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| Vouvant | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Pays-de-la-loire |
| Département | Vendée |
| Arrondissement | |
| Canton | |
| Code INSEE | 85305 |
| Code postal | 85120 |
| Maire Mandat en cours |
|
| Intercommunalité | |
| Longitude | -00°46'05 |
| Latitude | 46°34'23 |
| Altitudes | moyenne : minimale : 35 maximale : 110 |
| Superficie | 2 020 ha = 20,2 km² |
| Population sans doubles comptes |
866 (1999) |
| Densité | 43 hab./km² |
Vouvant est une commune française, située dans le département de Vendée et la région Pays-de-la-Loire.
Ses habitants sont appelés les Vouvantais.
| Sommaire |
Classé « Un des plus beaux villages de France » après l'opération « Village » menée en 1983, situé sur une colline surplombant la rivière « La Mère », à l'abri de ses rempart, Vouvant attire plus de 6000 visiteurs par an.
Le visiteur a le choix de l'hébergement, en hôtel, camping à la ferme, Village de Gîtes ou encore Maison Familiale Rurale. Les tables sont bonnes et variées.
Vouvant est situé en Vendée (85), entre Fontenay-le-Comte et La Chataigneraie, à quelques lieues au nord du marais poitevin et à l'est de la mer. La forêt de Mervent, village tout proche, se fond dans un décors déjà très authentique.
On recense environ un millier d'habitants.
En l'an 1000, Vouvant n'est qu'une colline boisée entourée d'eau, au cœur de la forêt. C'est en y chassant que Guillaume V le Grand, Duc d'Aquitaine, découvre ce site et décide d'y faire batir une église et un monastère. Pour cela, il fait appel aux moines de Maillezais qui viennent d'y terminer Ia célèbre Abbaye sur son ordre. Mais, par manque de fonds, ils ne peuvent édifier qu'une chapelle provisoire.
L'église ne sela achevée qu'à la fin du XIe siècle, et sera remaniée au XIIe siècle pour répondre au goût du siècle qui voyait fleurir L'art roman. C'est donc du Xllème siècle que datent la crypte, les trois absides et le portail nord dont l'ornementation force l'admiration.
A l'origine, le clocher devait se terminer par une flèche, et une gravure de 1850 nous montre l'église avec cette flèche, comme elle était avant les travaux de restauration entrepris en 1881. Un clocher octogonal, qui devait lui aussi se terminer par une flèche, fut édifié, mais il ne fut couvert que par un toit de tuiles, ce qui asseoit définitivement I'édifice et lui donne ce caractère imposant et particulier. De la nef, trois travées seulement furent restaurées, ce qui nous laisse heureusement, par les vieux murs, une idée de ce qu'était cette nef à I'origine.
La construction du château - dont il ne reste aujourd'hui que Ie donjon : la Tour Mélusine et les remparts - est due aux Lusignan, Barons de Vouvant. De cette grande famille, I'histoire semble avoir tout particulierement retenu le nom de Geoffroy la Grand'dent, farouche guerrier, avide de puissance, qui n'hésita pas à s'attaquer aux abbayes et monastères pour accroître sa fortune. Selon la légende, il serait Ie fils de la Fée Mélusine, mi-femme, mi-serpent, qui surait construit le château, et le donjon qui porte son nom, en une nuit « d'une dornée de pierre et d'une goulée d'Eve ». Beaucoup plus tard, Vouvant eut à subir les désastres des guerres de religion. L'église fut mutilée, incendiée, à demi démolie par les Huguenots. À la Poterne, une bataille entre assiégés et assiégeants fit plus de 200 morts dans les rangs Huguenots.
Le Château, quant à lui devenu inhabitable, fut laissé à l'abandon. Les goûts de L'époque n'étant plus aux sombres châteaux fortifiés, celui-ci tombait en ruines et le XIXème acheva de le raser, afin d'obtenir un champ de foire bien net.
Cependant, Vouvant ne perd pas pour cela son caractere historique, et on ne saurait trop conseiller aux visiteurs de s'attarder dans ses murs qui ont vu défiler, entre autres seigneurs, Jean Sans-Terre et Saint-Louis.
La tour Mélusine, vestige de la puissante forteresse des Lusignan, se dresse sur un éperon rocheux, dominant l'enceinte fortifiée, elle-même fort bien conservée. La légende attribue sa construction à la fée Mélusine en 1242.
L'imagination des sculpteurs des XIIème et XIIIème siècles se déploie sur les murs et les chapiteaux grouillants de vie de l'église Notre-Dame.
Edifiée sous l'impulsion de Guillaume, Duc d'Aquitaine au XIe siècle, elle est remarquable par son portail du XVe, son abside du XIIe et sa crypte du XIe siècle. Immense mur pignon encadré par deux faisceaux de colonnes massives, la partie basse est romane, la partie supérieure est gothique. Ayant subit de grandes dégradations au cours de l'histoire, elle sera reconstruite en partie au XIXe siècle.
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