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Le traducteur doit non seulement bien connaître la langue source (ici l'anglais) mais également, et surtout, la langue cible (ici le français). Il est absolument nécessaire de beaucoup lire en français. Traduire c'est imiter des styles, et donc les connaître (styles technique, journalistique, administratif, littéraire, etc.).
Le traducteur doit non seulement posséder une bonne connaissance des deux langues, mais également connaître et comprendre les traits essentiels des sociétés anglo-saxonnes. Il est malheureusement quasi impossible de bien connaître tous les pays anglophones...
Le traducteur n'est pas un auteur à proprement parler, et doit s'effacer derrière l'auteur original. La traduction parfaite n'existe pas, et une expression italienne l'exprime parfaitement : traduttore - traditore (=> « traducteur -traître »).
Il ne faut pas hésiter à utiliser un simple dictionnaire unilingue français, ainsi que les correcteurs orthographiques des traitements de textes qui sont imbattables en orthographe pure. Les correcteurs grammaticaux informatiques sont parfois très utiles mais restent peu fiables dans de nombreux cas.
Les dictionnaires sont une belle invention : apprenez à vous en servir.
Chacun à ses avantages et ses inconvénients, chacun utilise sa propre mise en page, ses propres symboles, etc. Il faut s'habituer à un dictionnaire (ou plusieurs) pour bien s'en servir.
Les dictionnaires analytiques en français (i.e. dictionnaires des synonymes, des idées, etc) sont parfois utiles lorsqu'on
bloque sur un mot, une expression. Leurs équivalents informatiques (dictionnaires des synonymes présents dans tous les
traitements de texte) sont simples mais précieux. Les guides de style (Le bon usage, également appelé LE
Grevisse, André Goose dir., éd. Duculot, ou Pièges et difficultés de la langue française, Jean Girodet, éd. Bordas
référence), ainsi que les guides de conjugaison peuvent parfois pallier nos insuffisances.
Les dictionnaires techniques (très chers !) devront bien sûr êtres consultés pour les textes spécifiques. Un traducteur ne
peut pas connaître tout le vocabulaire dans tous les domaines.
Les traductions automatiques (i.e. « assistées par ordinateur ») sont, en l'état actuel des connaissances, souvent plus drôles qu'efficaces. Mais certains logiciels permettent de dégrossir le travail dans certaines traductions techniques, à condition qu'on soit prêt à investir beaucoup de temps à son apprentissage et à sa personnalisation.
Le travail sera évidemment très différent suivant le contexte : examen ou travail en entreprise, par exemple. Et même
dans ce dernier cas, il sera très différent suivant qu'il s'agira d'un petit texte que l'on veut simplement comprendre, d'une
facture à traduire précisément, ou d'une brochure de présentation pour des clients étrangers.
Dans les deux cas, il ne faut jamais se bloquer sur un problème. Si un mot ou une expression vous arrête, passez à la suite et
revenez-y quelques minutes plus tard (voire quelques heures plus tard).
La gestion du temps est également un élément essentiel dans les deux cas. Pour un examen, le délai est très court. Savoir
planifier sa traduction fait partie du travail : la montre est toujours le partenaire forcé du traducteur. La particularité
de l'examen réside dans l'exigence d'un travail individuel, ce qui n'est généralement pas le cas pour une entreprise : on
pourra (on devra !) toujours vérifier auprès des spécialistes quels termes techniques ils emploient.
Il faut tout d'abord lire au moins deux fois le texte afin de bien comprendre le contexte, le style et le niveau de langue. À cette étape, un petit élément du texte mal interprété peut complètement changer le sens général. Méfiance. Le titre : dans certains cas, on peut recommander de le traduire en dernier si le sens n'est pas évident au départ (attention aux sens apparemment évidents mais qui cachent un jeu de mots, une astuce, une allusion, etc.). Seul le premier mot du titre prend une majuscule. Les dictionnaires : la première traduction se fera toujours sans dictionnaire, en cherchant à déduire le sens des termes qui posent problème (quel que soit le contexte). Dans un contexte d'entraînement à la traduction, on peut ensuite prendre un dictionnaire unilingue qui aidera à la compréhension sans limiter le choix des termes. On sera donc amené à utiliser toute la gamme des dictionnaires déjà cités. Un dictionnaire anglais-français permettra de faire un choix définitif, de vérifier un terme spécifique (mais non technique) ou de comprendre un terme qui reste obscur.
Si le contexte le permet, laisser le travail de côté quelque temps avant d'y revenir avec les idées bien claires. Le résultat doit :
Après plusieurs lectures, si un problème de traduction subsiste, essayez de le résoudre en utilisant certaines techniques :
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Les techniques citées ci-dessous ne sont pas à apprendre par cœur. Il s'agit simplement d'un classement des principales méthodes permettant de résoudre les problèmes de traduction. Certaines s'imposent naturellement, souvent parce que la traduction mot-à-mot est impossible ; d'autres requièrent davantage d'entraînement et de savoir-faire.
Le calque n'est pas vraiment une technique puisqu'il s'agit d'une traduction mot-à-mot. Certains étudiants préfèrent parfois l'oublier pour produire des textes plus compliqués que l'original.
L'emprunt consiste à utiliser en français le terme anglais (ex. la City, le British Museum)
La transposition consiste à changer la catégorie grammaticale d'un mot ou d'un groupe de mots.
L'étoffement consiste à ajouter des éléments sous-entendus. Il peut s'agir d'un verbe ou de certains termes de liaisons, plus fréquent en français qu'en anglais :
L'explicitation consiste à préciser ce qui était implicite :
L'allégement consiste, à l'inverse, à retirer un ou plusieurs termes inutiles :
La collocation consiste à utiliser une suite de termes souvent employés ensemble en français pour traduire une expression similaire en anglais :
La coloration, sous-catégorie de la collocation, consiste à traduire un terme anglais qui paraîtrait trop simple en français par un terme plus habituel ou précis :
L'adaptation tient compte de la différence entre les réalités de chaque société pour exprimer le même effet.
La modulation consiste à changer le point de vue pour contourner un problème :
La modification de syntaxe consiste à changer l'ordre des mots pour rendre la phrase plus fluide :
Le redécoupage, qui ne doit pas être systématique, consiste à couper une phrase qui serait trop longue en français, par exemple pour préciser le verbe le plus rapidement possible.
L'équivalence consiste le plus souvent à trouver le proverbe correspondant en français.
La compensation vise à abandonner une connotation, une allusion, un niveau de langue ou un trait d'humour sur une partie du texte pour la reporter sur une autre, afin de conserver la tonalité globale d'origine.


