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Yasser Arafat


Yasser Arafat
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Yasser Arafat

Yasser Arafat (ياسر عرفات) (né le 24 août 1929 au Caire - mort le 11 novembre 2004 à Clamart), connu aussi sous son nom de guerre Abou Ammar, de son vrai nom Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini, est un homme politique palestinien. Il est issu d'une famille palestinienne de Gaza, originaire d'Égypte, et passa son enfance et son adolescence au Caire, avec ses six frères et sœurs. Il conserve des liens de famille dans ce pays, dans lequel il fréquenta le collège Farouk, considéré comme un des meilleurs établissement d'enseignement.

Sommaire

Biographie

Il est le fils d'un commerçant dans une famille de sept enfants. Le lieu et la date de naissance de Yasser Arafat sont contestés. Il est probablement né le 24 août 1929 au Caire, en Égypte. Pourtant certains soutiennent, comme il le prétend, qu'Arafat serait né à Jérusalem, le 4 août 1929. La découverte de son certificat de naissance et d'autres documents de l'Université du Caire ont conclu le débat sur son lieu de naissance (même son biographe attitré, Alan Hart, admet maintenant qu'il est né au Caire).

À sa naissance, son nom était Mohammed Abdel Rahman Abdel Raouf Arafat Al Qudua Al Husseini. Comme expliqué par Said K. Aburish, son biographe palestinien (dans Arafat: From Defender to Dictator, Bloomsbury Publishing, 1998, p. 7), « Mohammed Abdel Rahman était son prénom ; Abdel Raouf, le nom de son père ; Arafat, son grand-père ; Al Qudua est le nom de sa famille ; et Al Husseini est le nom du clan dont font partie les Al Quduas. » Certains disent qu'il serait un parent du clan Husseini de Jérusalem par sa mère (une Abul Saoud), ce qui apparaissait auparavant sur cette page, mais cela est contredit par l'appellation du clan de son père.

Arafat a vécu la plupart de son enfance au Caire, excepté pendant quatre ans (après le décès de sa mère, entre l'âge de cinq et neuf ans) quand il vécut avec son oncle à Jérusalem. En 1949, il s'inscrit à l'École d'Ingénieurs de l'Université Roi Fouad 1er du Caire, où il obtient un diplôme d'ingénieur civil. En tant qu'étudiant, il rejoint les Frères musulmans et l'Union des étudiants palestiniens, dont il devient le président de 1952 à 1956. En 1956 il sert dans l'armée égyptienne durant la crise de Suez. Arafat s'est marié tard avec sa secrétaire, Souha Tawil, de 34 ans sa cadette, dont il a eu une petite fille, Zahwa, née en 1995. Sa femme et sa fille vivent à Paris, en France, depuis le début de la seconde Intifada, en 2000. Bloqué depuis 2001 à Ramallah par l'armée israélienne, il tombe gravement malade en 2004 pour mourir à une date symbolique, le 11 novembre, à Clamart en France.

Le début du Fatah

Image:Arafat.jpg

En 1959, Yasser Arafat s'installa, en tant qu'ingénieur, dans l'émirat du Koweït où déjà travaillaient et résidaient de nombreux palestiniens pour y créer sa propre société. Il y créa aussi le Mouvement de libération de la Palestine (Harakat Tahrir Filastin), rebaptisé rapidement al Fatah (la victoire), une organisation ayant pour but l'établissement d'un État palestinien indépendant.

En décembre 1964, le Fatah fut utilisé par la Syrie comme intermédiaire pour mener à bien sa première opération militaire — la destruction d'une pompe à eau israélienne. Cette attaque fut un échec. Pourtant après la guerre des Six Jours en 1967, l'attention d'Israël se détourna des gouvernements arabes vers les diverses organisations palestiniennes, dont le Fatah.

Chef de l'OLP

L’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) fut créée en 1964 par le dirigeant égyptien de l’époque, Abd-el Nasser. Le but de Nasser était de remplacer l'« entité sioniste » par un protectorat égyptien permettant au Caire d’asseoir son hégémonie au Proche Orient.

