Thérèse de Lisieux
Thérèse de Lisieux (née à Alençon le 2 janvier 1873, morte à Lisieux le 30 septembre 1897), nonne carmélite considérée comme sainte par les catholiques (Sainte Thérèse de
Lisieux).
Pour l'état-civil, elle s'appelait Thérèse Martin, fille de Louis Martin et Zélie Guérin. En religion, le nom complet qu'elle
se choisit fut « Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face ». Ses quatre sœurs furent toutes religieuses.
À quatre ans sa mère, une fabricante de lacets, mourut du cancer à Alençon. La
famille s'installa alors à Lisieux. Après l'entrée de sa sœur aînée dans les ordres, Thérèse tomba très malade. Elle passa près
de la mort mais fut sauvée, selon elle par l'intercession de Notre-Dame-des-Victoires. Son éducation est l'œuvre des bénédictines de Lisieux. Quelques années après, à l'âge de 15 ans, elle se
fit carmélite, après avoir obtenu une dérogation de Léon XIII qu'elle
sollicita directement. En 1896, elle fut atteinte de la tuberculose. Elle en mourut à 24 ans, laissant une autobiographie, L'Histoire d'une âme. Elle y
dessinait ce qu'elle appelait la « petite voie », faite d'humilité et d'abandon à Dieu.
À sa mort, elle était inconnue. Lors de l'introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprima sa
surprise. Néanmoins, elle fut béatifiée le 29 avril 1923 par Pie XI et canonisée le 17 mai 1925. Un
pèlerinage se mit alors en place sur sa tombe et dans la basilique de Lisieux
édifiée à cet effet à partir de 1929. Le 19
octobre 1997, elle fut proclamée docteur de l'Église par Jean-Paul II. Dans sa
lettre apostolique Divini amoris scientia, il expliqua :
- « Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d'autres docteurs, une présentation
scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant
d'un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère et la sainteté de
l'Église. »
Liens externes
Bibliographie
- 1926 : Lucie Delarue-Mardrus, Sainte Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions Eugène
Fasquelle. 160 p.
- 1934 : Henri Ghéon, Sainte Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions
Flammarion. 235 p.
- 1939 : Jean Missol. Sainte Thérèse de Lisieux. Son cœur, sa croix, sa
mission. Paris, Desclée, De Brouwer et Cie. 83 p.
- 1949 : Fernand Laudet, Sainte Thérèse de Lisieux. Tours : Maison
Mame. 257 p.
- 1950 : Paul Claudel,
Sainte Thérèse de Lisieux vous parle. Lisieux, Abbaye Notre-Dame-du-Pré. 21 p.
- 1953 : Louis Chaigne, Sainte Thérèse de Lisieux. Paris, Librairie Arthème
Fayard, coll. « Le Livre chrétien » n° 8. 128 p.
- 1954 : Abbé André Combes, Sainte Thérèse de Lisieux et sa mission, les grandes
lois de la spiritualité thérésienne. Paris, Bruxelles : Éditions universitaires. 267 p.
- 1963 : Joseph Courtès (sulpicien), La Voie de Thérèse de Lisieux.
Paris : Éditions Fleurus. 95 p.
- 1968 : Abbé Hippolyte Honoré, Le Message d'une femme, Thérèse de Lisieux.
Mulhouse : Éditions Salvator ; Paris et Tournoi : Éditions Casterman. 132 p.
- 1968 : Abbé Jean Lafrance, Thérèse de Lisieux et sa mission pastorale, essai
de pédagogie thérésienne. Paris : Éditions Desclée, De Brouwer. 295 p.
- 1972 : Guy Gaucher, La Passion de Thérèse de Lisieux : 4 avril-30
septembre 1897. Paris : Éditions du Cerf ; Éditions Desclée De Brouwer. 251 p.
- 1995 : Jean Guitton, Le
génie de Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions de l'Emmanuel. 157 p.
- 1995 : Jean-François Six, Lumière de la nuit : les dix-huit derniers mois
de Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions du Seuil. 268 p.
- 2000 : Guy Lehideux (textes) et Charlie Kieffer (dessins), Sainte Thérèse de
Lisieux. Étampes : Éditions Clovis, coll. « Chemins de lumière ». 38 p. Hagiographie sous forme de bande dessinée.
- 2002 : Claude Langlois, Le désir de sacerdoce chez Thérèse de Lisieux ;
suivi de Les trois vies de Thérèse au carmel. Paris : Éditions Salvator, coll. « Pierres d'angle ». 230 p. +
4 p. de planches.
– Liste non exhaustive –

