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Ronald Reagan



Ronald Reagan
Image:Reagan.jpg
Ordre 40e président des États-Unis
Dates de fonction 20 janvier 1981 - 20 janvier 1989
Prédécesseur Jimmy Carter
Successeur George Bush
Date de naissance Lundi 6 février 1911
Lieu de naissance Tampico, Illinois, États-Unis
Date de décès Samedi 5 juin 2004
Lieu de décès Bel Air, Los Angeles, Californie États-Unis
First Lady Nancy Davis
Profession Acteur
Parti politique Parti républicain
Vice-président George Bush


Ronald Wilson Reagan (6 février 1911 - 5 juin 2004) fut le 40e président des États-Unis (1981-1989) et le 33e gouverneur de Californie. Il était acteur de cinéma avant d'entrer en politique. Il est le président qui a vécu le plus longtemps ainsi que celui qui était le plus âgé au moment de son élection (69 ans et 349 jours). Il fut le premier divorcé à être élu au poste de président.

Sommaire

Premiers pas

Ronald Reagan fit ses études au Eureka College à Eureka, Illinois, et obtint son diplôme en 1932. Fils d'un père alcoolique, il démontra un talent précoce d'acteur et de conteur. Il commenta à la radio les matchs des Chicago Cubs (équipe de baseball) : à partir de brèves indications reçues par téléscripteur, son talent de conteur et son imagination lui permettaient de donner vie au jeu. En 1934, alors que son téléscripteur venait de tomber en panne au cours de la neuvième et dernière manche d'un match opposant les Cubs aux St. Louis Cardinals, il raconta même une action de jeu totalement fictive, jusqu'au rétablissement de sa ligne, dans laquelle les batteurs des deux camps développaient une capacité de plus en plus surhumaine à renvoyer des lancers vicieux.

Carrière cinématographique

Doté d'un physique avantageux et d'une belle voix, Reagan fut à Hollywood un acteur de second rôle très recherché. En 1940, il joua le rôle de George The Gipper Gipp (Georges le Tricheur) dans le film Knute Rockne, All American, d'où il garda le surnom « le Tricheur » tout le reste de sa vie. Ronald Reagan considérait lui-même qu'il tint son meilleur rôle dans Kings Row (1942). Autres films notables : Hellcats of the Navy et le ridicule Bedtime for Bonzo. Ronald Reagan se vit décerner une étoile sur le trottoir de Hollywood Boulevard, le Hollywood Walk of Fame.

Obligations militaires

Ronald Reagan fut nommé officier de cavalerie de réserve dans l'armée des États-Unis en 1935. Il fut versé dans l'armée d'active après Pearl Harbor et affecté dans une unité cinématographique de l'armée de l'air qui produisait des films d'entraînement et de formation. Il resta à Hollywood pendant la durée de la guerre.

Carrière télévisuelle

Ronald Reagan se tourna vers la télévision à la fin des années 50, à mesure que ses rôles au cinéma devenaient moins nombreux. Il finit sa carrière dans le spectacle comme animateur de l'émission Death Valley Days.

Débuts politiques

Ronald Reagan débuta en politique chez les démocrates de tendance libérale en soutenant Franklin Roosevelt et son New Deal. Il devint progressivement un authentique conservateur au plan social et fiscal. Il s'engaga dans la carrière politique pendant son mandat de président de la Screen Actors Guild (Guilde des acteurs de cinéma) en s'alignant sur le sénateur Joseph McCarthy et en coopérant avec la Commission parlementaire sur les activités anti-américaines (House Committee on Un-American Activities) pour « révéler l'influence communiste à Hollywood ». Il dénonça plusieurs de ses collègues prétendument communistes tout en étant fermement opposé, à l'inverse de nombreux anti-communistes, à l'interdiction du parti communiste américain (CPUSA). Son image politique s'affermit dans le climat anti-soviétique de l'Amérique des années 50 : employé par la société General Electric, Ronald Reagan prononça des discours anti-communistes dans des émissions de radio et fit des tournées de conférences. Aux élections présidentielles de 1964, Reagan fut un partisan convaincu du républicain conservateur Barry Goldwater. En 1966, Ronald Reagan fut élu gouverneur de Californie. Il tenta vainement de devenir le candidat du parti républicain en 1968. Une nouvelle tentative en 1976, contre le président sortant Gerald Ford, se solda par un échec à la convention du parti républicain. Il obtint finalement l'investiture républicaine en 1980. La campagne présidentielle fut marquée par l'affaire des otages en Iran. La presse occidentale accusa le camp Reagan d'avoir passé un accord secret pour garder les otages captifs jusqu'à l'issue des élections. La plupart des analystes pensent que l'incapacité de Jimmy Carter à résoudre la crise des otages a joué un grand rôle dans sa défaite et dans la victoire de Reagan. Ronald Reagan fut réélu très largement en 1984.

