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Le développement durable est une stratégie de développement économique destinée à concilier progrès économique et social sans mettre en péril
l'équilibre naturel de la planète pour un développement répondant aux besoins actuels sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs.
| Sommaire |
1968: création du Club de Rome qui regroupe une poignée d'hommes, occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs et qui souhaitent que la recherche s'empare du problème de l'évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance
1971: le Club de Rome publie un rapport rédigé à sa demande par une équipe de chercheurs du Massachusetts institute of technology. Ce rapport donne les résultats de simulations informatiques sur l'évolution de la population humaine en fonction de l'exploitation des ressources naturelles, avec des projections jusqu'en 2100. Il en ressort que la poursuite de la croissance économique entraînera au cours du XXIe siècle une chute brutale des populations à cause de la pollution, de l'appauvrissement des sols cultivables et de la raréfaction des ressources énergétiques.
1972 : une conférence des Nations Unies sur l'environnement humain expose notamment l'écodéveloppement, les interactions entre écologie et économie, le développement du Sud et du Nord.
1992 : le Sommet de Rio consacre le terme et le concept passe dans le grand public.
Les catastrophes industrielles de ces trente dernières années (Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez, etc.) ont interpellé l'opinion publique et les associations telles que Greenpeace.
Partant du constat que la prospérité des pays développés
(souvent appelés pays du Nord) est basée sur l'utilisation intensive des ressources naturelles, utilisation à l'origine de la pollution, voire de la destruction de nombreux
écosystèmes, il est à craindre que le souhait d'évolution des
pays sous-développés (souvent appelés pays du
Sud) vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus
importante de la biosphère.
Comme il n'est évidemment pas question d'empêcher la population des pays pauvres d'atteindre le niveau de confort des pays
développés, l'idée du développement durable est de définir des schémas qui limiteraient l'impact du développement sur l'environnement, leur empreinte écologique.
Si le principe ainsi défini est assez clair, le développement durable semble plus difficile à mettre en place. Parmi les questions qu'il soulève, le développement durable :
Il vise trois objectifs, l'intégrité écologique, l'équité entre les nations, les individus et les générations et l'efficacité économique.
Il s'agit d'intégrer, dans l'ensemble des actions des communautés humaines, la préoccupation du maintien de la vitalité et de la diversité des gènes, des espèces et de l'ensemble des écosystèmes naturels terrestres et aquatiques, et ce, notamment, par des mesures de protection de la qualité de l'environnement, par la restauration, l'aménagement et le maintien des habitats essentiels aux espèces ainsi que par une gestion durable de l'utilisation des populations animales et végétales exploitées (sic).
Elle vise à permettre la satisfaction des besoins essentiels des communautés humaines présentes et futures et l'amélioration de la qualité de vie, et ce, notamment, par l'accès pour tous à l'emploi, à l'éducation, aux soins médicaux et aux services sociaux, à un logement de qualité, ainsi que par le respect des droits et des libertés de la personne, et par la participation, pour l'ensemble des groupes de la société, aux différents processus de prise de décision. On parle également de responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises, comme instrument, entre autres, de régulation des multinationales dans les pays en voie de développement. Une loi relative aux nouvelles régulations économiques a été votée en France en 2001 qui oblige les entreprises cotées en bourse a inclure dans leur rapport annuel une série d'informations sociales et également relatives aux conséquences de leurs activités sur l'environnement. Des societés d'audit et de notations sociales se sont crées pour vérifier la véracité de ces données.Il est meme de plus en plus recommandé aux entreprises de faire contrôler ces informations qui seront de plus en plus réclamées par les actionnaires, les investisseurs ou les assureurs, par des organismes indépendants.
Elle vise à favoriser une gestion optimale des ressources humaines, naturelles et financières, afin de permettre la satisfaction des besoins des communautés humaines, et ce, notamment, par la responsabilisation des entreprises et des consommateurs au regard des biens et des services qu'ils produisent et utilisent ainsi que par l'adoption de politiques gouvernementales appropriées (principe du pollueur/utilisateur-payeur, internalisation des coûts environnementaux et sociaux, éco-fiscalité, etc).
Le terme durable ou viable est utilisé pour la première fois dans le rapport Brundtland (ONU, 1987). Il y est défini comme un
développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux
leurs. Certains préfèrent parler de développement soutenable, c'est-à-dire ce que notre environnement peut supporter sur le
long terme, ce qui serait aussi une traduction plus littérale du terme anglophone sustainable development. Cependant, le
concept de durabilité n'a pas à être dépendant d'un simple aspect de traduction d'une langue à l'autre. Les tenants du terme
« durable » préfèrent insister sur la notion de durabilité (cohérence entre les besoins et les ressources globales de
la Terre sur le long terme) plutôt que sur l'idée d'une recherche de la limite jusqu'à laquelle la Terre sera capable de nous
supporter sans dommage. D'autres récusent le concept même de développement économique et préfèrent parler d'utilisation durable, voire,
en s'inspirant des travaux de Nicholas
Georgescu-Roegen, de décroissance
durable.
Comme tous les concepts, le Développement Durable trouve aussi ses limites. En effet, la société capitaliste dans laquelle nous sommes a su redistribuer les dividendes de la production à l'économie (sous la forme de ré-investissement) et au social (hausse de revenu pour les ouvriers) pendant toute son existence. La balance entre ses deux poles s'est réalisée au gré des diverses luttes sociales et au gré des convictions politiques des dirigeants. Mais comment prendre en compte l'environnement dans cette balance alors que l'équilibre entre le social et l'économique est déjà actuellement dans une impasse?
Maintenant, le concept de Développement Durable peut aussi dériver vers une vision malthusienne de notre société. Pourquoi les pays riches, maintenant développés, imposeraient aux pays en développement une vision limitative de leur développement? Le concept est bon, ses objectifs louables mais il sert peut être à justifier une politique protectionniste de certains pays craignant une trop grande concurrence.
De plus, le label « Développement Durable » sert à appuyer de plus en plus de politiques ou d'actes n'ayant aucun rapport avec la notion même. Par exemple, le « tourisme durable », application au tourisme du concept de Développement Durable, est un tourisme d'ellite qui au nom du respect de l'environnement dresse une barrière sociale en augmentant le tarif des séjours afin de « préserver l'environnement » mais en oubliant souvent le volet social du Développement Durable.
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