En 1967, la guerre des Six Jours, en changeant la donne géopolitique au Proche-Orient, constitua le véritable point de départ de Yasser Arafat. L'Égypte, la Syrie et la Jordanie furent défaites par Israël qui en profita pour conquérir Jérusalem-est, la Cisjordanie, la bande de Gaza, territoires palestiniens qui étaient passés en 1948 sous double occupation jordanienne et égyptienne, mais aussi le Golan syrien et le Sinaï égyptien.

En 1968, le Fatah fut la cible d'une attaque majeure de l'armée israélienne sur le village jordanien de Karameh, durant laquelle 150 combattants palestiniens et 29 soldats israéliens furent tués, principalement par les forces armées jordaniennes. Malgré la défaite sur le terrain, la bataille fut considérée comme bénéfique par le Fatah car les Israéliens se sont finalement retirés.

Cette nouvelle situation permit au Fatah de s'émanciper totalement de la tutelle des Moukhabarat, et de s'emparer en cette année 1968 du contrôle de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), organisme représentatif créé par la Ligue arabe quatre ans auparavant.

Le 3 février 1969, lors du Congrès national palestinien, il fut nommé président du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, en remplacement de Ahmed Shukairy, d'abord appointé par la Ligue arabe. Par ce biais il prit le contrôle de la plupart des camps de réfugiés palestiniens comme ceux de Jordanie et du Liban, alors que les pays arabes laissaient faire.

Yasser Arafat, en faisant monter l'OLP en première ligne, changea la nature même du combat des palestiniens. Il ne s'agissait plus d'un conflit entre États, dans lequel les pays arabes, en refusant de reconnaître le droit à l'existence d'un État juif, avaient le mauvais rôle ; il s'agissait dorénavant de la « lutte de libération nationale » d'un peuple « colonisé », les Palestiniens, par un État oppresseur, Israël.

En 1970, le quadruple détournement d'avions sur l'aéroport de Zarka en Jordanie montra, cependant les limites que pouvait avoir cette nouvelle stratégie. Le roi Hussein de Jordanie envoya ses bédouins rétablir l'ordre dans les camps de réfugiés. En réplique, Yasser Arafat appela au renversement de la monarchie hachémite, en s'appuyant sur le fait que 75% des habitants de la Jordanie étaient des Palestiniens, à un degré ou à un autre. Le roi Hussein ne se laissa pas faire et fit massacrer par dizaines de milliers les Palestiniens, qu'ils soient feddayins ou civils, et obligea Yasser Arafat à se réfugier au Liban. Cet épisode dramatique est connu sous le terme de Septembre noir.

Arafat devint le commandant en chef des forces révolutionnaires palestiniennes deux ans plus tard, et en 1973, le dirigeant du département politique de l'OLP.

Liban

Après cette défaite, Arafat s'établit au Liban. Le gouvernement central du Liban était plutôt faible, ce qui permit à l'OLP d'opérer presque comme un État indépendant. L'OLP commença alors des attaques d'artillerie et des infiltrations militaires contre Israël. Au Liban, Yasser Arafat fit prospérer l'OLP, qui, bien structurée et organisée, se dota de rentrées financières florissantes. Son trésor de guerre pouvait être estimés à 2 milliards de dollars en 1975, au moment où la guerre civile éclata au Liban.

En septembre 1972, le groupe Septembre noir, qui est généralement reconnu comme opérant sous le commandement du Fatah, kidnappa onze athlètes israéliens lors des Jeux Olympiques de Munich. Une fusillade avec la police aboutit à la mort des onze athlètes. La condamnation internationale de l'attaque fit que Arafat se dissocia d'actes similaires à partir de ce moment.

L'année 1974 constitue, pour Yasser Arafat, une année importante d'avancées politiques de caractère pacifiste. En juin, l'OLP adopta le principe de création d'un État palestinien sur les territoires qui seront « libérés », et en novembre, son président reconnaît implicitement l'existence d'Israël en appelant, à l'Assemblée générale de l'ONU, toutes les parties à rechercher une solution pacifique pour la Palestine. Il fut le premier représentant d'une organisation non gouvernementale à participer à une session plénière de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies. Arafat ordonna que l'OLP cesse tout acte de violence à l'extérieur d'Israël, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

En 1974, les chefs d'États arabes déclarèrent que l'OLP était le seul représentant légitime de tous les Palestiniens, et l'OLP fut admis comme membre à part entière de la Ligue arabe en 1976.

