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Sexisme


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Le sexisme est une forme de discrimination négative, idéologie selon laquelle il serait possible de hiérarchiser les être humains et de définir leurs fonctions sociales selon leur appartenance à un genre sexuel.

Le sexisme est fondé sur trois croyances différentes :

  1. la croyance qu'un genre sexuel est supérieur à un autre,
  2. la croyance que les hommes et les femmes sont très différents par nature ou selon des critères culturels, et que ceci doit se refleter fortement dans la société, le langage, la sexualité et les lois,
  3. la croyance que les hommes et les femmes sont légèrement différents (en excluant les différences biologiques flagrantes).

La plupart des dictionnaires considèrent les deux premières croyances comme sexistes, mais la troisième croyance comme généralement non sexiste. Certaines personnes, en particulier les masculinistes, soutiennent que seulement la première croyance est sexiste. La plupart des féministes soutiennent également que la troisième croyance est sexiste.

Dans la pratique, les croyances d'une personne ne se figent pas obligatoirement exactement dans une des trois croyances précitées. Par exemple, certains croient que les femmes devraient avoir l'égalité d'accès à tous les emplois, exceptés quelques positions religieuses. D'autres croient que tandis que les femmes sont supérieures aux hommes dans quelques domaines, dans la majorite des domaines c'est au contraire l'homme qui est supérieur à la femme.

Le sexisme peut d'également se rapporter à la simple haine des hommes (misandrie) ou des femmes (misogynie).

Les croyances sexistes sont des branches de l'essentialisme, philosophie qui soutient que des individus peuvent être compris (et souvent jugés) en ne se basant que sur les caractéristiques du groupe auquel ils appartiennent, dans ce cas-ci, leur genre sexuel (mâle ou femelle). Ceci suppose que tous les individus sont clairement définis dans la catégorie du « mâle » ou de la « femelle », principe qui est rejeté par l'existence d'individus intersexe (définis en fonction de leur génétisme et de leur physiologie).

La discrimination fondée sur le sexe est illégale dans de nombreux pays, mais la plupart d'entre eux ont des lois qui donnent des droits ou des privilèges à un genre plutôt qu'à l'autre (aux femmes disent les masculinistes, aux hommes disent les féministes).

A l'opposé de cette pensée, l'anti-sexisme est l'idée que l'on peut refuser la hiérarchisation des genres et des sexes. L'anti-sexisme soutient qu'il existe un droit aux différences individuelles, et questionne la construction sociale de chaque genre.

Sommaire

Sexisme envers les femmes

Association américaine contre le droit de vote aux femmes
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Association américaine contre le droit de vote aux femmes

Cette idéologie, que l'on nomme également machisme, prétend la supériorité de l'homme sur la femme en général ou dans un domaine particulier. Elle a souvent conduit à créer des discriminations sociales envers les femmes. C'est le sexisme de loin le plus répandu ; en proportion, le sexisme envers les hommes est quasiment anecdotique.

Source

Les discriminations s'appliquent souvent dans les deux sens ; par exemple, un xénophobe peut être victime de xénophobie quand il devient lui-même un étranger dans un autre pays. Pourtant, dans l'histoire, le sexisme s'est appliqué quasiment uniquement aux femmes. Une raison peut se trouver dans le fait qu'il existe une différence majeure entre une idéologie et sa mise en pratique. En effet, avant qu'elle n'entre dans les mœurs, une discrimination s'impose souvent par la force ; or la nature ayant doté l'homme d'une capacité musculaire supérieure à celle de la femme, le rapport de force est naturellement en sa faveur. C'est ainsi qu'on retrouve les sources du modèle patriarcal dans l'organisation sociale de nombreux animaux et notamment chez les grands singes. La nature est donc sexiste, et on peut supposer que les femmes devront faire un peu de musculation pour devenir les égales des hommes.

Exemples

Par exemple, dans certaines civilisations, l'homme sexiste fera fréquemment l'éloge de la Femme (l'Eternel Féminin des romantiques), de la Mère, de l'Epouse, de celle dont le bonheur et l'honneur est de fonder les nations en se consacrant aux taches ménagères.

Le sexisme repose fortement sur le fait que certains hommes se croient supérieurs aux femmes, mais aussi sur le fait que certaines femmes sont convaincues de leur plus grande capacité à s'occuper des enfants et du foyer.

Dans toutes les sociétés connues, masculin et féminin sont définis avant tout comme des genres sociaux bien distincts, auxquels on attribue des qualités et des défauts spécifiques. Le genre biologique (mâle ou femelle) définit donc rarement à lui tout seul l'appartenance à un genre social.

En tant qu'idéologie, certaines formes de sexisme (par exemple, dans certaines religions) légitiment la violence des hommes contre les femmes, la discrimination vis-à-vis du choix des études et à l'embauche, les différences de salaires pour un travail équivalent, l'attribution aux femmes du travail ménager, l'interdiction de fonctions politiques ou même d'avis politique (droit de vote).

Sexisme envers les hommes

Certains seraient tentés de penser que le fait, par exemple que la garde des enfants soit le plus souvent accordée aux mères plutot qu'aux pères en cas de divorce, sous-entendant que la femme est plus apte à élever des enfants que l'homme, soit le fait d'une forme de sexisme de la part des femmes envers les hommes, mais il n'en est rien. Le fait est que la loi de l'état patriarcal est sexiste et, dans le cas de la garde des enfants en cas de divorce, les hommes se trouvent à devoir subir l'effet pervers de cette loi et l'envers de la médaille. Simone de Beauvoir, il y a maintenant de nombreuses décennies, dans son ouvrage resté en France le fondement de la contestation du sexisme, « Le deuxième sexe », dit à ce propos « les hommes se sont mis d'eux-memes sur un piédestal », duquel il ne parviennent plus à descendre, se trouvant ainsi victimes d'eux-memes.

La garde des enfants, malheureusement, est encore fonction du vieil adage: « les hommes gardent l'argent et les femmes les enfants ». De fait, les femmes qui accepteraient volontiers d'en laisser la garde aux pères craignent souvent d'etre considérées comme de « mauvaises mères » par leur entourage en cèdant la garde des enfants, alors qu'on ne considèrera pas nécessairement « mauvais père » l'homme divorcé qui s'en occupe consciencieusement le week-end. Et ce est d'autant plus sensible qu'on descend vers les pays du sud de l'Europe, un peu moins si l'on monte vers ceux du nord.


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