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| Saint-Denis | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Île-de-France |
| Département | Seine-Saint-Denis (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement de
Saint-Denis (chef-lieu) |
| Canton | Canton de Saint-Denis (chef-lieu) |
| Code INSEE | |
| Code postal | |
| Maire Mandat en cours |
Patrick Braouezec |
| Intercommunalité | communauté d'agglomération Plaine Commune |
| Longitude | |
| Latitude | |
| Altitudes | moyenne : minimale : maximale : |
| Superficie | 1 236 ha = 12,36 km² |
| Population sans doubles comptes |
85 832 (1999) |
| Densité | hab./km² |
Saint-Denis est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Dyonisiens.
| Sommaire |
Saint-Denis est une ville proche banlieue nord de Paris, dont elle est limitrophe, chef-lieu d'un arrondissement du département de la Seine-Saint-Denis (93) depuis 1993. Elle fut autrefois une sous-préfecture du département de la Seine.

Agglomération gallo-romaine au IIe siècle, alors appelée Catolacus ; traversée par la voie
Lyon-Harfleur.
Au IIIe siècle, une petite compagnie de missionnaires venus d'italie pour apporter la foi chrétienne en Gaule atteint
Lutèce. Parmi eux, Denis, qui sera le premier évêque de la ville. Selon Grégoire de Tours qui le
raconte trois siècles plus tard, Denis est martyrisé et décapité à Montmartre, mais cela ne l'arrête pas : il marche la tête
sous le bras jusqu'au village de Catolacus où il s'effondre et où il sera enterré.
Plus tard ce seront des rois, reines et princes de France qui seront à leur tour inhumés à Saint-Denis, donnant une destinée historique
et un développement considérable à l'église abbatiale.
Au début du VIIe siècle, Dagobert fit reconstruire l'oratoire et le prieuré élevé par sainte Geneviève en 475, et créa une foire qui devint au XIIe siècle : la foire du Lendit ; dès le Moyen Âge, les marchands y vinrent de toute l' Europe et de Byzance ; la foire était inaugurée chaque année par le Recteur de l' Université de Paris qui y venait en grande cérémonie (il levait à cette occasion son droit sur tout le parchemin mis en vente et en constituait la provision nécessaire à tous les collèges).
En 1125, affranchissement des habitants par Suger, abbé de Saint-Denis, conseiller éminent de Louis VI et de Louis VII, qui reconstruisit l'abbatiale et l'agrandit. Inhumation de Saint Louis le 21 mai 1277. Le 10 novembre 1567, bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants (ces derniers furent vaincus mais eurent le temps de dépouiller les châsses de leurs joyaux et profanèrent les sépultures) ; le connétable Anne de Montmorency y trouva la mort. La ville souffrit aussi des guerres de la Ligue. Elle se rendit le 9 juillet 1590 à Henri IV, qui abjura en 1593 dans l'abbatiale.
En 1648, institution de six Rosières annuelles, tradition qui s'est maintenue jusqu'à nos jours. Au temps de la Fronde, la ville subit pillages, viols, assassinats et incendies. Louis XIV y créa des filatures, des tissages et teintureries.
En 1756, construction par Charles-Axel Guillaumot de la caserne des Suisses (disparue aujourd'hui) qui logeaient jusque là chez l'habitant. Louis XV y fit de fréquents séjours pour rendre visite à sa fille Louise-Marie au Carmel et traversait souvent la ville pour aller chasser dans la plaine Saint-Denis ; il fit tracer la route de la Révolte pour aller de Versailles à Saint-Denis sans passer par Paris. Jean-Jacques Rousseau y séjourna en juin 1767, à son retour d'Angleterre. En septembre 1792, formation du « bataillon Saint-Denis » qui fut envoyé. à Jemmapes. Le 17 septembre 1793, le nouveau régime rebaptisa Saint-Denis, « Franciade », nom qui lui resta jusqu'en 1800 ; ce fut aussi l'époque de la profanation des cercueils royaux.
Pendant la guerre de 1870, la ville fut bombardée et occupée par les Prussiens. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le commerce, l'artisanat et l'agriculture laissèrent la place à l'industrie lourde : à la fin du siècle, Saint-Denis comptait 80 usines dont la plus ancienne était une usine de métallurgie datant de 1784 (laminoir de plomb). En 1896, élection de la première municipalité socialiste ; ville « rouge » en 1920, après la manifestation de juin, des municipalités communistes élues jusqu'en 1930 ; le dernier maire, Jacques Doriot, quitta le parti communiste en 1934, il fut révoqué en 1936.
La commune se divise alors en 3 zones :
Cité natale de Paul Eluard et de l'affichiste et dessinateur Francisque Poulbot. Pierre Degeyter, compositeur et auteur de « l'Internationale » y vécut et y mourut en 1932 ; les peintres Louis-Gabriel Moreau, Albert Lebourg, Lépine, Georges Michel, Monet, Raffaelli, Signac, Utrillo y habitèrent.
Saint-Denis est membre-fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune, qui s 'étend sur sept villes, et joue un rôle économique fondamental aux portes de Paris.
La ville est chef-lieu de trois cantons:


