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Une société militaire privée est une entreprise privée
fournissant un service à un gouvernement lors d'un conflit armé. Ce service
peut aussi bien être technique (construction et surveillance des installations, entraînement des troupes ou encore ravitaillement
en vivre et matériel), que humain (envoi d'interrogateurs ou même de troupes participant aux combats). L'on peut considérer ces
entreprises comme fournissant un type d'armée mercenaire adaptée à notre époque.
| Sommaire |
Faire appel à une société militaire privée a plusieurs avantages pour un gouvernement. Cela permet :
Les risques de faire appel à une société militaire privée peuvent être nombreux. Il existe pour l'instant un vide juridique les concernant. Ainsi, il n'y aucune loi expliquant clairement :
De plus, il est arrivé plusieurs fois que des employés de ces sociétés soient mêlés à des affaires douteuses (comme le racket et le trafic d'adolescentes en ex-Yougoslavie et torture dans la prison d'Abu Ghraib) alors qu'ils étaient en intervention. Aucun de ces employés n'a jamais été poursuivi devant la justice.
Aujourd'hui, les sociétés militaires privées étasuniennes pèsent plus 100 milliards de dollars par an et cela augmente chaque année. Le Department of Defense (DoD) prévoit de privatiser d'ici 2006, 237 000 postes dans la logistique et le soutien. Cela fera très certainement autant d'emplois de créés, du moins en partie, aux États-Unis.
Le député PS Jean-Pierre Plancade déclarait lors des débats sur le projet de loi relatif à la répression de l’activité mercenaire : « les sociétés militaires privées peuvent organiser et assurer, à la demande d’un État ou d’une entreprise, des tâches de sécurité, de logistique, de renseignement, de formation des militaires, pour suppléer les forces gouvernementales à certaines occasions. Ces sociétés se distinguent par l’éventail des services qu’elles sont en mesure de proposer. » Le rapport parlementaire 142 (2002-2003) rédigé par le Sénateur UMP Michel Pelchat (†) pour la Commission des Affaires étrangères stipule quant à lui que : « l'assistance et le conseil à une armée étrangère, y compris lorsqu'il émane d'intervenants privés, ne peuvent être assimilés au mercenariat. »
Dans un article paru dans Armées d’Aujourd’hui en juillet 2004, le Chef d’État-Major des Armées (CEMA), le Général Henri Bentegeat déclare : « Cette question [des sociétés militaires privées] est assez délicate et évolue très vite. La plupart sont des sociétés qui ont pignon sur rue, qui sont contrôlables, contrôlées et qui peuvent rendre des services que les armées ne peuvent pas rendre pour des raisons diverses ; certaines, malheureusement, n’ont pas un code éthique suffisant. »


