Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

SHA-1

SHA-1 (Secure Hash Algorithm) est une fonction de hachage cryptographique conçue par la National Security Agency des États-Unis (NSA), et publiée par le gouvernement des États-Unis comme un standard fédéral de traitement de l'information (Federal Information Processing Standard du NIST). Elle produit un résultat (appelé "hash" ou condensat) de 160 bits.

Sommaire

Origine : SHA-0 et SHA-1

Le SHA-1 est le successeur du SHA-0 qui a été rapidement mis de côté par le NIST pour des raisons de sécurité insuffisante. Le SHA-0 était légitimement soupçonné de contenir des failles qui permettraient d'aboutir rapidement à des collisions (deux documents différents qui génèrent le même condensat). Face à la controverse soulevée par le fonctionnement du SHA-0 et certains constats que l'on attribue au NSA, le SHA-0 s'est vu modifié peu après sa sortie (1993) et complexifié pour obtenir le SHA-1 (1995). Une collision complète sur le SHA-0 a été récemment découverte par Antoine Joux et al. (août 2004) et laisse penser que le SHA-1 pourrait lui aussi subir une attaque. Celle-ci demeure toutefois inexistante à l'heure actuelle et le SHA-1 reste sûr.

Fonctionnement du SHA-1

Le SHA-1 prend un message d'un maximum de bits en entrée. Son fonctionnement est similaire à celui du MD4 ou MD5 de Ronald Rivest. Si le message n'a pas une longueur qui est un multiple de 512 alors l'algorithme rajoute un bit à 1 suivi d'une série de bits à 0. Finalement, la longueur du message (en bits) codée sur 64 bits est ajoutée à la fin de cette séquence. Quatre fonctions booléennes sont définies, elles prennent 3 mots de 32 bits en entrée et calculent un mot de 32 bits. Une fonction spécifique de rotation est également disponible, elle permet de déplacer les bits vers la gauche (le mouvement est circulaire et les bits reviennent à droite). Cette rotation n'était pas présente dans le SHA-0, elle permet de casser certaines caractéristiques redondantes sur les séquences obtenues lors des calculs (attaque sur les bits neutres).

Le SHA-1 travaille ensuite individuellement sur des blocs de 512 bits. L'algorithme calcule 80 tours ("rounds") successifs et applique une série de transformations sur l'entrée. La première étape consiste à calculer 80 valeurs sur 32 bits. Les 16 premières valeurs sont obtenues directement à partir du bloc en entrée. Les 64 autres sont calculées successivement. Le SHA-1 les obtient grâce à une rotation qui est appliquée sur le résultat d'un XOR, il utilise pour cela 4 mots obtenus dans les itérations précédentes. On définit ensuite 5 variables qui sont initialisées avec des constantes (spécifiées par le standard), le SHA-1 utilise encore 4 autres constantes dans ses calculs. Si un bloc de 512 bits a déjà été calculé auparavant, les variables sont initialisées avec les valeurs obtenues à la fin du calcul sur le bloc précédent.

Il s'ensuit 80 tours qui alternent des rotations, des additions entre les variables et les constantes. Selon le numéro du tour, le SHA-1 utilise une des quatre fonctions booléennes. L'une de ces fonctions est appliquée sur 3 des 5 variables disponibles. Les variables sont mises à jour pour le tour suivant grâce à des permutations et une rotation. En résumé, le SHA-1 alterne sa méthode de calcul tous les 20 tours et utilise les sorties des tours précédents.

A la fin du calcul, les cinq variables concaténées (5 · 32 = 160 bits) représentent la signature.

Exemples

Voici la signature obtenue sur une phrase :

SHA1("Wikipedia, l'encyclopedie libre et gratuite") = c18cc65028bbdc147288a2d136313287782b9c73

En modifiant un caractère, la signature change radicalement :

SHA1("Wikipedia, l'encyclopedie libre et gratuitE") = 3981d4f03f2732e582f629ba27af75a213cfc7f3

Le SHA-1 est un excellent générateur de nombres pseudo-aléatoires (comme beaucoup de fonctions de hachage) et il passe avec succès tous les tests statistiques. Le seul biais qui a été repéré est la présence d'un plus grand nombre de 0 que de 1 sur de très longues séquences, chose somme toute normale pour un générateur pseudo-aléatoire.

La famille SHA

Des versions offrant plus de sécurité sont également disponible : SHA-256, SHA-384 et SHA-512. Comme leur nom l'indique, ces versions fournissent des signatures de 256, 384 et 512 bits. Une variante a été récemment ajoutée, le SHA-224 assure une compatibilité avec la longueur de deux clés qui seraient utilisées pour du triple-DES (2 clés de 3*56 bits).





This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia