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Cat Anderson (William Alonzo Anderson) est un trompettiste américain né à Greenville (Caroline du Sud) le 12 septembre 1916 et mort à Los Angeles (Californie) le 30 avril 1981).
Elevé à orphelinat de Charleston, il y étudie la trompette. Louis Armstrong est son modèle. Il participe d'emblée aux Carolina Cotton Pickers, dès 1932, qui enregistre quelques titres en 1936, puis au Sunset Royal Orchestra de Doc Wheeler de 1936 à 1942, deux formations sans avenir.
Puis il occupe un poste dans un pupitre des grands orchestres de Lucky Millinder et d'Erskine Hawkins, sans enregistrer, mais en stupéfiant l'auditoire par sa maîtrise du registre suraigu. Lionel Hampton l'engage en 1942, mais il n'enregistre que quelques faces en 1944...
Mais le tournant de sa carrière, en 1944 est son entrée dans le big band de Duke Ellington. Il donne de la brillance à sa section, souligne l'acmé des crescendos, surtout à la fin des interprétations, et est chargé de quelques improvisations dans son registre de prédilection. Il restera avec le Duke jusqu'en 1947, le retrouvera à deux reprises, 1950-53 et 1955-56.
Dans les intervalles, il dirige ses propres groupes, des combos, avec lesquels il enregistre en 1947-49 et en 1958-59, et fait partie de nombreuses formations, souvent en compagnie d'éminents ellingtoniens. Après 1958 il en registre ses derniers disques souvent avec des musiciens français, mais participe à de multiples formations, avec Lionel Hampton encore, Mercer Ellington, Gene Ammons, Louie Bellson, Benny Carter, Paul Gonsalves, Johnny Hodges, et, pour une très brève période, Charlie Miingus. En 1979, il accompagne même Georges Brassens !
Inspiré par le jeu de Louis Armstrong, il a également écouté Charlie Shavers dans le registre médium et Roy Eldridge pour les envolées dans l'aigu, mais le jeu stratosphérique et exubérant, non exempt de mauvais goût, est sa spécialité. Ce n'est certes pas un grand créateur, et, si quelques solis à la trompette bouchée sont dignes d'intérêt, son importance est surtout notable dans les interventions des sections de trompettes ou dans son rôle de funambule ou de dynamiteur (témoin le « Diminuendo and crescendo in blue » d'Ellington à Newport en 1956).
Ses suiveurs, Maynard Ferguson, Jon Faddis, Arturo Sandoval, l'ont imité dans ce domaine, mais non égalé.


