| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
Souha Tawil, connue en Occident sous le nom de Souha Arafat, est la veuve de Yasser Arafat, président de l'Autorité palestinienne.
Elle est née en 1963 à Naplouse (Cisjordanie), dans une famille palestinienne de confession chrétienne. Sa mère, Ramonda Tawil, est une journaliste connue dans les Territoires occupés.
Souha Tawil est devenue secrétaire de Yasser Arafat, alors que celui-ci était en exil à Tunis.
En 1991, elle se convertit à l'Islam et, en janvier 1992 épouse dans la foulée (1) le vieux dirigeant palestinen, de 34 ans son aîné. Une petite fille, Zahwa, est née de cette union en 1995.
Relativement impopulaire en Palestine, Souha Arafat vit dans un exile doré à Paris avec sa fille, depuis qu'a éclaté la seconde Intifada en 2000. Après le confinement de son mari dans son QG de Ramallah, la « Moukatta », elle n'a consenti à une visite qu'en octobre 2004, lorsqu'a été connue la détérioration de l'état de santé du « raïs ».
Les projecteurs de l'actualité se sont braqués sur elle, après le transfert de son mari à l'hôptal militaire Percy, à Clamart (France), de nombreux Palestiniens lui faisant grief du silence général observé sur l'état de santé réel du patient.
Certains commentateurs, tels que Hani Masri, vont jusqu'à prétendre, sans le moindre commencement de preuve, qu'il est selon eux possible que Souha Arafat, en accord avec les opposants aux accords d'Oslo, soit en train de préparer un putsch destiné à s'emparer du pouvoir politique aussitôt après la mort du vieux dirigeant.
D'autres, plus mesurés, rapportent simplement qu'elle serait « sur la même longueur d'ondes » que Farouk Kaddoumi, responsable des Affaires étrangères au sein de l'OLP et opposant notoire aux accords d'Oslo.
Les derniers estiment enfin que le barrage imposé par Souha Arafat autour de son mari serait destiné à obtenir des garanties sur le maintien de son « luxueux train de vie » après la disparition du raïs, et rappellent que la justice française a ouvert une enquête sur le transfert présumé illégal de 11,4 millions de dollars sur ses comptes bancaires.
Quoi qu'il en soit, une guerre des petites phrases s'est bel et bien installée, Souha Arafat accusant les dirigeants palestiniens de vouloir « enterrer vivant » son mari, tandis que ceux-ci lui font grief d'avoir « confisqué » le chef historique des Palestiniens, ainsi que son héritage.
Comme le souligne la députée palestinienne Hanane Ashraoui, de confession chrétienne et peu suspecte de sympathies envers Souha Arafat, « le droit français donne le pouvoir à Souha d'être la seule à décider [de l'étendue des informations à communiquer à l'extérieur] ».


