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Stephen Jay Gould, (10 septembre 1941 - 20 mai 2002) était un
paléontologue américain qui a beaucoup œuvré à la vulgarisation des idées de Darwin et à leur application à
d'autres domaines que l'évolution. On a même créé le terme d'école néo-darwinienne pour qualifier son travail comme
celui de son confrère Richard Dawkins. Gould s'en défendait en
affirmant n'avoir apporté que peu de retouches au travail de 1859. Son premier best-seller se nommera d'ailleurs Evenr
since Darwin.
Avec Niles Eldredge, il a proposé, en 1972, la théorie des équilibres ponctués selon laquelle, les changements évolutifs se produisent plutôt rapidement durant des périodes relativement brèves de stress environnemental, séparées par des périodes plus longues de stabilité des espèces.
Selon lui, cette théorie rendrait mieux compte des observations que le gradualisme classique de la transformation des espèces. Pour la plupart des évolutionnistes, si sa théorie apporte un éclairage nouveau important, elle ne modifie la théorie neo-darwinienne qu'en des termes tout à fait compatibles avec ce qui était précédement développé. Le biologiste Richard Dawkins s'est (verbalement) violemment opposé à Gould sur cette question.
Luttant contre les pseudo-sciences et le créationnisme, et servi par une grâce d'écriture qui lui est reconnue même par ses adversaires, S. J. Gould a été un prolifique pédagogue de l'évolution à travers de nombreux articles dans des magazines de vulgarisation scientifique. Il nous laisse en héritage :
Stephen Jay Gould est considéré par les uns comme un des plus éminents théoriciens dans son domaine. Plusieurs évolutionistes ne sont cependant pas d'accord soit avec sa façon d'en présenter les idées, soit avec sa théorie des équilibres ponctués. S'ils expliquent que Gould a donné selon eux, aussi bien au grand public qu'aux scientifiques d'autres domaines, une vision un peu faussée de la théorie de l'évolution, ils reconnaissent néanmoins à Gould le mérite d'avoir passionné toute une génération de lecteurs pour sa discipline, comme avait-pu le faire en leurs époques et pour leurs propres disciplines un Jean-Henri Fabre ou un Camille Flammarion.


