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Rudolf Hess (écrit en Allemand Rudolf Heß) (né à Alexandrie (Égypte) le 26 avril 1894 - décédé à Berlin (RDA) le 17 août 1987) fut un personnage majeur de l'Allemagne Nazi.
Né dand une famille de commerçants, il sert sous l'uniforme allemand lors de la Première Guerre mondiale. Il adhère au NSDAP en 1920 où il rencontre Hitler, qu'il aidera à écrire Mein Kampf alors qu'ils étaient emprisonnés ensemble après le Putsch de Munich (1923). Il devint plus tard le secrétaire particulier d'Hitler, se hissant finalement au 3e rang des hommes qui menèrent le régime Nazi, après Hitler et Hermann Göring.
Hess eut une position privilégiée au rôle d'adjoint d'Hitler lors des premières années du mouvement Nazi, mais fut petit à petit mis de côté dans les années 1930 à mesure qu'Hitler accaparait de plus en plus les pouvoirs. Cette tendance à marginaliser son rôle s'accrue durant les premières années de la Seconde Guerre mondiale, qui focalisa toute la gloire populaire sur les lieutenants d'Hitler : Göring, Joseph Goebbels et Heinrich Himmler. Il fut cependant nommé membre du Conseil de la défense du Reich en 1939, ainsi destiné à prendre la suite de Hitler et Göring.
Hess fut aussi le personnage central d'une des histoires les plus rocambolesques de la deuxième guerre mondiale : si on en croit William Shirer, auteur de Grandeur et décadence du Troisième Reich, Hess aurait pris un avion jusqu'au Royaume Uni en mai 1941, sautant en parachute de son Messerschmitt Bf 110 sur Ayrshire le 10 mai, se cassant la cheville, dans l'espoir de rencontrer le Duc d'Hamilton.
Hess supposait qu'Hamilton était un opposant de Winston Churchill et le rejoint car (paradoxalement) il ne voulait pas directement négocier avec Churchill et son cabinet car il les tenait responsable du déclenchement de la guerre. Ainsi, il n'imaginait pas pouvoir négocier la paix avec eux. Sa proposition de paix fut similaire au marché proposé par Hitler à Chamberlain juste avant l'invasion de la Pologne : l'Allemagne protégerait l'empire Britannique et ce tant que l'Angleterre ne s'opposerait pas aux projets Allemands.
L'étrange comportement de Hess ainsi que sa proposition extrême achevèrent de le discrediter en tant que négociateur, surtout lorsqu'il devint certain pour Hamilton qu'il n'était pas mandaté par le régime. Il fut emprisonné à la Tour de Londres. Hitler fit alors dire que Hess était devenu fou, et avait agi selon sa seule initiative. Martin Bormann lui succéda au poste d'adjoint.
Hess fut jugé au procès de Nuremberg après la guerre pour crimes contre la paix et fut condamné à perpétuité sur insistance des soviétiques. Pendant les années qui suivirent, il fut le « prisonnier numéro 7 ». Après la libération de Baldur von Schirach et Albert Speer en 1966, il resta le dernier prisonnier de la prison de Spandau (Berlin Ouest). Ses gardes ont dit de lui que sa santé mentale s'était profondément dégradée, et qu'il avait perdu la mémoire.
Il mourut en 1987, toujours emprisonné à Spandau. Sa mort fut qualifiée de suicide, bien que son fils Wolf Rüdiger Hess ait toujours défendu un assassinat perpétré par les SAS Anglais.
Après la mort de Hess, les néo-nazis d'Allemagne et de toute l'Europe se retrouvèrent à Wunsiedel, où il fut enterré, pour une « marche de la mémoire ». Ces manifestations se renouvellent chaque année, le jour anniversaire de la mort de Hess, bien qu'interdites de 1991 à 2000 (années durant lesquelles les marches eurent lieu dans diverses villes des alentours). Les marches de 2002 et 2003 (à nouveau autorisées) rassemblèrent 2 500 néo-Nazis.


