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Base de données qui contient des positions de finales du jeu d'échecs et leur évaluation (partie nulle ou distance au mat). Ainsi, on peut chercher à éviter ou à atteindre une position donnée. De telles bases de données de finales sont générées en utilisant une forme d'analyse rétrograde : les positions de trois pièces sont utilisées pour l'analyse des positions de quatre pièces, ces dernières participent à la génération de celles de cinq pièces...
Ken Thompson, peut-être plus connu comme concepteur clé du système d'exploitation UNIX, est un pionnier en ce domaine. Au fil du temps, d'autres formats ont vu le jour comme les tablebases de Steven J. Edwards, la De Koning Endgame Database (2002) et les tablebases d'Eugene Nalimov.
Les tables de Nalimov sont les plus répandues. Étant libres, la plupart des programmes les utilise : Crafty, Shredder, Fritz... La prise en passant est considérée par contre, le roque et la règle des cinquante coups sont ignorés. Actuellement, toutes les finales de trois, quatre et cinq pièces sont analysées (7,5 Go), quelques finales de six pièces sont disponibles.
Le jeu d'échecs ne peut probablement pas être résolu par ce biais : le nombre de positions possibles (1080) est plus grand que celui des atomes de l'univers connu. Ce qui induit un problème de stockage.
Les bases de données de finales se font connaître en 1999, lorsque Garry Kasparov joue une partie contre « le reste du monde » en consultation sur Internet.
L'analyse de Garry Kasparov conclu a un gain inévitable des blancs. Elle est réfutée peu de temps après à la génération des tables de Nalimov correspondantes.