Présidence

Le 30 mars 1981, soixante-neuf jours après le début du mandat présidentiel, un déséquilibré nommé John Hinckley fit feu à six reprises et atteignit Ronald Reagan, James Brady, porte-parole de la Maison Blanche, un agent des services secrets et un officier de police. Reagan fut touché à la poitrine. Peu après l'opération d'extraction de la balle, qui avait de peu manqué le cœur, Reagan lança à ses chirurgiens : J'espère que vous êtes tous républicains, et en blaguant à sa femme Nancy : Chérie, j'ai oublié de plonger.

Reagan se décrivait lui-même comme étant :

Son bilan est généralement résumé ainsi :

Reaganomics

Le premier mandat du président Reagan fut notamment consacré au redressement d'une économie marquée par la stagflation (inflation/chômage). La politique reaganienne, en partie fondée sur la théorie moderne de l'offre (supply-side economics), chercha à stimuler l'économie par des réductions d'impôts massives. La plupart des économistes s'accordent sur le rôle stimulant d'une baisse de la pression fiscale, mais les économistes modernes de l'offre la créditent d'une très grande efficience. George Bush parlait « d'économie vaudou » à propos des idées économiques de Reagan, avant de devenir son vice-président. Cette politique ne devait pas tarder à être appelée Reaganomics, un terme employé à la fois par les détracteurs du président et par ses supporters. Les baisses d'impôts combinées à une augmentation forte des dépenses militaires conduisirent à un énorme déficit budgétaire et à une augmentation catastrophique de la dette publique, qui gonfla de près de 200 % entre le début du mandat de Reagan et celui de son successeur George Bush. D'un autre côté, le déficit fut légèrement atténué par des recettes fiscales en hausse que certains supporters du président Reagan attribuèrent à l'application réussie de la politique fiscale prônée par la théorie moderne de l'offre. Les critiques du président soutinrent qu'en dépit des déclarations de Reagan prônant un État fédéral moins tentaculaire, les dépenses fédérales et la bureaucratie avaient augmenté pendant ses mandats. Assez naturellement, il y a un désaccord sur les questions de la responsabilité de Reagan dans la sévère récession de 1982, de la forte croissance économique qui démarra à la fin du premier mandat et dura pendant le second mandat, et de la chute du pouvoir d'achat des salariés américains de 1981 à 1989.

L'Union Soviétique et la guerre froide

Comme la plupart des hommes politiques américains importants, Reagan avait une véritable présence scénique. Il sut toujours entendre et tirer parti de l'opinion publique. Sa voix calme et son langage ferme lui valurent le surmon de grand communicateur (Great Communicator). Le 8 mars 1983, il qualifia l'Union Soviétique d'« Empire du mal » (Evil Empire). Plus tard durant son mandat, alors qu'il parlait en face du mur de Berlin, il mit au défi le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev de détruire le mur. Certains historiens estiment que ces caractéristiques auraient été insignifiantes sans son enthousiasme perceptible pour les États-Unis et sa forte croyance dans l'individu.

De nombreux partisans du président Reagan prétendent qu'il a gagné la guerre froide. Les experts considèrent cependant que l'effondrement du communisme en 1989 en Europe de l'Est et en Union Soviétique est imputable à la crise économique du système soviétique et à l'échec des réformes économiques et politiques du président Gorbatchev. La politique de Reagan en matière de défense s'articulait autour d'un fort soutien à l'armée et de la création de la doctrine « Paix dans la force » (Peace through Strength). L'Initiative de Défense Stratégique (IDS) est une de ses initatives les plus controversées : moqué par ses opposants sous le nom de « Star Wars » (« Guerre des Étoiles ») - soulignant son caractère fantastique ou impraticable, il s'agissait d'un système de missiles de défense, ayant pour objectif de rendre les États-Unis invulnérables aux attaques de missiles nucléaires soviétiques.

Les critiques de l'IDS soutenaient que son objectif technologique était irréalisable. Par ailleurs, selon eux, sa mise en œuvre relançait la course aux armements et augmentait l'instabilité des futures crises internationales. D'autres critiques faisaient valoir que les investissements extraordinaires que nécessitaient les multiples programmes de l'IDS constituaient un gaspillage militaro-industriel. Les défenseurs de l'IDS considéraient le projet comme un clou dans le cercueil de la course aux armements avec l'Union soviétique : il s'agissait pour eux de démontrer aux soviétiques que leur arsenal de missiles nucléaires deviendrait obsolète et d'alourdir les dépenses militaires soviétiques en imposant des investissement supplémentaires pour maintenir une force nucléaire dissuasive. Reagan entretint une amitié étroite avec plusieurs leaders conservateurs à travers le monde, notamment Margaret Thatcher en Grande-Bretagne et Brian Mulroney au Canada. D'une manière générale, Reagan multiplia les contacts personnels avec les chefs d'État, notamment en les invitant dans son ranch ou à Camp David pour des rencontres informelles.

Un autre aspect de la politique de Ronald Reagan, qui a été appelée la « doctrine Reagan », consista à combattre de plus en plus fermement l'influence communiste en Amérique latine. Cette action, très controversée, conduisit au soutien de gouvernements militaires anti-communistes peu respectueux des droits de l'homme. Les détracteurs du président Reagan l'accusèrent d'ailleurs d'entreprendre des actions de guerilla secrètes et illégales. En 1983, Reagan ordonna l'invasion de la petite île de Grenade qui venait de subir un coup d'État communiste. Vers la fin de son mandat, Reagan appuya l'émergence démocratique en Amérique latine en fournissant une aide financière généreuse aux États qui organisaient des élections libres.

L'affaire Iran-Contra

L'administration Reagan connut un scandale important et fit l'objet d'enquêtes portant sur son soutien secret aux conflits iranien et nicaraguéen : « l'affaire Iran-Contra ». Deux membres de l'administration, le conseiller à la sécurité nationale John Poindexter et le colonel Oliver North, avaient concocté un plan élaboré pour vendre des armes au gouvernement iranien et distribuer le bénéfice aux guerillas Contras anti-communistes au Nicaragua, pays qui souffrait d'une guerre civile sanglante. Ces deux actions étaient illégales. Reagan déclara qu'il ignorait cette fraude mais admit qu'il avait approuvé la vente initiale d'armes à l'Iran, faisant valoir que ces ventes devaient aider à la libération des otages américains retenus au Liban par le groupe de terroristes Hesbollah, lequel était soutenu par l'Iran. Reagan fit connaître rapidement son souhait de voir nommer un procureur indépendant pour enquêter sur le scandale qui prenait de l'ampleur et collabora avec ce procureur. Cette réaction sauva son mandat. Il ne fut reconnu coupable que d'avoir exercé un contrôle négligent sur son équipe, fait qui expliquait son ignorance des ventes d'armes. Quoique considéré comme un honnête homme par la plupart des américains, plusieurs autres scandales affectèrent ses mandats : corruptions et trafics d'influence impliquant les membres du cabinet présidentiel débouchèrent sur la condamnation ou la démission de plus de 130 officiels. La réputation du président n'en souffrit pourtant pas ce qui lui valut d'être affublé d'un nouveau surnom, le « président Teflon », par la député Patricia Schroeder. Un terme qui servit plus tard pour d'autres présidents et d'autres scandales.

Lutte anti-drogue

La politique de Reagan en matière de lutte anti-drogue aggrava les peines d'emprisonnement des infractions à la législation sur les stupéfiants tout en diminuant les fonds alloués au traitement médical de la dépendance à la drogue. Cette politique déboucha sur une augmentation dramatique de la population carcérale aux États-Unis. Les critiques affirmèrent que cette politique avait peu d'impact sur les ventes de produits stupéfiants ou sur les statistiques criminelles mais constituait un très lourd fardeau financier et humain pour la société américaine. Néanmoins, la fermeté en matière de répression de la délinquance fut une part importante de la politique du président Reagan. Cette circonstance, ajoutée à la baisse du budgets sociaux, explique qu'on reprocha parfois à Reagan son indifférence aux classes défavorisées.

Divers

Reagan licencia 11 359 contrôleurs aériens en grève le 5 août 1981 pour avoir ignoré son injonction de reprise du travail. Curieusement, le syndicat des contrôleurs aériens (Professional Air Traffic Controllers Organization-PATCO) avait été l'un des rares à soutenir le candidat Reagan face à Jimmy Carter quelques mois auparavant.

