Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Tibet


Le Tibet désigne trois entités géographiques se recouvrant :

La superficie du Tibet varie selon l'acceptation du terme de 1 221 600 km², pour la région administrative, à 2 500 000 km², si l'on prend pour base le Tibet historique. On compte 6 millions de Tibétains auxquels s'ajoutent 7,5 millions de Chinois d'implantation récente. La capitale historique, centre qui traditionnellement concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet est Lhassa.

Avant son rattachement à la République Populaire de Chine en 1949, le Tibet était gouverné par un Dalaï-lama, chef religieux désigné par ses pairs disposant du pouvoir séculier, et il était composé de trois régions :

Le Tibet comme aire de peuplement des tibétains posséde des frontières commune avec Le Turkestan Oriental, La Mongolie, la Chine, la Birmanie, l'Inde, le Bhoutan, le Népal.

Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille sino-tibétaine, et partagent une religion bouddhiste, le lamaïsme, présente dès le VIIIe siècle et majoritaire depuis le XIe siècle.

L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme y est aujourd'hui possible et, bien qu'encore encadré, il représente un part importante de l'économie.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire du Tibet

Ancien royaume des confins et des montagnes enneigées (himals, en népalais), charnière inaccessible et stratégique entre le monde chinois et le monde indien, le Tibet a connu une histoire mouvementée, interrompue par de longues périodes d'isolement.

Au VIIe siècle, une monarchie s'établit sur le territoire du Tibet actuel, marquant la naissance du Tibet comme entité politique unifiée. Voir la Liste des empereurs du Tibet. Le roi Songtsen Gampo (en translittération Srong-btsan sgam-po) développe des relations commerciales avec son voisin le plus accessible, la Chine. L'administration s'installe à Lhassa. Une écriture se développe, inspirée par l'alphabet indien devanâgarî. En 670, les Tibétains conquièrent le bassin du Tarim. En 763, ils envahissent et occupent la capitale chinoise des Tang, Chang'an.

Le bouddhisme, introduit au Tibet en 747, devient religion d'État à la fin du VIIIe siècle et concurrence le bon-po, une croyance traditionnelle également fondée sur l'idée de la transmigration des âmes. Les monastères bouddhistes se développent et deviennent la base du régime féodal. Mais les dissensions au sein du clergé encouragent la pénétration des Mongols, qui, déjà maître d'une partie de la Chine, obtiennent la suzeraineté sur le Tibet (XIIe siècle-XVIIe siècle). La secte des Bonnets jaunes (lamaïstes réformés) accroît son influence. C'est en son sein qu'est choisi le Dalaï-lama, chef religieux et temporel du pays. La secte des Bonnets rouges -- d'où est issu le panchen-lama -- est chassée du pays en 1643. Le Dalaï-lama est désormais le représentant politique et religieux du Tibet. Voir la liste des dalai-lama

En 1720, le Tibet devient un État vassal des empereurs de la dynastie mandchoue des Qing qui a réunifié la Chine après l'effondrement des Ming et se ferme aux influences étrangères. En 1904, une expédition militaire conduite par lord Curzon atteint Lhassa. Dans le mouvement de ce qui a été appelé le « dépeçage de la Chine », la Grande-Bretagne s'attribue au Tibet des privilèges commerciaux, qui seront reconnus deux ans plus tard par l'empereur en contrepartie du maintien de sa suzeraineté sur le pays. En 1908, les Britanniques se retirent. En 1910, le Dalaï-lama est destitué par les Chinois, juste avant la chute de l'empire en de 1911. Il trouve d'abord refuge en Inde, avant de revenir à Lhassa en 1912. En 1924, le Panchen-lama, qui avait conservé son pouvoir dans le Tibet oriental, est obligé de se réfugier à Nankin. En 1929, la Chine accepte de reconnaître l'autorité du Dalaï-lama, mais obtient certains avantages en échange.

En 1949, l'Armée Populaire de Libération envahit le Tibet qui devient une province de la Chine, officiellement gouvernée par le Dalaï-lama et le Panchen-lama. Le pouvoir central chinois s'occupe de la défense, des affaires étrangères, des finances et de l'éducation.

Suite à un durcissement de la politique de la Chine à l'égard du Tibet en 1958, année où des autonomistes tibétains s'opposent au pouvoir central, le Dalaï-lama se réfugie en Inde avec 100 000 fidèles et forme un gouvernement en exil en 1959. Des résistants -- les Khampas, originaires de la région du Kham -- réfugiés dans les montagnes népalaises et soutenus par l'Inde et les États-Unis (dans une stratégie d'endiguement du communisme), mènent une lutte armée contre les Chinois. Au Tibet, le Panchen-lama dirige le gouvernement, avant d'être destitué en 1965.

