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Le vote est un mode d'expression individuel, permettant à un groupe de personnes de prendre une décision (pour
élire un représentant, pour choisir un mode d'action, etc.). Ce mode
d'expression est basé sur la représentativité, les décisions sont prises en fonction du plus grand nombre de personnes
favorables.
C'est le pilier de la démocratie, car c'est le seul moyen pour les citoyens de s'exprimer au sein des institutions politiques.
Le vote fait partie d'un processus qui prend souvent le nom de scrutin
On peut le décomposer en plusieurs étapes
| Sommaire |
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2.1 Suffrage universel |
L'ensemble des votants peut être amené à répondre à une question par oui ou non.
On peut lui demander de choisir un nom parmi plusieurs proposés. C'est le scrutin uninominal.
On peut chercher à constituer une liste d'élus. C'est le scrutin plurinominal.
Lorsque le vote est ouvert à tout le monde sans restriction, on parle de suffrage universel.
En réalité, tous les régimes imposent des conditions à la participation au vote, le plus courant étant un âge minimal ou celui de la nationalité. Cela ne remet pas en cause pour autant leur appellation de suffrage universel, soit que les exclusions soient considérées comme allant de soi, soit au contraire qu'on ne désire pas attirer l'attention sur elles.
Ainsi fut longtemps appelé universel un suffrage réservé aux hommes, impliquant une double condition de sexe et d'âge.
Les suffrages censitaires distinguent au moins deux catégories de citoyens (au moins deux, parfois plus) en fonction du montant de leur(s) impôt(s). Différentes justifications sont avancées à ces systèmes qui réserve le suffrage aux classes aisées. La première provient de l'origine même des parlements : leur fonction étant de consentir aux impôts et d'en contrôler l'usage, il apparait logique de lier le vote au paiement de l'impôt. La seconde est aristocratique : la richesse est le signe d'une plus grande capacité (intellectuelle et morale) et donc d'une plus grande légitimité à participer à la décision commune.
Certaines communautés hiérarchisées réservent le suffrage à un certaine groupe défini par le grade atteint. C'est le cas dans les ordres monastiques où les frères convers ne votent pas : ils n'ont pas « voix au chapitre », c'est-à-dire qu'ils ne peuvent s'exprimer à l'assemblée. De même, seuls les cardinaux participent à l'élection du pape. En France (Ve République), le Sénat est élu par les seuls grands électeurs.
Les électeurs désignent par leur vote les personnes chargées de prendre la décision finale. C'est le cas en particulier de l'élection du président de la IVe République en France, et celui de l'élection des maires.
Seuls les habitants d'une circonscription sont amenés à voter: c'est le cas de l'élection des conseillers municipaux.
L'électeur peut être amené à s'exprimer de plusieurs manières.
Le vote à bulletin secret, aussi appelé scrutin secret, consiste à donner son avis entre plusieurs propositions, de manière anonyme. Généralement, la décision est mise dans une enveloppe, pour être dépouillée une fois le vote terminé. Il est surtout utilisé par les citoyens.
Ce type de vote permet d'empêcher les pressions sur les votants.
Le bulletin peut être être déjà prérempli sans qu'aucune modification soit possible (c'est le cas de nombreuses élections en France). Ou bien le bulletin peut être modifié ou rempli par l'électeur lui donnant ainsi plus de liberté de choix (voir système de vote)
Le vote à main levée, aussi appelé scrutin public, consiste à lever sa main pour donner son avis entre plusieurs proposition. Il permet une prise de décision rapide, car le dépouillement est quasi immédiat. Mais cela oblige à ce que tous les votants soient présents en même temps. C'est pour cette raison que ce type de vote est généralement utilisé par les élus lorsqu'ils sont réunis (Conseil municipal, Parlement, la plupart des organisations internationales).
Le vote à main levée est toujours pratiqué dans deux cantons suisses, Glaris ([1] (http://www.glarusnet.ch/lg2003/)) et le demi-canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, par les assemblées primaires des citoyens réunis en Landsgemeinde, symboles d'une démocratie séculaire. C'est l'augmentation du nombre des citoyens, et l'introduction du suffrage féminin qui entraîne le remplacement progressif de ces assemblées par des suffrages traditionnels à bulletin secret dans des bureaux de votes. Ainsi le demi-canton d'Obwald l'a abolie en 1999.
Couramment pratiqué en Suisse où dans certains cantons plus de la moitié des suffrages sont exprimés de cette manière, il consiste à envoyer à l'avance son bulletin de vote par voie postale; un numéro d'identification permet de garantir qu'une personne ne vote qu'une fois, tout en maintenant le secret du vote. Malgré un aspect pratique pour les votants, il ne permet pas de garantir le secret de l'isoloir.
Utilisé à l'Assemblée nationale, il a donné lieu par le passé à certains abus, comme l'usage de clés multiples (parfois plus de dix par des députés remplaçant des collègues absents). La Constitution de la Ve République n'en autorise que deux; le système de clés actuel ne permet pas de vérifier l'observation de cette règle pour le moment.
Le vote par internet est également parfois pratiqué. Son principal inconvénient pour le moment est l'absence d' isoloir (rien ne garantit que le candidat soit seul devant son PC au moment où il vote, ni ne permet de le vérifier). Deux autres conditions à remplir sont :
Différentes expériences ont été conduites en Suisse et le vote par internet a déjà été mis en pratique pour certains scrutins locaux et sur quelques communes tests.
L'importance que revêt l'acte de voter dans un système démocratique justifie que de nombreux théoriciens se soient penchés sur les systèmes de vote. À ce jour encore, plusieurs systèmes de vote sont en vigueur suscitant de nombreuses polémiques initiées par leur défenseurs. Cette réflexion est une démarche nécessaire pour la défense de la démocratie.


