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Sven Hassel est un écrivain danois, né le 19 avril 1917.
Danois blond, au type aryen prononcé, il fut enrôlé de force dans les Panzers allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. Ses romans autobiographiques relatent de manière romancée (notamment quelques chiffres qui sont exagérés) les combats auxquels il a participé.
Les éléments biographiques qui suivent proviennent en grande part de l'auteur lui-même.
Né Pedersen, il prend le nom de sa mère. À quatorze ans, il prend un engagement comme garçon de cabine sur un steamer jusqu'à son service militaire. En 1937, il rejoint l'Allemagne et s'engage dans un régiment de cavalerie. Durant l'invasion de la Pologne, il est conducteur de Panzer.
L'année suivante il déserte. Capturé, il est traduit en cour martiale et envoyé dans le 27e régiment de Panzers, un régiment disciplinaire. Il participe à diverses campagnes, essentiellement en Russie, est blessé sept fois, et finit la guerre comme lieutenant. Il se rend aux troupes russes à Berlin en 1945. Prisonnier de guerre, il commence à écrire dans les camps. Il est libéré en 1949.
Il allait s'engager dans la Légion étrangère lorsqu'il rencontra Dorthe Jensen qu'il épousa, et devint ouvrier dans une usine automobile. Sa femme l'encouragea à écrire et La légion des damnés parut en 1953. Pris d'une fièvre caucasienne (contractée en temps de guerre), il est quasiment paralysé pendant deux ans. Il reprend ensuite l'écriture, et s'établit à Barcelone.
Dans ses romans, le narrateur est un soldat qui porte le nom de Sven Hassel. Il décrit les exploits guerriers et extra-guerriers d'un groupe de soldats loin de l'idéal héroïque, arrivés dans ce régiment disciplinaire car condamnés de droit commun, rescapés de la Cour martiale ou indésirables politiques.
Outre le narrateur, il y a Petit (qui ne l'est pas), Porta le grand dégingandé chahuteur, Légionnaire l'ex-membre de la Légion étrangère, un sergent plus âgé appelé le Vieux, et Barcelone, un communiste vétéran de la guerre d'Espagne. Élément totalement fictif ou non, Heide y figure aussi, engagé volontaire atterri on ne sait pourquoi dans cette unité.
La vision de la guerre par Hassel est brutale et crue. Les soldats de ce régiment plus que d'autres combattent pour survivre, et les conventions de Genève sont ignorées. Les gens meurent pour des raisons futiles, ou par hasard. La
guerre vue du coté de l'homme de troupe est totalement décrite, avec ses moments plaisants et ses longs intermèdes d'inactivité.
Les officiers prussiens menacent constamment leurs hommes de cour martiale et abattent leurs propres hommes pour
insubordination.
La discipline extrêmement dure de l'armée allemande n'est pas laissée de coté.


