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Le théorème de Cantor-Bernstein est un théorème de
mathématiques.
S'il existe une injection d'un ensemble vers un ensemble , et une injection de l'ensemble vers l'ensemble , alors il existe une bijection de dans .
Commençons par montrer que si est une application injective d'un ensemble vers un ensemble avec
, alors il existe une bijection de dans .
Montrons que :
la suite définie
par :

.
.
.
, alors
donc .
alors
et donc
.


car est minimal, ce qui est absurde.
sont donc disjoints.
.

l'application de dans défini par :
alors
et donc
.Ce qui démontre la première proposition.
Montrons alors le théorème initial.
Soit l'image de par l'application injective.
)L'application
est une application
injective de dans
. Donc il existe une application bijective de dans .

Comme est une injection, la restriction de a son image pour l'espace d'arrivée est une bijection.

Donc la composé de et de est une bijection de dans .
Il existe donc une bijection de dans ce qui démontre le théorème de Cantor-Bernstein.
Si l'on considère la technique naïve qu'a un enfant pour compter le nombre d'éléments d'un ensemble, cela reviens quasiment toujours à associer chaqu'un des élements à un autre d'un ensemble connu dont le nombre d'élements est connu.
Il peut s'agir soit d'associer chacun des éléments à compter avec l'un des doigts, soit d'associer chacun des éléments avec un nombre que l'on réciterait à haute voix (un, deux, trois, etc.), par exemple.
En clair, compter se fait naïvement en effectuant une bijection d'un ensemble dont la « dimension » est connue vers un autre dont la dimension est inconnue.
Ce théorème s'interprète alors comme disant : « Si je peux compter une partie d'un ensemble avec la totalité des éléments d'un autre ensemble, et réciproquement, alors ils ont le même nombre d'élements ». Ce qui est évident pour des ensembles finis. Ce théorème généralise alors cette notion pour des ensembles infinis.
À partir de là, ce théorème représente l'une des briques de base pour généraliser la notion de tailles d'ensembles à des ensembles infinis.