Les opérations de l'OLP au Liban n'ont pas reçu beaucoup de couvertures médiatiques. Il est pourtant certain que l'OLP a joué un rôle important durant la guerre civile au Liban, et selon les dires des Chrétiens libanais, Arafat et l'OLP seraient responsables de la mort de dizaines de milliers de personnes.

Cette situation poussa Israël à s'allier avec les Chrétiens libanais, et à conduire deux attaques majeures au Liban, la première étant Operation Litani (1978), durant laquelle une étroite bande de terre (la zone de sécurité) fut capturée et retenue par l'armée israélienne et l'armée du Sud Liban (sous contrôle d'Israël). La seconde opération fut Operation Peace for Galilee (1982), durant laquelle Israël occupa la plupart du sud du Liban, mais se retira dans la « zone de sécurité » en 1985. C'est durant cette seconde opération que des civils palestiniens (entre 800 et 3500 selon les sources) furent massacrés dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila par les milices chrétiennes sous contrôle israélien, augmentant la rancœur entre Palestiniens et le ministre de la Défense israélienne d'alors, Ariel Sharon. Cela aura un impact sur le processus de paix lorsque Ariel Sharon sera élu Premier ministre le 17 février 2001.

Pendant la période libanaise, les camps palestiniens s'étaient transformés en une sorte de principauté quasi-indépendante, et l'OLP s'allia avec le KGB soviétique. De sa base de Beyrouth, l'OLP fournissait des services sociaux aux réfugiés palestiniens, mais en même temps elle armait et organisait les groupes de feddayins qui lançaient des attaques incessantes sur Israël et ses intérêts, et qui multiplièrent les attentats. Elle développa aussi des chantages à l'encontre des dirigeants des pays arabes pro-occidentaux, notamment le Koweït et l'Arabie saoudite. En 1980, le trésor de guerre de l'OLP, confié à la seule signature de Yasser Arafat était estimé à 5 milliards de dollars, soit plus que le PNB de plusieurs États de la région.

L'« État-OLP » au Liban devint une plaque tournante du terrorisme international, fournissant des camps d’entraînement, des armes, des réseaux de communication et des ressources financières a des organisations terroristes du monde entier.

Tunis

En 1982, Israël finit par chasser l'OLP du Liban en attaquant les camps de réfugiés, et désorganisa en partie la machine financière. Yasser Arafat, pour survivre, fut obligé d'accepter un nouvel exil et d'installer son quartier général à Tunis. Il accepta la dispersion de ses forces combattantes et revint vers une analyse et une voie plus politique.

Selon sa stratégie, dite « stratégie par étapes », et dont les prémisses de sa pensée et de son action future datent de 1974, Israël ne pouvant être détruit en une seule bataille frontale, il devenait donc très important d'arriver à la création d'un État palestinien, seul capable de rendre la lutte pérenne, d'accéder à un véritable statut international, et de faire entendre sa voix dans le concert des nations. La création de cet État pouvait se faire dans « n'importe quelle partie libérée de la patrie », au besoin à travers une trêve temporaire avec Israël.

En 1988, lorsqu'éclata en Cisjordanie et à Gaza l'Intifada, la « révolte des pierres », Yasser Arafat reformula sa pensée, à travers la Déclaration d'indépendance de l'État de Palestine, préparée par Jerome Segal, un universitaire juif américain d'extrême gauche, et prononcée à Alger. Il se fait élire, par le Conseil national palestinien, président de l'État qu'il proclame indépendant en novembre 1988 à Alger. Son discours de paix le mènera au prix Nobel : Arafat renonce à la lutte armée contre Israël en même temps qu'il reconnaît cet État comme légitime, sans pour autant obtenir la paix.

