Solfège
 |
Cet article a été défini comme article de qualité faisant honneur à l'encyclopédie Wikipédia
libre, universelle et gratuite. Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et dans la liste des articles de
qualité. |
Le solfège est une forme de représentation de la musique occidentale fondée sur le découpage
temporel et fréquentiel des sons employés par la musique.
- Le découpage temporel est représenté par des symboles indiquant la durée relative des sons selon un
axe horizontal.
- Le découpage fréquentiel est représenté par la position de ces symboles dans l'axe vertical, position
indiquant la hauteur relative de ces mêmes sons.
Musique occidentale
On entend généralement par musique occidentale, la musique savante (mais aussi la musique populaire qui en est très souvent
dérivée), écrite et pratiquée dans les pays européens ou d'influence européenne, depuis Charlemagne à nos jours.
- Il convient toutefois d'exclure (sur le plan solfégique, s'entend) de cette définition, certaines créations du XXe siècle échappant aux règles de la métrique et de la
tonalité, et possédant le cas échéant, leur propre système de notation (telles que musique sérielle, musique aléatoire, etc.).
- La principale singularité de la musique occidentale est d'être dotée d'un système de notation d'une très grande
précision, appelé solfège. Ce système est si riche et si complexe, que l'étude de la lecture musicale est devenue une
discipline à part, incontournable, au même titre que l'étude de la technique instrumentale ou vocale proprement dite.
Solfège pratique et solfège théorique
- Dans son sens pratique, le mot solfège désigne un recueil d'exercices de lecture musicale classés de manière
progressive, et devant être chantés en articulant le nom des notes. C'est ainsi que depuis le Moyen Âge, l'apprentissage de la lecture musicale est dénommé solfège (provenant du mot italien solfeggio, lui-même dérivé des noms de notes sol et fa).
On attribue généralement l'origine du solfège à Guido d'Arezzo, moine
italien du XIe siècle, qui aurait inventé ce
procédé dans le but de faciliter l'enseignement du chant aux autres moines de son monastère.
- Dans son sens théorique (donc, d'un point de vue encyclopédique), le mot solfège désigne donc la
« théorie de la notation musicale ». Considérée dans ses trois principales dimensions, rythmique,
mélodique et harmonique, cette théorie doit permettre d'éclairer l'écriture, l'analyse, la lecture et la
réalisation des partitions de musique occidentale, depuis la Renaissance jusqu'au XXIe siècle. C'est cet ensemble de règles de notation que le présent article
prétend étudier.
Partition
- Médium entre le compositeur et l'interprète, la partition, est l'écrit sur lequel sont représentés les gestes musicaux devant être exécutés
par le musicien. Elle se lit de la gauche vers la droite et du haut vers le bas, et contient les différentes parties (instrumentales ou vocales) devant être jouées ou
chantées.
- Toutefois, lorsque le nombre de parties devient important (en musique orchestrale, par exemple), on extrait de la partition
complète les partitions séparées des différentes parties, destinées aux différents musiciens (ou groupes de musiciens).
La partition complète d'une pièce musicale est appelée conducteur ; celui-ci, destiné en principe au seul chef
d'orchestre, comprend la totalité des parties.
Son et note de musique
Le son constituant la matière première de la musique, c'est
cette notion qui sera le point de départ de notre étude.
- Le son est un phénomène physique perçu par notre sens auditif. L'acoustique, science traitant des phénomènes sonores, nous apprend que le son est produit par les
vibrations d'un corps, et que celles-ci se propagent dans l'air, en ondes, à la façon des cercles concentriques qui se
forment à la surface de l'eau quand on y jette une pierre.
Caractéristiques du son
D'une infinie variété, les sons sont classés selon quatre caractéristiques : la durée, la hauteur,
l'intensité et le timbre.
- La durée d'un son est le laps de temps pendant lequel on perçoit ses vibrations (les sons pouvant évidemment
durer plus ou moins longtemps).
- La hauteur d'un son est sa vitesse de vibration. Il s'agit, en termes scientifiques de la fréquence
sonore que l'on mesure en hertz (nombre de périodes vibratoires par seconde). Plus la vibration est rapide, plus le
son est dit aigu (qui, étymologiquement, signifie pointu) ; au contraire, plus la vibration est lente,
plus le son est dit grave (qui, étymologiquement, signifie lourd).
- L'intensité d'un son (on dit aussi, la force, ou encore, la dynamique) est
la caractéristique nous permettant de distinguer un son fort d'un son faible. Il s'agit, en termes scientifiques de
l'amplitude de la vibration, qui se mesure en décibels.
- Le timbre d'un son est en quelque sorte la couleur propre de ce son. Il varie en fonction de la source
sonore, et ceci, indépendamment des trois premières caractéristiques. Le timbre nous permet par exemple, d'identifier sans le
voir un instrument de musique quelconque, ou encore, de reconnaître au téléphone, la voix d'une personne familière avant que
celle-ci ne se soit présentée. Du point de vue acoustique, le timbre est une notion très complexe qui dépend de la coexistence
avec le son fondamental (c'est-à-dire, le son principal), de certains autres sons, appelés sons
harmoniques.
Différentes dimensions du solfège
Traditionnellement, on définit la note de musique comme un son dont a apprécié les caractéristiques (en particulier,
sa durée et sa hauteur).
- Parmi les quatre caractéristiques du son, les deux premières, durée et hauteur, doivent être notées avec la
plus grande précision, c'est pourquoi elles constituent les deux principales sources de difficultés de l'apprentissage du
solfège, aussi bien dans le domaine pratique que dans celui de la compréhension théorique. Ces deux sources de difficultés seront
respectivement étudiées dans les articles suivants : solfège et rythme et solfège et
intonation.
- Dans un troisième article, il conviendra de décrire le fonctionnement des gammes, des modes, des
échelles, en un mot, de la Tonalité, et de donner les moyens d'effectuer l'analyse élémentaire d'une partition
(solfège et tonalité).
- La troisième caractéristique, l'intensité, sera étudiée dans un quatrième article, qui traitera également des
questions propres à l'interprétation, ainsi que des abréviations diverses (solfège et interprétation
musicale).
Dernière caractéristique du son, le timbre n'est pour ainsi dire pas pris
en compte dans la lecture musicale traditionnelle. En effet, à part l'intitulé (au début de chaque partition) de l'instrument qui doit jouer ladite partition, les seules
indications concernant le timbre sont certains signes se rapportant à tel ou tel instrument (emploi ou non de la sourdine, choix
d'un jeu, usage ou non de l'archet, etc.) et dont l'étude est normalement abordée par la méthode de l'instrument concerné. Pour
ces diverses raisons, le timbre ne fera l'objet d'aucun approfondissement dans le présent article.
Plan de l'étude
Voir aussi

