| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
La réduction du temps de travail (RTT) est une politique mise en place par Martine Aubry, sous le gouvernement de Lionel Jospin, visant à réduire la durée hebdomadaire de travail afin de créer des emplois et de relancer l'économie en France, pour lutter contre le chômage par le partage du travail (bien qu'il n'y ait pas partage des postes de travail eux-mêmes.
Cette politique s'inscrit dans un temps de travail maximum de 48 heures, d'après les directives de l'Union européenne.
Elle s'inscrit dans une histoire de réduciton du temps de travail en France depuis le début du XX°ème siècle, qui a été portée entre autre par M De Robien.
Cette politique a tout d'abord donné lieu à une Loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail (Loi n°98-461 du 13 juin 1998) ayant pour but de préparer le terrain et informer le patronat, puis à une Loi relative à la réduction négociée du temps de travail (Loi n°2000-37 du 19 janvier 2000) pour fixer les règles d'application du passage aux 35 heures.
Le projet était de réduire la durée hebdomadaire du travail de 39 heures à 35 heures. Concrètement, le salarié continue, la plupart du temps, de travailler 39 heures, mais les heures supplémentaires qu'il effectue (4 heures par semaine) sont cumulées pour être utilisées sous forme de demi-journées ou de journées complètes de repos compensatoires (RC). En fait, l'aménagement des 35 heures s'est fait au cas par cas, et a donné lieu à des discussions (parfois tendues) entre le patronat et les employés.
Quelques formules des 35 heures :
Le mot RTT est entré dans le vocabulaire courant pour désigner, par extension de sens, les journées de repos compensatoires (RC) gagnées grâce à la réduction du temps de travail.
L'impact de l'application de la réduction du temps de travail est controversé, les études ne permettant pas à l'heure qu'il est de trancher sur le nombre de créations ou de destruction d'emplois (par faillites anticipées éventuelles d'entreprises) résultant du passage aux 35 heures. L'opposition de droite à la réforme critique le coût important de ce progrès social, pour l'État et les entreprises. Il convient de tenir compte des facteurs suivants, qui ne vont pas tous dans le même sens :
Les avis restent à ce jour (2004) partagés; le nombre de dépôts de bilan lui-même reste délicat à interpréter : s'agit-il d'un effet des 35 heures, ou d'un manque de compétitivité de quelques entreprises que le passage aux 35 heures n'a fait que révéler un peu plus tôt ? Personne ne semble avoir de véritable réponse, et le jeu de surenchère des partis politiques ne fait rien pour éclaircir le débat.


