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Saint-Girons (Ariège)


Saint-Girons
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Arrondissement de Saint-Girons
(chef-lieu)
Canton
Code INSEE
Code postal 09200
Maire
Mandat en cours

Intercommunalité
Longitude
Latitude
Altitudes moyenne :
minimale : 390 m
maximale : 1230 m
Superficie ha
= km²
Population sans
doubles comptes

(1999)
Densité hab./km²

Saint-Girons est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées.

Liens externes


La ville est établie au centre d'un bassin, au contact de la montagne et des plaines et côteaux, enfin au confluent de la vallée du Salat et de deux affluents, le Lez et le Baup. Tout cela lui donne une position de carrefour.

- Point de contact pour les vallées de la montagne, - carrefour entre la montagne (et au-delà l'Espagne) et la plaine, la vallée de la Garonne et Toulouse au nord, - entre la Méditerranée et l'Atlantique. Dès la haute Antiquité, la route du sel, qui courait au pied des Pyrénées passait par St-Girons. Aujourd'hui, la ville est sur le trajet reliant le sud de l'Aquitaine française à la Catalogne espagnole par les tunnels de Puymorens et de Cadi.


La ville apparaît assez tardivement, mais son histoire ne peut pas être séparée de celle de la cité voisine de Saint-Lizier, fondée par les Romains. Du fait de la présence d'un site défensif, c'est à Saint-Lizier que les Romains établirent, sous le nom de Lugdunum Consoranum, le siège de la civitas des Consorani. Cette cité devint, par la suite et jusqu'en 1789, le siège d'un évêché.

Inversement, le site de Saint-Girons ne connut, pendant longtemps, que des entrepôts, en bordure du Salat, et quelques villae.

C'est vers 1100 que Saint-Girons apparaît en tant que ville, à la suite d'une période, l'An Mil, qui voit de profondes transformations dans l'Occident. La chrétienté n'est plus assiégée et va se développer tant d'un point de vue économique que démographique. Les populations qui s'étaient, au cours des siècles précédents, repliées dans les zones de montagnes, plus difficilement accessibles, descendent vers les plaines et vont peupler les villes ou en fonder de nouvelles. Le mouvement se poursuit, à tel point que, au XIII° siècle, la ville de Saint-Girons se donne, sur la rive opposée du Salat, la rive gauche, un nouveau quartier, une Villefranche. La ville se développe, lentement, à l'intérieur de ses fortifications. Le bâti est peu dense, les jardins nombreux, même si la trame des rues est serrée dans le centre de la ville.

Avec le XIX° siècle, la ville va s'étendre au-delà de ses fortifications transformées en boulevards. Vers la fin du XIX° siècle, le chemin de fer arrive à St Girons qui se trouve reliée, au nord au réseau national, la ligne Toulouse-Bayonne. Les liaisons locales ne sont pas oubliées. Une ligne est construite pour atteindre la préfecture voisine : Foix ; une autre pour remonter la vallée du Lez vers Castillon ; une dernière est construite pour remonter la vallée du Salat. Elle doit même franchir les Pyrénées pour atteindre l'Espagne par le tunnel de Salau. La ligne n'ira pas plus loin que la gare "internationale" jamais construite d'Oust-Seix.

Vers 1960 circulent les derniers trains de voyageurs sur la ligne Toulouse. Les derniers trains de marchandises sur cette meme ligne circulent au début des années 1970. Puis la route prend le relais du rail. Aujourd'hui, seul,le bâtiment de la gare subsu=site de cette époque.Les derniers trains de marchandises amenaient, sur St Girons, le bois utilisé par les papéteries de Lédar, la grande industrie implantée localement dès le XIX° siècle.

Le XIX° siècle voit de nombreuses activités s'installer, le long du salat pour utiliser la force motrice des cours d'eau. Il y a, commme partout, des moulins à farine, des moulins à scier le bois, des forges. Il y a aussi des moulins à fouler qui servent pour l'industrie textile. Le Salat, les moulins, le bois et l'industrie textile vont être le point de départ de deux aspects qui vont marquer l'histoire locale.

C'est d'une part, un enfant du pays, Aristide Bergès qui invente, loin de St Girons et des Pyrénées, certes, mais dans les Alpes, l'hydro-électricité, en récupérant le principe du fonctionnement des moulins, la roue qui devient la turbine des centrales électriques.

C'est, d'autre part, l'apparition des premières papèteries, qui vont prospérer en profitant des eaux limpides qui descendent de la montagne, parfois aussi des bois de la montagne. De ces usines, il en reste encore une dans la ville elle-même, dans le faubourg de Lédar. Elle alimente en papier la presse régionale. Une autre subsite dans l'agglomération de st girons, en amont de la ville, à La Moulasse dans la commune d'Eycheil. C'est l'usine de papier à cigarette JOB. Une troisième s'est maintenue, plus en amont, sur le LEZ, l'usine Martin d'Engomer. Il y a encore une vingtaine d'années, on en comptait une quatrième, en aval de la ville, à St Lizier. Elle a disparu dans le courant des années 80. Cette disparition illustre bien les difficultés de ces usines dans le monde actuel. Restructurations, changements de propriétaires et vagues de licenciements ou de pré-retraites ne font que se succéder.

La localisation de ces entreprises illustre un autre aspect du développement local : les activités s'implantent de plus en plus en dehors de la commune de St Girons et dans les zones industrielles ou de services qui ont été mises en place au niveau de l'agglomération, en particulier sur les communes de Lorp et de St Lizier.



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