Reagan envoya les Marines au Liban au printemps 1983. Après plusieurs attentats mineurs, un camion plein d'explosifs détruisit leur caserne et causa la mort de 241 Marines. Deux jours plus tard, Reagan ordonna l'invasion de Grenade, petite île des Caraïbes. Trois mois plus tard, les Marines furent retirés du Liban.

Le 13 juillet 1985, Reagan subit une opération chirurgicale pour se faire retirer un polype cancéreux du colon. La clause d'interim présidentiel, prévue par le 25ème amendement à la Constitution des États-Unis et investissant sous certaines conditions le vice-président, fut invoqué pour la première fois de l'histoire à cette occasion. Le 5 janvier 1987, Reagan subit une opération de la prostate qui alimenta l'inquiétude sur son état de santé.

Le président Reagan fut critiqué en 1985 lors d'un incident au cours d'un voyage officiel en République Fédérale d'Allemagne. Le 11 avril, la Maison Blanche annonça que le président visiterait le cimetière militaire de Bitburg et déposerait une couronne en mémoire des soldants allemands morts pendant les deux guerres mondiales. Ce geste devint controversé quand il apparut qu'un petit nombre des tombes (entre 49 et 56) contenaient les restes de soldats ayant servis dans les unités Waffen SS. Malgré les protestations, notamment de Elie Wiesel, Reagan passa outre en considérant que son geste aiderait à la réconciliation entre les anciens ennemis.

Il essaya de faire classer le Ketchup (voir malbouffe) dans les légumes.

Héritage et retrait de la vie publique

À bien des égards, Reagan fut le fondateur du parti républicain moderne. Sa redéfinition du conservatisme fiscal fondé sur des baisses d'impôts ne prenant pas en compte l'équilibre budgétaire ; son opposition à l'imposition progressive, aux questions de protection de l'environnement et à l'avortement ; l'importance accordée à une opinion publique puritaine (the Moral Majority) ; et même son soutien aux systèmes de missiles de défense, sont autant de points qui sont devenus caractéristiques des leaders républicains postérieurs, y compris George W. Bush. Les prédécesseurs immédiats de Reagan, tels que Richard Nixon et Dwight Eisenhower ne les auraient pas accepté dans un programme du parti républicain.

Quatre ans après son départ de la Maison Blanche, en 1992, la maladie d'Alzheimer fut diagnostiquée chez Reagan et le contraignit progressivement à l'isolement. Il informa la pays dans une lettre du 5 novembre 1994. Dans les années qui ont suivi, il perdit la capacité de parler de manière cohérente puis d'effectuer des tâches simples. Il se brisa la hanche dans une chute en 2001, réduisant encore son autonomie. Il fêta son 93e anniversaire en 2004 et devint ainsi l'ancien président le plus âgé de l'histoire des États-Unis.

Il est décédé le 5 juin 2004 dans sa maison de Bel Air à Los Angeles (Californie).

Citation

Répondant aux critiques en 1980 après avoir confondu « dépression » et « récession », Reagan avait affirmé en public: «On m'a dit que je ne pouvais pas utiliser le mot dépression. Je vais vous donner la définition. Une récession c'est quand votre voisin a perdu son emploi et une dépression c'est quand vous perdez le vôtre. La reprise, c'est quand Jimmy Carter perd son poste».

Voir aussi

Liens externes


80px Chronologie des présidents des États-Unis depuis 1789
(voir aussi : Histoire - États-Unis d'Amérique - Maison Blanche)
45px

1789 : Washington
1797 : J. Adams
1801 : Jefferson
1809 : Madison
1817 : Monroe
1825 : J. Q. Adams
1829 : Jackson
1837 : Van Buren
1841 : W. H. Harrison

1841 : Tyler
1845 : Polk
1849 : Taylor
1850 : Fillmore
1853 : Pierce
1857 : Buchanan
1861 : Lincoln
1865 : A. Johnson
1869 : Grant

1877 : Hayes
1881 : Garfield
1881 : Arthur
1885 : Cleveland
1889 : B. Harrison
1893 : Cleveland
1897 : McKinley
1901 : T. Roosevelt
1909 : Taft

1913 : Wilson
1921 : Harding
1923 : Coolidge
1929 : Hoover
1933 : F. D. Roosevelt
1945 : Truman
1953 : Eisenhower
1961 : Kennedy
1963 : L. B. Johnson

1969 : Nixon
1974 : Ford
1977 : Carter
1981 : Reagan
1989 : G. Bush
1993 : Clinton
2001 : G. W. Bush
2004 : G. W. Bush




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