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Tantra

Developpement du bouddhisme tantrique au japon et au tibet

Dans les Védas on enseigne déjà des formules magiques, les mantras, dont l'usage se développa et se structura pour constituer les rituels du Brahmanisme.

Le Bouddha Shakyamouni enseigna la pratique de la méditation sur l'esprit et s'opposa à l'usage des mantras qui font appel au pouvoir de divinités qui ne sont pas libérées du cycle du karma et des renaissances. Cependant au deuxième siècle, un ancien brahmane converti au bouddhisme réintroduisit la pratique des mantras et les rituels pour aider à atteindre l'éveil en les adaptant au bouddhisme. Beaucoup de divinités bouddhiques sont issues du Brahmanisme. Dans le nord de l'Inde, à Nalanda et à Vikramasila, les docteurs du bouddhisme tantrique développèrent la théorie et les différents rituels et mandalas. Cet enseignement fut transmis en Chine à partir du IIe siècle, puis au même moment au Tibet et au Japon par une lignée de maîtres et de traducteurs, dont Nagarjuna est le plus ancien et le plus connu.

C'est au VIe siècle que le bouddhisme fut introduit au Japon par l'intermédiaire de la Corée au VIIIe siècle le moine kukaï Kôbô-Daïshi découvrit un exemplaire du Daïnitchi- kyô (maha-vairocana tantra) au Japon, et pour en approfondir le sens, alla en Chine. Il fut initié par le grand maître, Keïkwa-ajari aux cérémonies d'onctions « kanjô », et reçut de nombreux textes tantriques. À son retour au Japon, il structura son enseignement qu'il appela Shingon (mantra en japonais). Grâce à l'appui de l'empereur, il fonda le grand temple du Tôji à Kyôto, et la cité sainte du mont Kôyasan qui regroupent plusieurs centaines de temples. Il écrivit de nombreux ouvrages dont le « sokushinjôbutsu-gui »,où il insiste sur la voie rapide pour devenir Bouddha dans cette vie.

Le Shingon se développa dans tout le Japon et influença le développement des autres écoles du bouddhisme ultérieur au Japon, Kûkaï initia notamment Saïcho le fondateur du Tendaï japonais d'ou proviendrons ultérieurement l'amidisme, le zen et l'école Nichiren.


Au Tibet c'est le roi Trisong Détsen qui décidera, au VIIIème siècle, de faire du bouddhisme la religion du Tibet. Il eut besoin pour se faire de l'aide du maître indien Padmasambhava, qui fonda le monastère de Samyé et introduisit la pratique du Vajrayana. De cette époque date la lignée de transmission de l'école Nyingmapa : S'ensuit au IXème siècle une période de persécution et d'éradication du bouddhisme, qui s'affaiblit. La seconde diffusion aura lieu au XIème siècle avec Rinchen Zangpo, qui se rendra en Inde, puis Atisa Dipankara, un maïtre indien qui viendra au Tibet sur son invitation. Son disciple, Dromtönpa fondera l'école Kadampa.

Marpa Lotsava se rendra lui aussi en Inde, où il recevra l'enseignement de Naropa, avant de le transmettre à son tour à son disciple, Milarepa. Milarepa fondera l'école Kagyupa : Drokmi Sakya Yéshé y recevra, lui, l'enseignement de Virupa, le transmettra à son disciple Khön Köntchok Gyalpo qui fondera l'école Sakyapa : Au début du XVème siècle naîtra une autre école, fondée par Djé Tsongkhapa, l'école Guélougpa

source tibet annuaire du bouddhisme



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