrainés. Mais nos parachutistes avaient acquis dans les combats quotidiens la certitude de leur propre supériorité guerrière, ils savaient que leur combativité, leur audace, leur intelligence stratégique avaient fait naître chez l'adversaire un sentiment de crainte et de prudence. Supériorité psychologique, morale donc, poussée jusqu'à la conviction que, dans cet affrontement des qualités humaines, même le blindage des chars - instrument guidés par les hommes - ne comptait pas beaucoup. Tous portaient leur patrie et son drapeau dans leur cœur, tous étaient parfaitement préparés au combat et à la mort. Chacun était fébrile dans l'épreuve et les cœurs battaient à l'unisson. Tous étaient de la même trempe, sûrs de la solidarité absolue de leur camarades, animés par la même volonté obstinée de résister à l'adversaire, quel qu'en fût le prix. Ils étaient constamment sur le qui-vive, rapide à répondre à l'attaque brutale, toujours prêts à la contre-attaque, s'approchant de l'ennemi le plus possible, lançant des grenades à main. »

Ces 6 000 hommes de la Folgore sont placés au sud de la position germano-italienne. La Folgore a la charge d'une ligne de front d'environ 15 km alors qu'elle ne possède que 80 canons et qu'elle a en face d'elle trois division d'infanterie et une division blindée ce qui représente environ 60 000 soldats britanniques et surtout 400 canons, 400 chars et 150 automitrailleuses. La Folgore se sert du dispositif de défense que les Britanniques avait établi autour de la position avant que celle-ci ne soit prise par les forces de l'Axe. Au nord du dispositif, les alliés sûrs de leur supériorité numérique et technologique suite aux différent renfort arrivé avec du matériel moderne se lancent à l'attaque, le 10 juillet, de la position tenue par la division Sabratha, celle-ci perd 1 500 hommes dans cette seule journée mais l'intervention de la 15e Panzerdivision et de la division Littorio rétabli l'équilibre des forces et permet de repousser l'attaque. Rommel, qui lui aussi a ressu des renforts en matériel entre temps, tente aussi une offensive, le 13 juillet, mais se heurte a une défence solide et doit renoncer. Malgré tout la résistance de l'Axe qui se bat à un contre trois contre les hommes du général Auchinleck est un cuisant échec pour celui-ci.

« Le maréchal Rommel souffre d'un catarrhe de l'estomac et des intestins, de diphtérie nasale et de troubles circulatoires. Il n'est pas en état d'exercer son commandement au cours de la prochaine offensive. »

Ce constat de son médecin personnel, ne convaincra pas Rommel qui le 30 août lance une attaque d'envergure mais tous les assaut sont repoussé, Rommel ne parvient pas à avancer sur El-Alamein. Les Italiens du groupement Ruspoli (appartenant à la division Folgore) ont repris à leur compte la méthode des Français de Bir-Hakeim, ils creusent des trous individuels qui rende les bombardements peu efficaces puisqu'un tir au but, ne tue qu'un ou deux hommes. Le 31 août, le 19e régiment d'infanterie italien (appartenant à la division Brescia) est envoyé en renfort au groupement Ruspoli. Les combats se déroule sous un soleil de plomb, la temperature atteint régulierement les 55° C. Dans la soirée, c'est au tour de la 3e brigade néo-zélandaise tente un nouvel assaut des positions italiennes, mais celle-ci défendu avec ténacité brise l'attaque. Les Italiens - à cours d'obus et les autres munitions étant épuisé - attaquaient les chars en sortant de leur trous, puis lançant leur grenades à main avant de retourner dans leurs trous. Cette attaques coûte environ une quarantaine de chars aux Britanniques.

Le 5 août, une patrouille de la division Folgore, sous les ordres du lieutenant Stasi, réussi a capturé deux blindés britanniques ainsi qu'une vingtaine de soldats. Le 30 aout, le colonel Ruspoli, à la tête de son groupement, réussi à s'emparer de la côte 78 dans la dépression Kattara, il y fera une trentaine de prisonniers.

« Monsieur ! Vous déshonorez l'uniforme. Sachez que ces hommes sont prisonniers de l'Armée italienne. À ce titre, ils recevront tous les soins nécessaires. Vous pouvez disposer ! »
« En tant qu'unité parachutiste, la Folgore n'avait pas de véhicules. Comme nous étions massés dans la zone la plus éloignée des bases de ravitaillement, qui se trouvaient toutes sur la côte, nous étions ravitaillés par les autres divisions. Celles-ci faisaient de leur mieux pour nous aider. Mais, souvent, elles ne pouvaient nous apporter plus d'un demi-litre d'eau par personne, pour toute la journée. Eau rare et saumâtre, nourriture en conserve, soleil brûlant, vie dans les trous creusés dans le sable, intermèdes de bombardement le jour et la nuit, patrouilles nocturnes : voilà quelle était notre vie dans les tranchées du désert égyptien. Trois mois de cette vie avaient infligé à nos hommes de dures souffrances, avaient diminué leur résistance physique, mais n'avaient absolument pas entamé leur moral. Et, lorsque l'attaque ennemie se déchaîna contre les hommes de la Folgore, ils résistèrent. L'ennemi arrivait pourtant avec des troupes neuves, bien supérieures aux nôtres en nombre et en moyens. »

Le 22 septembre, Rommel, trop malade pour continuer a assurer le commandement de l'AK confie celui-ci au général Stumme. Le 23 Rommel, décolle de Derna à destination de Rome où il doit rencontrer Benito Mussolini. Aprés cette escale romaine, Rommel s'envole pour Berlin où il s'entretient cette fois avec le Führer puis après cela il part pour le centre d'hospitalisation du Semmering à proximité de Wienner-Neustadt. À ce moment-là, Hitler ne pense aucunement renvoyer Rommel en Libye mais plutôt sur le front russe. Début octobre, Rommel se rend à Berlin pour répondre à plusieurs interviews pour la presse allemande à laquelle il annonce que l'Afrika Korps atteindra bientot Alexandrie sans toutefois caché les difficultés de ravitaillements et l'avance de plus en plus dificile. Son moral est d'ailleur remonté suite à la promesse d'Hitler de lui envoyer très rapidement des chars Tigre I dont Rommel vient de voir le prototype. Rommel sera ensuite acclamé lors d'un meeting en son honneur dans le palais des sports de Berlin, où tout les dignitaires Nazi seront la pour le féliciter. À la tribune Rommel, fera un discour très optimiste sur la suite des opérations puis raconte des anecdotes sur les victoires aux quotidiens qu'il remporte à la tête de ses troupes.

