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Le terme Surf music désigne un genre musical apparu en Californie à la fin des années 50 et au début 60 intimement lié au surf et à sa culture
alors florissante dans les environs de Los Angeles. Il est caractérisé par
des chansons courtes et rapides aux mélodies simples et enjouées, sur des rythmes Rock.
A ses débuts, La Surf music est d’abord instrumentale avec un son caractéristique sensé évoquer le rush d’adrénaline du surfer dans un pipeline. Les meilleurs exemples en sont : Dick Dale (morceau Misirlou), The Surfaris (morceau Wipe out), The Bel-airs (morceau Mr Moto), The Chantays (morceau Pipeline) etc. Pour les puristes, la Surf Music est et reste uniquement cela.
Le style évolue ensuite dès 1961-2 et devient aussi vocal avec notamment : The Beach Boys (chansons Surfin’Safari, Surfin’ USA, California Girls), Jan & Dean (Chanson Surf City), The Fantastic Baggies (Album Surfin’ Craze), The Rivieras (chanson California Sun) et les Surfaris encore (chanson Surfer Joe). Les chants sont très souvent recherchés avec des chœurs et harmonies à plusieurs niveaux. Les paroles évoquent la vie facile du surfer préoccupé de filles, de soleil et de ….surf. Les groupes incluent souvent dans leurs répertoires des chansons dans le même style sur les hot-rods, autre sujet de prédilection. Exemple le Little Deuce Coupe des Beach Boys.
La mode s’étendit rapidement à tout le pays, pour exemple les Trashmen, originaire du Minnesota, qui n’est pas un état renommé pour ses plages de sables fins, et qui produirent le hit Surfin’Bird.
La scène surf servi souvent de tremplin a de nombreux musiciens et producteurs (dont Lou Adler) qui y firent leurs premières armes et se reconvertirent après vers d’autres genres musicaux.
La Surf music disparaît des sommets des hit-parades vers 1964 avec l’arrivée des groupes britanniques dans la foulée des Beatles et avec les changements de goût du public. Il est vrai qu’il est difficile de tenir la vague la tête pleine de LSD. La musique fut alors associée à une culture de jeune blanc insouciant qui cadrait mal avec les préoccupations du pays plongé dans la guerre du Vietnam et dans la refonte du monde. Les Hippies ne surfent pas !
Jimi Hendrix est réputé avoir dit au début du succès de sa carrière météorique: vous n’entendrez plus jamais les Beach Boys. Ce en quoi il avait tort puisque ceux-ci continue une carrière chaotique, même s’il ne leur reste de l’esprit surf initial que les titres des chansons.
Même si le succès n’est pas au rendez-vous, le genre garde malgré tout un caractère populaire et réapparaît épisodiquement, parfois dans des endroits inattendus. Il faut signaler un revival à Londres au début des années 1980 avec The Barracudas puis The Surfin' Lungs. Un autre aussi aux États-Unis dans les années 1990 avec The Aqua-Velvets et l’utilisation de Misirlou de Dick Dale dans la bande originale de Pulp Fiction de Quentin Tarantino.
La Surf Music eut une influence sur de nombreux groupes aux fils des années, même si leur son semble parfois éloigné du modèle original avec par exemple: The Ramones, dans l’esprit des chansons courtes, rapides et mélodiques et dans leur reprises (Surfin’ bird, California sun) ; Pixies ; Radio Birdman en Australie, The Go-Gos ainsi que de nombreux autres.