Les Chinois engagent en 1961 la collectivisation de l'économie tibétaine. En 1966, la Révolution culturelle se traduit par un durcissement de la répression anti-bouddhiste et de nombreux vestiges du passé et de l'influence religieuse sur les tibétains sont détruits par les Gardes Rouges.

Géographie

Article détaillé : Géographie du Tibet

S'étendant d'est en ouest sur une distance d'environ 2400 km, et du nord au sud sur environ 1000 km, le plateau du Tibet est situé entre les longitudes 78°24' et 104°47' Est et les latitudes 26°2' et 40°3' Nord au cœur du continent asiatique. C'est un pays gigantesque d'environ 2,5 millions de km² (soit 5 fois la France) avec une altitude moyenne de 4200 mètres, qui rassemble les plus hautes montagnes du monde.

Le nom latinisé et occidentalisé de « Tibet » ne correspond pas à son nom en chinois, qui est Xizang. De même des noms de lieux tels que Shigatse ont été changés en Xigaze depuis la promulgation d'un romanisation unifiée du chinois par le gouvernement de la RPC : le Pinyin. Aussi, un même lieu au Tibet peut avoir de nombreuses « orthographes » : le nom chinois, le même translittéré en pinyin, ou le nom chinois translittéré par les anglo-saxons en Wade-Giles, le nom en tibétain, qui peut aussi être translittéré de différentes façons.

Rapports tendus entre la RPC et les Tibétains

Les Tibétains en exil et ceux qui sont restés dans leur pays, ou qui sont revenus d'Inde et du Népal, se plaignent souvent d'une perte de la culture propre et du fait que de nombreux chinois han, l'ethnie majoritaire de la Chine, viennent s'installer dans leur pays. Des groupes indépendantistes ont été créés et leur activités sont fermement combattues par le pouvoir central. La séparation de l'aire de peuplement des tibétains dans plusieurs entités administratives pose aussi problème. D'autre part, les Chinois plaident qu'ils respectent la différence culturelle tibétaine (par exemple en assouplissant pour les minorités le contrôle démographique sévère imposé aux Hans), que la liberté religieuse est à nouveau assurée, et surtout qu'ils ont fortement contribué à développer et à désenclaver le pays, (notamment grâce à la construction de voies ferrées). Si la Région autonome du Tibet est encore sous la surveillance du pouvoir central et que la présence de l'armée et de la police s'y fait plus sentir que dans d'autres parties de la Chine, ces militaires et policiers sont en général des tibétains, du moins aux échelons inférieurs de la hiérarchie.

Environnement

Le Tibet est incroyablement sensible et contient une étourdissante diversité d'habitats, une faune et une biodiversité comparable à celle de la forêt amazonienne, et des régions climatiques s'étendant de la haute steppe glacée, jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de tous les plus grands fleuves d'Asie, comprenant le Mékong, le Brahmapoutre, le Chang Jiang (ou Yang-tseu-kiang), et l'Indus ; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu'à plus de 1000 mm dans le sud-est.

Ressources surexploitées

Avec ses nombreuses ressources naturelles, le Tibet souffre des conséquences d'une exploitation commerciale intensive. Le Tibet est riche en minerais; y compris des réserves considérables d'or, de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium, qui sont parfois extraits sans considération pour l'environnement. Le résultat en est des niveaux alarmants de pollution qui affectent l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.

Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au sud-est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949, les forêts recouvraient 221 800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon des informations récentes du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85% !

Le déboisement cause de sévères problèmes d'érosion et de glissements de terrain, tandis que niveau de vase dans des fleuves tels que le Yang-tseu-kiang ont atteint des niveaux sans équivalents dans le monde. Les effets dépassent maintenant les frontières du Tibet et se traduisent par des inondations dévastatrices en Chine, Inde et Bangladesh. Le gouvernement chinois lui-même a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de 10 000 morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du Yang-tseu-kiang.

Climat

La grande couverture de végétation influence aussi la terre et les températures atmosphériques qui participent à la régulation de la mousson. La déforestation sur une si grande échelle entraîne de sérieuses inquiétudes parmi les climatologistes et les environnementalistes, qui considèrent que le climat mondial peut être dangereusement déstabilisé.

Voir aussi

Liens externes



This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia