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La tuberculose est une maladie infectieuse, (maladies infectieuses),
provoquée par le bacille de Koch (BK). La tuberculose pulmonaire
(phtisie) est de beaucoup la plus fréquente et la plus répandue, mais il existe des atteintes osseuses, rénales, intestinales,
génitales, méningées, cutanées, etc.
L’histoire de la tuberculose est des plus difficiles à exposer de manière systématique et synthétique. Elle porte, en effet, sur une infection dont les origines semblent remonter à celle du genre humain et de la vie en société, mais dont l’unité nosologique et la cause effective n’ont été connues qu’à partir du XIXe siècle. La tuberculose a été isolée des autres maladies pulmonaires par Laennec en 1819, et son bacille a été découvert, à la suite des travaux de Pasteur, par un médecin de Silésie, Robert Koch, en 1882 : à ce moment, la tuberculose était en Europe la cause de 1 décès sur 7.
symptômes : fébricule (38–38,5 °C) au long cours, toux, amaigrissement de 5 à 10 kg survenant en quelques mois, sueurs nocturnes.
facteurs de risques : immunodépression, vie en foyer, toxicomanie intraveineuse, absence de domicile fixe, contact direct avec des personnes infectées, professions de santé...
Radio du thorax : classiquement atteinte des apex (extrémité supérieure des poumons) avec dans une tuberculose évoluée des cavernes (cavités dans le tissu pulmonaire, contenant de l'air et de nombreuses BK, cette bactérie est en effet aérobie). Ces cavernes ne disparaissent pas à la guérison ; elles se calcifient et donnent des séquelles radiologiques autrefois appelées « tache au poumon ».
Expectorations : contiennent les BK quand le patient est contagieux. Cette contagiosité disparait habituellement après 10 à 15 jours de traitement bien conduit.
Traitement : 6 mois pour une tuberculose pulmonaire à BK sensible chez un patient immunocompétent, comprenant 2 mois de tri-thérapie antibiotique isionazide + rifampicine + pirilène puis 4 mois de bi-thérapie isionazide et rifampicine.
Le vaccin antituberculeux ne protège que des formes graves et disséminées (tuberculose osseuse, tuberculose méningée, tuberculose surrénalienne...) mais pas de sa forme pulmonaire (la moins grave et la plus commune).
Avant la découverte d'antibiotique efficaces, on pratiquait la collapsothérapie (affaissement de la partie atteinte du poumon et d'une partie du thorax par chirurgie mutilante).
En 2003, le nombre de malades de la tuberculose a baissé en Chine de 30% grâce au traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) de l'OMS, seul réellement efficace à ce jour mais qui avait peine à s'imposer dans le monde. La Chine est encore le deuxième pays le plus touché au monde après l'Inde.


