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Parmi les systèmes de vote, le scrutin uninominal
majoritaire à deux tours est un vote simple sans pondération. L'électeur doit choisir un candidat parmi plusieurs. On compte alors le nombre de voix obtenues
par chaque candidat. Si un candidat recueille la majorité absolue (plus de 50% des suffrages exprimés) il est élu. Sinon, on
organise une seconde élection, par exemple 8 à 15 jours plus tard, pouvant comporter un nombre plus réduit de candidats, et à
l'issue de laquelle est élu celui qui recueille le plus de voix (majorité relative) parmi les suffrages exprimés.
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Il existe de nombreuses modalités de mise en œuvre.
L'élection au premier tour peut être soumise à des conditions différentes :
L'élection au deuxième tour peut être précédée d'une élimination de certains candidats.
Ce système de vote est utilisé pour l'élection du président de la république dans de nombreux pays : La plupart des pays de l'Amérique latine, de l'Afrique francophone, en Europe (Autriche, Bulgarie, Finlande, France, Portugal, Russie, Ukraine).
On le retrouve aussi lors d'élections parlementaires ou législatives dans le vote par circonscriptions.
Le scrutin majoritaire à deux tours est un vote facile à dépouiller.
La présence d'un second tour permet un report des voix pouvant amener à un consensus. Il favorise aussi une division bi-partique du monde politique, cas particulier qui permet aux choix démocratiques de retrouver la caractéristique de cohérence (voir Théorème d'Arrow).
Le risque existe de voir la mobilisation du corps électoral s'effriter entre le premier et le deuxième tour. Certaines dispositions sont parfois mises en œuvre, dont :
L'élimination de candidats entre le premier et le second tour peut conduire aussi à l'élimination d'un candidat qui aurait pu recueillir un meilleur consensus. En particulier, lorsque le nombre de candidats au premier tour est très important, le vote des électeurs se dilue alors très fortement. Un dicton français dit qu'« au premier tour on choisit, au deuxième on élimine », mais il ne faut pas sous-estimer alors le risque de ne retrouver au deuxième tour que des personnes que l'on aurait toutes éliminées.
Lors des élections présidentielles françaises de 2002, le maintien d'un 3e candidat, ou l'absence de certains autres au premier tour, aurait sans doute conduit à un résultat différent. Mais le phénomène existe aussi dans d'autres modes de scrutin : aux États-Unis (un tour), la candidature de Ralph Nader est suspectée par exemple d'avoir coûté son éléction à Al Gore.
Certains théoriciens préconisent pour cette raison le système de vote pondéré, malgré son coût de dépouillement largement supérieur.
Projet ACE : Projet Administration et coût des élections