Arafat s'engagea dans une démarche de séduction diplomatique sans précédent, il fit tout pour séduire ses interlocuteurs. Avec les chrétiens il afficha sa dévotion envers « Notre Seigneur Jésus-Christ », qui était palestinien puisque né à Bethléem, depuis cette époque il fit de sa présence à toute les messes de Noël à Bethléem un acte politique majeur. Avec les français, il fit état d'une « correspondance avec le Général de Gaulle en 1968 » et montra qu'il portait au cou la croix de Lorraine que le Général de Gaulle lui aurait envoyée, ce que niera la famille du Général.

Le plan de paix d'Oslo

En 1989, la désintégration de l'empire soviétique et la fin de la guerre froide entraînent une redistribution des alliances diplomatiques qui marginalisent Arafat sur la scène internationale. De plus le gouvernement russe autorisa l'émigration vers Israël de plusieurs centaines de milliers de ses ressortissants de confession juive.

Cherchant une issue à son isolement, Yasser Arafat devint un allié de Saddam Hussein et la communauté Palestinienne, très importante (300 000 personnes) dans le petit émirat du Koweït, favorisa la prise de cet État par l'armée irakienne en 1990.

Cette alliance vaudra à Yasser Arafat, après la deuxième guerre du Golfe et la défaite des armées irakiennes, le ressentiment et la colère des riches monarchies pétrolières et des américains. Il fut paradoxalement sauvé par le nouveau gouvernement d'Israël, où la gauche arriva au pouvoir en 1992 avec Yitzhak Rabin et Shimon Peres, qui estimaient que Yasser Arafat ne pouvait plus refuser de leur donner toutes les garanties nécessaires en matière de sécurité, en vue de la création d'un État autonome palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

En août 1993, suite à des négociations secrètes menées à Oslo, un accord de paix est signé à la Maison Blanche sous l'égide du président Bill Clinton. Le monde entier retint la poignée de main échangée avec le premier ministre israélien Yitzhak Rabin et la nouvelle donne géopolitique que constitua le plan d'Oslo. En 1994, Yasser Arafat a reçu, pour ce plan d'Oslo, le prix Nobel de la paix (avec Shimon Peres et Yitzhak Rabin).

L'Autorité palestinienne

Dès l'été 1994, Yasser Arafat s'installa à Gaza, cependant l'élection de Benyamin Netanyahou comme Premier ministre d'Israël en 1995 mettra un frein à l'application de ces accords. Arafat ne cessera de dénoncer cet état de fait. En 1996, il est élu président de la nouvelle Autorité palestinienne, née à la suite des accords d'Oslo, mais qui jouit d'une autonomie limitée en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Si sur le plan extérieur, son régime du faire face à de nombreuses accusations de corruption et de violation des règles démocratiques. On a coutume de dire qu’Arafat est un corrompu et des chiffres circulent sur les sommes détournées (le rapport du FMI les estime à 800 millions de dollars, d’autres sources à plusieurs milliards). Sur le plan intérieur, le leadership de Yasser Arrafat ne parut que rarement être remis en cause, car tout opposant fut systématiquement poursuivi et chassé. Il est ainsi accusé de museler toute tentative d'opposition et de participer au conditionnement de la population, depuis à l'école, à la mosquée, par la presse et la télévision, dans le seul but de préparer psychologiquement les palestiniens au djihad final contre Israël.

Ces critiques ne viennent pas seulement des opposants à un état palestinien. Ainsi par exemple le palestinian centre for human rights (Centre palestinien pour les droits humains) accuse l'autorité palestinienne de procéder à des arrestations politiques ; et selon les services de sécurité israéliens, 150 000 palestiniens, à un titre ou à un autre collaborent, en leur fournissant des renseignements.

Durant les années 1994 à 2000, selon un rapport du FMI, l'économie palestinienne a augmenté sur un rythme de 9,28 % par an, et les investissements de 150 %, ce qui en fait l'un des taux de développement les plus rapides au monde lors de cette période. Dans le même temps, selon le même rapport, Yasser Arafat aurait « dévié » près de 900 millions de dollars sur les comptes secrets qu'il contrôle directement, pour alimenter son trésor de guerre.

En 1999, le nouveau premier ministre israélien Ehud Barak offre à Yasser Arafat de reconnaître l'État palestinien, d'y inclure la moitié de Jérusalem, et de permettre le retour en Israël même de 250 000 descendants des réfugiés de 1948. Cependant, sous la pression de treize formations nationales et islamiques qui prônent la poursuite de l'Intifada comme une révolution pour l'indépendance, Yasser Arafat refuse la proposition israélienne.

