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TGV


Cet article traite exclusivement des TGV français. Pour les autres trains de ce type, voir l'article « Train à grande vitesse ».

Le TGV, train à grande vitesse, est une rame automotrice à traction électrique de conception française, mise au point par la SNCF en collaboration avec Alstom. Il a été mis en circulation commerciale pour la première fois entre Paris et Lyon en septembre 1981, en empruntant le premier tronçon de ligne nouvelle construit entre Saint-Florentin et Sathonay, près de Lyon.

TGV est une marque déposée appartenant à la SNCF.

Le TGV français a fêté son premier milliard de voyageurs transportés, depuis l'inauguration du premier service en septembre 1981, le 28 novembre 2003. le deuxième milliard est attendu pour 2010.

Sommaire

Technique

Conception

La particularité du TGV est d'être constitué d'une rame automotrice articulée, composée de « caisses » reposant sur des bogies intermédiaires communs à deux caisses adjacentes, sauf les motrices d'extrémité dotées de deux bogies. Cette disposition présente plusieurs avantages,

L'inconvénient majeur réside dans l'impossibilité de dissocier facilement la rame, d'où la nécessité d'installations de levage capables de soulever une rame entière dans les ateliers d'entretien. Les rames peuvent être jumelées pour moduler la capacité offerte.

Roulant sur des essieux ferroviaires classiques, le TGV est parfaitement compatible avec les installations existantes.

Moteurs (synchrones puis asynchrones)

L'utilisation de moteurs synchrones présente plusieurs avantages :

Les évolutions du TGV

La SNCF exploite un parc d'environ 400 rames TGV :

Le parc des rames TGV
Type Années de construction Nombre de rames construites Puissance Observations
TGV PSE bicourant 1978 à 1985 101 6400 kW la rame 38 a été radiée après l'accident de Voiron
TGV PSE tricourant 1978 à 1988 8 6400 kW plus une neuvième rame venant d'une rame bicourant transformée
TGV postal bicourant 1978 à 1985 2 6400 kW (plus une demi-rame)
TGV Atlantique bicourant 1988 à 1992 105 8800 kW -
TGV réseau bicourant 1993 à 1996 49 8800 kW la rame 502 a été radiée après l'accident de Bierne
TGV réseau tricourant 1993 à 1996 30 8800 kW -
TGV TMST tricourant (Eurostar) 1993 à 1994 38 12200 kW (SNCF 16, BR 11, SNCB 4, NOL 7)
TGV PBA tricourant (Thalys) 1996 10 8800 kW -
TGV PBKA quadricourant (Thalys) 1996-1997 17 8800 kW (SNCF 6, NS 2, SNCB 7, DB 2)
TGV Duplex 1996-1998 30 8800 kW -
TGV Duplex 2001-2002 12 8800 kW -


Les accidents les plus graves

Sur ligne à grande vitesse

Sur ligne classique

Lignes nouvelles

Voir l'article détaillé Ligne à grande vitesse.

TGV sud-est
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TGV sud-est

Ce train emprunte des voies spécialement construites à son intention (les LGV ou Lignes à grande vitesse) à des vitesses de l'ordre de 300 km/h. Les rayons de courbure des lignes sont adaptés (supérieurs ou égaux à 4000 m), de même que la signalisation (il s'agit d'une signalisation embarquée) qui autorise actuellement 320 km/h sur les lignes les plus modernes (LGV Méditerrannée). Ces lignes dites nouvelles sont toutes protégées par des grillages sur les cotés pour éviter des heurts avec les animaux et de plus, il n'y aucun passage à niveau sur ces lignes .

Le record mondial de vitesse sur rail du 18 mai 1990 (515,3 km/h) a montré que la LGV est mécaniquement capable de supporter des vitesses beaucoup plus élevées, la géométrie de la voie n'ayant pas souffert des marches d'essai à plus de 500 km/h. Les principaux obstacles à la progression des vitesses commerciales sont aujourd'hui :

Le TGV peut aussi emprunter les autres voies (réseau classique), à la vitesse maximale, jusqu'à 200 km/h, autorisée par ces lignes selon le tracé et le type de signalisation.

Villes desservies

Les dessertes en TGV empruntent les lignes nouvelles sur une partie de leurs parcours et continuent sur le réseau classique sur des distances parfois assez longues, y compris dans les pays voisins de la France. La plupart sont des dessertes radiales partant de Paris ou y arrivant, certaines suivent des relations transversales évitant Paris intra-muros. Les TGV desservent plus de 100 gares en France, dont huit en Île-de-France et plus d'une trentaine à l'étranger.

Les axes les plus importants, Paris-Lyon, Paris-Marseille, Paris-Lille, Paris-Nantes, etc., ont des horaires cadencés.

Dessertes nationales

Dessertes internationales

Thalys et Eurostar sont des marques exploitées par des GEIE, acronyme de groupement européen d'intérêt économique, et ont pour gare de départ à Paris la Gare du Nord.

Lignes étrangères


Pays ligne temps date de réalisation
AVE Espagne Séville-Madrid 2,5 h
AVE Espagne Madrid-Saragosse-Barcelone
KTX Corée du Sud Séoul-Busan 2,35 h Mars 2004 (12 ans de travaux)


Entretien

L'entretien du parc TGV, pour les opérations de maintenance régulière, a nécessité l'aménagement d'ateliers situés à proximité des gares têtes de lignes. C'est ainsi que les rames du TGV Paris-Sud-Est sont entretenues aux ateliers de Villeneuve-Saint-Georges, celles du TGV Atlantique aux ateliers de Châtillon et celle du TGV Nord aux ateliers du Landy à Saint-Denis.

L'Est de la France a connu par le passé un important trafic ferroviaire de marchandise (houille et fer en particulier) qui a fortement décru. Les installations industrielles de la SNCF sont en partie restées, c'est ainsi qu'un important atelier d'entretien des TGV, dédié aux grandes révisions périodiques, se trouve à Bischheim, dans la banlieue de Strasbourg, ville qui n'est pas desservie par une ligne nouvelle. Les trains qui doivent s'y rendre empruntent les lignes classiques entre Paris et Strasbourg, à vide et de nuit quand les autres trains ne circulent pas.

Voir aussi

Liens externes



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