Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Sigmund Freud



Sigmund Freud, né le 6 mai 1856 à Freiberg, mort le 23 septembre 1939 à Londres, était un neuro-psychiatre autrichien.
On lui doit l'élaboration de la psychanalyse.

Sigmund Freud
Agrandir
Sigmund Freud
Sommaire

La psychanalyse

L'hystérie

La psychanalyse est née à partir de l'étude des hystériques. C'est le docteur Joseph Breuer qui appliqua cette méthode à une malade dans les années 1880. Ce médecin, attentif aux symptômes non organiques d'une jeune fille, découvrit l'effet cathartique de la remémoration de souvenirs traumatisants à l'état d'hypnose. La thèse de Freud sur l'hystérie est alors que ce sont des malades qui souffrent de réminiscence : certains souvenirs les affectent d'une manière anormale. Le traitement de Breuer permettait de ramener à la conscience ces souvenirs refoulés qui affectent les malades sans qu'ils en aient conscience.

Refoulement et substitut

Mais cette théorie n'était pas suffisante pour rendre compte de l'ensemble des manifestations de la maladie, et en particulier pour comprendre la nature des résistances. L'observation amena donc Freud à formuler une nouvelle théorie de l'hystérie et par là-même une théorie sur l'organisation du psychisme humain.

Dans Cinq leçons sur la psychanalyse, il formule l'hypothèse que l'hystérie (ou névrose de transfert) est le résultat de l'impossibilité pour une personne de refouler entièrement un désir insupportable qui se présente à la conscience et qui produit selon Freud un substitut, appelé symptôme, conservant les affects de malaise liés au désir rejeté de la conscience.

Or, ce refoulement pose deux questions décisives pour l'interprétation psychanalytique :

Interprétation par le principe du déterminisme psychique

L'hypnose qu'utilisait Breuer et Charcot est une méthode difficile à appliquer. Pour la remplacer, Freud utilisera un principe qu'il attribue à Jung, principe suivant lequel une idée qui se présente à l'esprit ne peut être arbitraire et doit donc avoir un antécédent déterminé. L'idée subit une déformation plus ou moins forte avant de parvenir à la conscience, mais conserve toujours, selon l'hypothèse, une certaine ressemblance avec ce dont elle est la manifestation. Les phénomènes peuvent donc faire l'objet d'une méthode d'interprétation qui révèle l'existence de tendances non-conscientes, refoulées par l'individu.


L'exploration du psychisme se fera par diverses techniques :

Interprétation du rêve

Pour Freud, tout acte psychique a un sens ; le rêve doit donc posséder un sens susceptible d'interprétation. La méthode d'interprétation sera une transposition de la méthode pour le traitement des maladies psychiques, car, selon lui, il y a des analogies entre ces dernières et la vie onirique. Comment dans la maladie, la conscience perçoit des idées qui lui sont étrangères et dont elle ignore l'origine. La méthode sera fondée sur le même principe de déterminisme psychique : le patient énonçant librement une suite d'idées se rapportant à son rêve doit pouvoir s'en faire lui-même l'interprète.

La thèse de Freud sur le rêve est que celui-ci est la réalisation d'un désir. Le rêve de l'adulte est en ce sens identique au rêve de l'enfant, mais il est déformé par les nombreux interdits qui résultent de l'éducation et de la culture.

Le rêve est composé du contenu manifeste et du contenu latent. Le travail du rêve sont les mécanismes psychiques qui déforment le contenu latent ; le travail d'analyse consiste à interpréter le contenu manifeste pour retrouver le sens caché. Cette interprétation passe donc l'analyse du travail du rêve.

Types de rêves

Freud distingue trois types de rêves suivant la relation des contenus :

Mécanismes du rêve

Freud distingue plusieurs mécanismes psychiques :

Origine et nature des pulsions

Le rêve permet donc de mettre à jour les mécanismes psychiques qui convertissent un contenu latent en contenu manifeste pour la conscience. Ces mécanismes supposent que le psychisme est excité par des stimulus divers, et ces excitations psychiques sont appelées des pulsions. Dans Pulsions et destins des pulsions, Freud s'efforce d'éclaircir ce concept obscur.

Le refoulement

La thèse de l'inconscient

La sexualité

La névrose

La maladie naît de l'impossibilité de satisfaire un besoin érotique dans la réalité. La faiblesse d'une personne, les difficultés et les interdits dont la culture accable l'individu en sont des causes. La maladie est alors un blocage de la libido, ou une forme déviante de sexualité (auto-érotisme, homosexualité, etc.) ou une régression à une étape antérieure de la vie sexuelle. L'individu se réfugie en tout cas dans la maladie, pour obtenir une compensation.

Dépassement des conflits

La guérison emprunte selon Freud trois voies :

En tout état de cause, il est clair que la culture occidentale produit des névrosés, des refoulés qui sont restés à un stade infantile ou qui ont régressé suite à des traumatismes. L'instinct sexuel ne peut faire l'objet d'un interdit absolu. Si cet interdit est néanmoins indispensable pour l'éducation de l'homme, on ne saurait se passer de la satisfaction sexuelle pour le développement du psychisme humain.

Réflexions sur la civilisation

Les réflexions sur la civilisation de Freud sont établies en confondant celle-ci avec la culture. Dans ses ouvrages Malaise de la civilisation, L'avenir d'une illusion et Moïse et le monothéisme, le psychanalyste s'intéresse à la sociologie et à l'anthropologie. Il considère d'ailleurs la sociologie comme une psychologie appliquée.

Freud estime que la civilisation est mise radicalement en question. Ce qui l'étonne mais aussi l'inquiète, c'est que la civilisation elle-même puisse être rejetée. L'origine de cette volonté d'affranchissement par rapport à la civilisation serait psychologique. Le problème qui se pose à lui est que, ce rejet impliquerait que l'homme puisse vouloir sa propre auto-destruction via la destruction de ce qui forme son humanité, la civilisation. La pulsion de mort, Thanatos serait aussi forte que la pulsion de vie, Éros. Le concept de pulsion est influencé par celui de volonté chez Schopenhauer.

Freud s'est aussi penché sur le cas Schreber

Bibliographie

Etudes

Citations

Voir aussi

Psychanalyse | Conscience



This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia