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| Siège d'Alésia | |
|---|---|
| Conflit | Guerre des Gaules |
| Date | -52 |
| Lieu | Alésia, Côte-d'Or |
| Issue | Victoire romaine |
| Combattants | |
| Coalition gauloise | Armée romaine |
| Commandement | |
| Vercingétorix | Jules César |
| Forces en présence | |
| 80 000 soldats dont 12000 cavaliers + 250 000 de l'armée de secours |
10 à 12 légions soit 45 000 soldats, plus des auxiliaires (20 000 hommes) et de la cavalerie gauloise et romaine (environ 10 000) |
| Pertes | |
| 10 000 tués, 70 000 déportés | inconnues |
En -52, le siège d'Alésia fut la conclusion de la deuxième guerre menée par César en Gaule. La coalition gauloise menée par Vercingétorix dut faire sa reddition face aux légions romaines de Jules César.
Après son échec au siège de Gergovie en avril -52 César remonte au nord reformer son armée avec les 4 légions de Labiénus afin de se replier au sud. Lors de ce repli un assaut gaulois à Arnay-le-Duc aboutit à décimer la cavalerie gauloise. À leur tour en retraite, les Gaulois menés par Vercingétorix s'enferment dans l'oppidum d'Alésia appartenant au peuple mandubien.
L'oppidum est établi sur un promontoire inaccessible. L'escarpement mesure plusieurs dizaines de mètres. Étant de plus en infériorité numérique, César doit renoncer à un assaut.
Il met alors en œuvre le génie romain pour les travaux de siège, afin d'affamer les Gaulois et de réduire la ville à la reddition. Il établit autour de la ville une double fortification en bois. Autour de la ville, une ligne de travaux défensifs, la contrevallation est édifiée pour empêcher les sorties des assiégés.
Elle est constituée d'un double fossé, dont la terre sert à construire un remblai, surmonté d'une palissade (pluteus). Cette palissade était ponctuée de tours (de 80 en 80 mètres). Le glacis en avant des fossés est équipé de pieux (cippi), eux-mêmes précédés de trous munis de pieux équipés de pointes de fers (stimulis). Vingt-trois forts renforcent cette muraille.
Les mêmes travaux sont effectués pour une deuxième ligne de défense, la circonvallation, tournée vers l'extérieur et destinée à protéger les assaillants d'une éventuelle armée de secours.


