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Taille-douce


La taille-douce est une technique d'impression. Son nom vient de deux parties du procédé. La taille est le creux que crée le graveur avec un burin sur une plaque de métal doux.

La grande précision de dessin permise par cette technique l'a particulièrement destinée à la fabrication des billets de banque et des timbres-poste.

Sommaire

Histoire

La taille-douce a été inventée par l'orfèvre Maso Finiguerra qui vivait à Florence au XVe siècle.

En philatélie, la plus célèbre utilisation de la taille-douce est le Penny Black, premier timbre-poste émis en Grande-Bretagne. Elle fut choisie en dépit de son coût car la précision des tailles rend les timbres et les billets en taille-douce impossibles à reproduire exactement.

Procédés

Sur un poinçon de métal doux (cuivre, acier pour les timbres), un graveur trace à l'aide d'un burin le dessin à reproduire à l'envers. Après avoir imprimé plusieurs épreuves, le graveur corrige le poinçon si nécessaire d'après l'aspect obtenu sur le papier. Lorsque le dessin sur le poinçon est considéré comme définitif, il est durci. Pour l'acier, le poinçon est placé dans un four à 850 °C avec du cyanure de sodium, puis il est refroidi dans de l'eau (technique de l'acier trempé).

Pour imprimer le dessin, le poinçon est enduit d'encre, le surplus est essuyé. Il ne reste de l'encre que dans les tailles (les creux). Une feuille humidifiée est appliquée sur le poinçon puis pressée.

Le cas de l'impression des timbres

Dans le cas des timbres-poste, il faut reproduire le poinçon originel pour composer une feuille complète de timbres. Il faut fabriquer cette feuille de matrices sur une plaque ou un cyclindre (impression rotative). Le poinçon original durci, il va servir de matrice et sera appliqué sur un cyclindre de métal mou (molette) pendant une heure en exerçant une forte pression. On crée quelques exemplaires sur molette en vérifiant qu'ils sont identiques.

Après avoir durci les poinçons obtenus par la molette, ils permettent de reproduire selon les mêmes opérations des dizaines de poinçons qui seront organisés en planches ou en cylindres. Une fois ces derniers confectionnés, l'impression commence comme décrit dans le cas général.

On remarque que par la reproduction deux fois du poinçon original pour obtenir les poinçons de planches, l'image gravée initialement à l'envers est imprimée à l'endroit sur le timbre.

Variétés sur timbres-poste

Les poinçons en métal s'usent progressivement et doivent être régulièrement remplacés, surtout dans l'impression des timbres en grand nombre. Il arrive que l'usure d'une planche de poinçons ne soit pas remarquée à temps et que des défauts s'impriment sur un ou plusieurs timbres de la planche finale.

Les philatélistes parlent de variétés pour ces timbres légèrement différents des autres. Ils peuvent être très recherchés selon le côté spectaculaire du défaut et leur rareté.

Par contre, si la différence n'est pas accidentelle, mais est due à une différence systématique entre deux jeux de poinçons secondaires (ceux issus du poinçon original), les collectionneurs parlent de types pusqu'il y a deux dessins différents existant pour un timbre. Leur valeur philatélique, cette fois-ci, va dépendre du souci du collectionneur de distinguer tous les aléas du processus d'impression et du nombres de timbres tirés des différents types.

Voir aussi

Autres types d'impression : typographie | eau forte

Sources

Timbres magazine n°48, juillet-août 2004.



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