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En théorie des nombres, le théorème de Dirichlet s'énonce de la façon suivante :
ce qui est équivalent à l'énoncé suivant :
Ce théorème généralise évidemment le théorème d'Euclide d'après lequel il existe une infinité de nombres premiers (en utilisant par exemple les nombres premiers de Gauss qui sont de la forme 3 + 4 n). Il faut par ailleurs noter que le théorème ne prétend pas qu'il y a une infinité de termes consécutifs dans la progression arithmétique a, a+b, a+2b, a+3b, ..., qui soient premiers. Par exemple, dans la démonstration d'Euclide avec les nombres premiers de Gauss, nous obtenons des nombres premiers lorsque n prend les valeurs suivantes : 1, 2, 4, 5, 7, 10, 11, 14, 16, 17, 19, 20, 25, 26, 31, 32, 34, 37, 40, 41, 44, 47, 49, 52, 55, 56, 59, 62, 65, 67, 70, 76, 77, 82, 86, 89, 91, 94, 95, etc.
Euler établit que toute progression arithmétique commençant par 1 contient une infinité de nombres premiers. Le théorème sous sa forme précédente fut conjecturé pour la première fois par Gauss et démontré par Dirichlet en 1835 avec les L-fonctions de Dirichlet. La démonstration s'inspire de travaux antérieurs d'Euler en rapport avec la fonction ζ de Riemann et la distribution des nombres premiers ; elle marque ainsi les débuts rigoureux de la théorie analytique des nombres.
En théorie algébrique des nombres, le théorème de densité de Chebotarev est une généralisation du théorème de Dirichlet.


