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La tour Eiffel est un des monuments symboliques de Paris.
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C'est en 1884 qu'Émile Nouguier et Maurice Koechlin, les deux principaux ingénieurs de l'entreprise de Gustave Eiffel, ont l'idée de construire un édifice relativement haut, une tour de mille pieds. Ils font appel à l'architecte Stephen Sauvestre pour la mise en œuvre du projet.
Le 15 février 1887, un regroupement d'artistes fait parvenir une pétition auprès d'Alphand, le directeur des travaux. Parmi eux se trouvent Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, Charles Garnier ou encore François Coppée. Ainsi, Maupassant la qualifie de « haute et maigre pyramide d'échelles de fer, squelette plutôt disgracieux et géant, dont la base semble faite pour porter un formidable monument de Cyclopes, et qui avorte de là en un ridicule et mince profil de cheminée d'usine ». Mais les polémiques s'essouflent dès lors que l'édifice est achevé et qu'il connaît un réel succès populaire. Nombreux étaient ceux qui avaient cru que la tour Eiffel serait un simple pylône de métal sans valeur esthétique. En fait, si elle a cette forme particulière, c'est pour offrir une résistance maximale au vent, qui a constitué l'élément le plus important à prendre en compte lors de sa construction. Il se trouve que la société Eiffel était également spécialiste des questions de resistance au vent (viaduc de Garabit, statue de la Liberté).
Construite en moins de deux ans, elle est destinée à couronner l'exposition universelle de 1889. Son architecte est Gustave Eiffel, auteur d'autres édifices comme la structure de la statue de la Liberté, le viaduc de Garabit (Cantal) et, en 1879, la Nyugati Pu (« Gare de l'Ouest ») de Budapest (Hongrie).
Haute de trois cent dix-sept mètres, sa structure est en fer puddlé : pas moins de dix-huit mille pièces métalliques et deux millions cinq cent mille rivets la composent. Cinquante ingénieurs et cent trente-deux ouvriers participent à sa construction. Une série de calculs amène les ingénieurs à courber les montants de telle sorte qu'ils résistent au vent.
Depuis sa création, elle a été repeinte dix-sept fois, soit une fois tous les sept ans. La peinture, selon son créateur, est un gage de conservation d'une structure métallique. De même, les teintes ont changé plusieurs fois ; dans un premier temps le brun-rouge, puis l'ocre jaune et aujourd'hui le bronze. Différentes nuances sont utilisées afin que la teinte soit uniforme à l'œil du spectateur. Il faut soixante tonnes de peinture pour la recouvrir et, en tout, vingt-cinq peintres sont à pied d'œuvre pendant plus d'un an. La dernière mise à neuf de la peinture a commencé en décembre 2001 et s'est terminée en juin 2003.
La tour Eiffel est légère : on a calculé que le poids du métal dont elle est construite est inférieur au poids de l'air qui se trouve à l'intérieur. Et que si elle avait toutes choses proportionnées par ailleurs une hauteur d'un mètre, elle pèserait sept grammes. Eiffel se montra donc ingénieur avisé.
À l'origine, la tour Eiffel devait rester debout vingt ans, puis être détruite. Mais elle sert finalement comme laboratoire d'études scientifiques. Gustave Eiffel contribue d'ailleurs à ces recherches... Ainsi, de nombreux instruments sont installés, du baromètre au paratonnerre en passant par des appareils de radiotélégraphie. Elle sert aussi de phare pour guider les navires sur la seine, on peut voir sa lumière éclairer Paris tous les soirs.
Beaucoup d'artistes ont traité de la tour Eiffel dans leur œuvre. Georges Seurat la peint en 1888 (avant son achèvement). Viennent ensuite Raoul Dufy ou encore Marc Chagall. Les écrivains se montrent partagés. Tandis que Léon Bloy, critique le « lampadaire tragique », Guillaume Apollinaire la compare aux obélisques égyptiens et l'évoque dans Alcools : « Bergère, ô tour Eiffel, le troupeau des ponts bêle ce matin. » Guy de Maupassant la détestait et allait manger dans son restaurant car c'était le seul endroit de la capitale où il ne la voyait pas.
