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TGV Est


La LGV Est est une extension du réseau TGV en France : c'est une ligne à grande vitesse reliant Paris et Strasbourg. Les régions françaises traversées sont l'Alsace, la Lorraine, la Champagne-Ardenne et l'Île-de-France. Cette ligne qui doit entrer en service, partiellement, en 2007 est construite pour une vitesse nominale de 320 km/h.

Sommaire

Consistance du projet

La construction de la ligne nouvelle a été décomposée en deux phases : la première va de Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne) près de Paris à Baudrecourt (Moselle), où elle se raccorde aux lignes Metz-Sarrebruck et Metz-Strasbourg ; sa mise en service est prévue en juin 2007 ; la seconde ira de Baudrecourt à Vendenheim (Bas-Rhin) près de Strasbourg ; sa programmation n'est pas arrêtée. Entre temps, le TGV roulera à vitesse normale (160 km/h) entre ces deux villes sur la ligne existante Metz-Strasbourg. Le temps de trajet Paris-Strasbourg passera de 4 h à 2 h 20 après la première phase, puis à 1 h 50 après la deuxième phase. Les parcours intermédiaires seront également améliorés : Reims sera à 45 minutes de Paris au lieu de 1 h 25, Nancy à 1 h 30 (au lieu de 2 h 40), Luxembourg à 2 h 15 (au lieu de 3 h 55).

Outre la construction de la ligne nouvelle le projet comprend :

Les constructeurs

Le maître d'ouvrage du projet est RFF (Réseau ferré de France), le propriétaire du réseau ferroviaire français. Les travaux de génie civil ont été répartis en huit lots attribués après enchères à cinq groupes : SNCF, ISL, Tractebel, Scétauroute et Setec. C'est la première fois qu'une telle mise aux enchères est réalisée pour la construction d'une ligne TGV depuis la réforme du système ferroviaire de 1997 et la mise en place de RFF. L'ingénierie SNCF, en partenariat avec la société EEG Simecsol, a réussi à obtenir quatre lots (dont un en deuxième phase), soit 50 % du projet en génie civil. Elle pilotera par ailleurs la totalité du projet pour les travaux de superstructure (voie, signalisation, électrification).

Financement

Le financement du projet, dont le coût est évalué à 3,415 milliards d'euros (valeur 1997) est réparti de la manière suivante :

Cette participation des collectivités publiques est la conséquence de l'application du décret de mars 1997 qui régit RFF et qui interdit (article 4) à ce dernier de financer un projet demandé par une collectivité si les recettes de péage attendues ne garantissent pas le retour sur investissement, sauf si le demandeur le subventionne à un niveau tel que les amortissements restants soient bien couverts par les revenus d'exploitation.

Différents retards ont entraîné un surcoût de l'ordre de 290 millions qui devra être probablement financé par l'État.

Par ailleurs le matériel roulant est à la charge de la SNCF. À noter que cette ligne verra probablement des circulations concurrentes de trains ICE de la Deutsche Bahn, comme on le voit aujourd'hui sur la ligne nouvelle Bruxelles-Liège-Frontière allemande en Belgique.

Particularités du projet

Le TGV Est a fait couler beaucoup d'encre pour plusieurs raisons :

État d'avancement


Voir aussi

Liens internes

Liens Externes



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