Une seconde Intifada est déclenchée en septembre 2000, encore plus violente que la première ; elle tourne rapidement à la guerre. D'après Imad Al Faluji, ministre palestinien de la Communication (mai 1996octobre 2002), la seconde Intifada a été planifiée par les treize formations dès la fin du sommet de Camp David en juillet 2000. La visite d'Ariel Sharon sur l'Esplanade des mosquées (aussi appelée Mont du Temple) a été vécue comme une provocation par les palestiniens, et fut l'étincelle qui déclencha le début de l'Intifada, le lendemain. En février 2001, le conservateur Ariel Sharon est élu Premier ministre tandis qu'aux États-Unis, le pro-israélien George W. Bush est élu président.

Les attentats du 11 septembre 2001 lancent les États-Unis dans une guerre sans merci contre le terrorisme à partir de décembre 2001, alors qu'au même moment, Yasser Arafat laisse le Hamas et le Djihad islamique démarrer une nouvelle série d'attentats contre des civils. Immédiatement Ariel Sharon lance une série de représailles à grande échelle avec l'accord de George W. Bush et de Donald Rumsfeld, « faucon » pro-israélien. L'Union européenne elle-même, généralement très favorable aux palestiniens, exige de Yasser Arafat une dénonciation catégorique et en langue arabe du terrorisme, ce qu'il fait le 16 décembre 2001, et en février 2002, il publie une vision de la paix.

La mort du vieux leader

Le 29 octobre 2004, gravement malade, Yasser Arafat quitte son quartier général de la Mouqata'a à Ramallah en Cisjordanie pour rejoindre la Jordanie, d'où il se rend en France à bord d'un avion médicalisé. Il est hospitalisé en France dans l'hôpital d'instruction des armées Percy à Clamart.

Le 4 novembre 2004, des communiqués de presse annoncent qu'il est tombé à plusieurs reprises dans le coma dans l'unité de soins intensifs où il était entré la veille. Le président de la République française Jacques Chirac se rend brièvement à son chevet et lui exprime « tous ses voeux » de rétablissement.

Selon CNN , des officiels américains ont déclaré qu'Arafat était cliniquement mort, mais était maintenu artificiellement en vie jusqu'à ce que sa famille et des autorités françaises, israéliennes et égyptiennes se mettent d'accord sur un lieu de sépulture.

Il décède officiellement à Clamart le 11 novembre 2004, date symbolique, à 3h30 heure de Paris, dans la dernière partie du mois de ramadan. Après une cérémonie officielle au Caire, en présence de nombreux représentants politiques étrangers, Yasser Arafat a été inhumé le 12 novembre dans la Mouqata'a, son QG de Ramallah, en Cisjordanie, où il était resté confiné par les blindés israéliens pendant les trois dernières années de sa vie. Ce choix va à l'encontre de son souhait d'être enterré à Jérusalem, le gouvernement israélien lui ayant refusé cette dernière volonté. Une foule immense, près de 100 000 personnes, était présente pour accueillir sa dépouille.

Controverses

L'ancien chef de guérilla, récompensé pour ses efforts en faveur de la paix au Proche-Orient en 1994 par le Prix Nobel, est donc mort avant d'avoir vu la création d'un Etat palestinien. Yasser Arafat reste un personnage controversé. Pendant près de quatre décennies, il a exprimé et symbolisé les aspirations nationales du peuple palestinien, mais les israéliens le considèrent toujours comme un terroriste. Shimon Peres, chef de file de l'opposition travailliste israélienne et qui a partagé le prix Nobel de la paix avec Arafat en 1994 à la suite des accords d'Oslo, a dit de lui : « Arafat a commis sa plus grande erreur lorsqu'il s'est tourné vers le terrorisme. Il a enregistré ses plus grands succès lorsqu'il a tenté de se tourner vers la paix. »

La raison de sa mort reste (11 novembre 2004) un mystère : plusieurs hypothèses ont été évoquées : maladie du sang, leucémie,cirrhose.

Voir aussi



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