En afrique pendant ce temps la, l'armée alliés renforces ses positions et en particulier celle d'El alamein. De plus les combats continue et ce sont en grande partie les italiens qui soutienne le poids des combats. Ainsi le 2 octobre, le 10e bataillon, du commandant Grossi, de la Folgore repousse à lui seul une attaque de la 6e brigade néo-zélandaise en détruisant 20 chars Grant mais perd son commandant dans ce combat. le 12, c'est le groupement Ruspoli qui reléve des troupes de la Division Trieste dans l'Himeimat et en particulier les côtes 103 et 125. Là, le groupement fais face à deux ennemis, la chaleur intenable et la maladie provoquée par celle-ci, dysentrie, insolations, scorbut,... et qui font des ravages dans les rangs italiens mais aussi les armées alliées qui ne cesse d'attaqurt la position. Malgré tout grâce aux pertes provoquée par les hommes du colonel Ruspoli mais aussi aux conditions de vie dans l'armée britannique plusieur mutineries ont lieu dont celle des troupes australiennes qui refusent tout simplement de retourner à l'assaut.

Mi-octobre Montgomery et sa 8e armée britanique, qui dispose mainteant de plus de 220 000 hommes ainsi que de 1600 chars, 1400 piéces antichars, un millier de canons et un millier d'avion, prépare une grande offensive sur El-Alamein ou sont retranché 96 000 germano-italien ne disposant que de 500 chars (dont 200 allemands seulement) 750 piéces antichars, de 480 canons et 340 avions. La plus grande partie des troupes germano-italienne sont italienne sur 12 divisions 8 sont italiennes (divisions Littorio, Trieste, Trento, Bologna, Brescia, Ariete, Folgore et Pavia) et 4 germaniques (15 et 21e panzerdivision, 90e division motorisée et 164e division d'infanterie) auquels il faut ajouter une brigade parachutiste sous le commandement de Ramcke. Dans la nuit du 22 au 23 octobre l'offensive britannique est déclenché mais celle ci ce solde par un echec. La division Folgorre continue quant à elle a faire des miracles et répousse les assaut répété de la 44e division d'infanterie et de la 7e division blindée britanniques renforcé de la 1re brigade de français libre, entre le 23 et le 25octobre.

Rommel bien que toujours en allemagne se tient malgré tout informé de ce qui ce passe en afrique. Le 24 octobre il apprend la mort du général Stumme mort d'une crise cardiaque ce qui le décide à reprendre le chemin de l'afrique au plus vite. Le 26 octobre il arrive et s'informe de la situation avec précision.

Le 3 novembre, la division Ariete, équipé de chars M13/40 se lance dans une lutte perdu d'avance contre des Sherman deux fois plus puissant que leur chars. Au soir du 4 novembre, il n'y a plus de division Ariete celle ci est anéantie. Mais ceci n'est qu'un exemple de ce qui arrive au divers régiment engagé dans cette lutte acharné.

Hitler avait donné l'ordre à Rommel de résister jusqu'au bout, malgré cela Rommel décide d'abandonner la bataille et de ne pas sacrifier inutilement les troupes et le materiel qui lui reste. Pour exemple il ne lui reste plus que 32chars le 4 novembre lorsque les combats cesse.

« La bataille tourne mal. Nous sommes tout simplements écrasés par le poids de l'ennemi. J'ai fait une tentative pour sauver au moin une partie de l'armée, et je me demande même si elle réussira. Je cherche nuit et jour un moyen de tirer de là nos troupes. Nous allons vers des jours difficiles, les plus difficiles, peut-être, qu'un homme puisse traverser. Les morts sont heureux, pour eux tout est fini. L'ordre du Führer exige l'impossible car une bombe peut tuer même le soldat le plus résolu. Il est évident qu'Hitler n'a rien compris à notre situation en Egypte. »

La retraite, plus ou moin aisé pour les allemands qui disposent d'un grand nombre de vehicule et donc d'une grande mobilité, est plus délicate pour les divisions italiennes. La division Trento sera encerclé le 5 novembre dans la région de Fouka. Son général, Francesco Scotti, se résignera à déposer les armes n'ayant plus de munitions. Plus au sud ce sont les reste des division Pavia, Brescia et Folgore qui capitule ce même jour. Les généraux Ferraro Orsi (10e corps) et Priederi (Brescia) se feront tuer au combat. Pour la Folgorre, la rédition se fait avec les plus grand honneur, le général Frattini rencontre le général de division Hugues (44e division d'infanterie). Les deux hommes se saluent puis Hugues prend la paroles: « Divers rapports me forçaient à croire que vous étiez mort. Je constate avec soulagement qu'il n'en est rien. » puis il ajoute: « Durant toute ma carrière de soldat, je n'ai jamais rencontré de meilleurs soldats que ceux de la folgore. » Frattini à les larmes aux yeux, la Folgore ne compte plus que 32 officiers et 262 soldats.