La tour Eiffel appartient depuis 1980 à la ville de Paris qui en confie l'exploitation à la Société nouvelle d'exploitation de la tour Eiffel, une société d'économie mixte. La tour a été renforcée aux endroits les plus sollicités, allégée de 1340 tonnes rajoutées au fil des ans, et l'escalier en colimaçon du troisième étage a été remplacé par un à volées droites. Les normes de sécurités ont été redéfinies et adaptées aux exigences contemporaines.
On en trouve de nombreuses répliques ou imitations à travers le monde. La plus élevée est la Tokyo Tower (Tōkyō tawā en japonais) à Tokyo (333 mètres). À Las Vegas on trouve une tour Eiffel réduite de moitié. On peut voir d'autres imitations à Prague, à Blackpool Tower (Grande-Bretagne), à Lyon sur la colline de Fourvière, ainsi qu'à Paris, Texas.
Pour être plus « factuel », on pourrait ajouter que la tour Eiffel est un attracteur très puissant. On trouve constamment, à ses pieds ou dans les parcs avoisinants, qui sont très grands et fort agréables à la belle saison, une quantité impressionnante de touristes et de Parisiens.
Le père Theodor Wulf, en 1901, observa des radiations au sommet ainsi qu'à la base de la tour Eiffel. Les radiations étant plus importantes au sommet qu'à la base, il découvrit les rayons cosmiques.
Le 12 janvier 1908, le premier message radio longue distance est transmis depuis la tour Eiffel.
La tour Eiffel perdit son titre de « structure la plus haute du monde » en 1929 lorsque le Chrysler Building fut érigé à New York City.
Quand Adolf Hitler visitait Paris durant l'Occupation en 1940, les câbles de l'ascenceur furent sectionnés par les Français de telle sorte qu'Hitler eût à grimper mille sept cent quatre-vingt-douze marches consécutives de l'escalier jusqu'au sommet (le projet initial de la tour Eiffel en voulait le chiffre symbolique de 1789).
Lors de la chute du nazisme, Hitler avait demandé à un de ses généraux de bombarder la tour Eiffel, mais le général, Von Scholtitz aimait Paris et ses monuments, il a donc épargné la ville avant de se rendre. L'histoire est relatée dans le film Paris brûle-t-il ?.
En fait l'histoire nous apprend que le général Leclerc avait averti le général allemand que, s'il brûlait Paris, il serait considéré comme criminel de guerre... à la reddition et fut certes prisonnier mais ne fut pas jugé a Nuremberg, Paris sauvée.
Le 3 janvier 1956, un incendie ravage le sommet de la tour.
En 1959, l'antenne radio actuelle est ajoutée au sommet de la tour, portant ainsi sa taille à trois cent vingt-quatre mètres.
Au cours des années 1980, l'éclairage de la tour par de simples projecteurs extérieurs fut remplacé par un éclairage intérieur bien plus spectaculaire, car ne mettant pas en relief les nombreuses poussières atmosphériques sous les faisceaux des projecteurs. Cet éclairage a aujourd'hui un statut d'œuvre d'art, ce qui signifie que si l'on peut librement commercialiser des photos de la tour Eiffel de jour, des droits d'auteur sont exigés pour en commercialiser une photo de nuit, même si on l'a prise soi-même ou fait prendre par un photographe professionnel renonçant à ses propres droits ultérieurs. Elle partage cette caractéristique avec un autre momument parisien : la pyramide du Louvre.
Aux derniers jours de 1999 un compte à rebours affiché sur la tour a égréné seconde par seconde le temps restant avant le passage de l'an 2000. En l'an 2000, un dispositif de lampes disposées sur toute la surface de la tour a permis de la faire scintiller pendant quelques minutes à chaque heure du soir. Remis en place le 21 juin 2003 pour une durée de dix ans, ce système comporte vingt mille lampes à éclat.
La tour Eiffel a reçu son deux cent millionnième visiteur le 28 novembre 2002.
Le 22 juillet 2003 un léger incendie prend vers 19 h 20 au sommet de la tour, ne faisant aucun blessé.
Pendant une semaine, en janvier 2004, la tour Eiffel était parée de rouge pour les festivités de l'année de la Chine et du Nouvel an chinois.
Selon rapport de l'inspection générale de la Ville de 2003 « les quatre dames pipi du pilier Est, qui se rémunèrent sur les entrées payantes aux toilettes (0,40 euro), gagnent près de 5 000 euros net par mois « hors pourboires », alors qu'elles sont déclarées au smic ».


