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Wangari Maathai (née le 1er avril 1940 à Nyeri, au Kenya) est une militante écologiste et politique. En 2004, elle devient la première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ».
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Maathai est devenue, en 1964, la première femme d'Afrique de l'est à obtenir un doctorat en biologie. Elle poursuivra ses études à Pittsburgh en 1966. Puis s'envole pour l'Allemagne et gagne ensuite l'université de Nairobi où elle décroche, en 1971, son doctorat d'anatomie. Elle enseigne dès lors la zoologie et dirige un département à l'université.
Maathai a fondé le mouvement de la Ceinture verte (Green Belt Movement) en 1977. Ce mouvement a planté douze millions d'arbres dans le pays pour prévenir l'érosion du sol. Elle a parfois été affectueusement surnommée la femme arbre (tree woman). Entretemps, elle a été active aussi bien dans le domaine de l'environnement que dans celui des droits des femmes.
Elle a également été dirigeante du Maendeleo ya wanawake (concile national des femmes du Kenya). Elle a divorcé pendant les années 1980. Son mari a affirmé alors au juge qu'elle avait un trop fort caractère pour une femme et qu'il était incapable de la contrôler. Le juge lui a donné raison.
En 1997, au Kenya, les deuxièmes élections multipartites furent marquées par des violences ethniques. Elle posa sa candidature pour la présidence du Kenya mais son parti annula sa candidature. Sous la présidence de Daniel Arap Moi, elle a été emprisonnée plusieurs fois et violemment attaquée pour avoir demandé des élections multipartites, la fin de la corruption et de la politique tribale.
Militante écologiste, elle est membre du parlement kényan depuis décembre
2002. Elle y a été nommée en janvier 2003
ministre-adjoint à l'Environnement, aux Ressources naturelles et à la Faune sauvage.
Une terre sans arbre est une terre morte. La Kenyane Wangari Maathai en a été convaincue toute sa vie. Et c’est pour récompenser à la fois cette conviction écologique salutaire et le combat politique en faveur des droits de l’homme qu’elle mène depuis trente ans que le comité Nobel a choisi de lui attribuer, cette année, sa plus prestigieuse récompense : le prix Nobel de la paix.


