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En informatique, un octet, noté « o » ou « B » pour byte, (parfois « b » par erreur, qui est le symbole de bit) est une unité de mesure en informatique.
Un octet est composé de 8 bits.
L'octet est l'unité qui sert à mesurer les éléments relatifs à la mémoire d'un ordinateur (capacité en mémoire vive, et de manière plus générale la mémoire informatique, taille des bus de données (également mesurées en bits), mais aussi capacité de stockage des éléments périphériques (cartes graphiques, disques durs...).
Un octet peut prendre 256 valeurs différentes (28), entre 00000000 et 11111111. Par exemple : 11000100 ou 00000001 sont des représentations binaires d'octets, C4 et 01 étant leurs valeurs hexadecimales.
Lorsqu'il est utilisé pour représenter un nombre, ses valeurs vont de 0 à 255 lorsqu'il représente un entier non signé (donc toujours positif), et -128 à 127 pour un entier signé, voir les articles Format de données et Système binaire.
Dans les pays francophones, on utilise souvent le « o » comme symbole d'octet, ce qui n'est pas acceptable dans le Système international d'unités (SI) à cause du risque de confusion avec le zéro. Le « B », quant à lui, est le symbole du bel. Cette question n'est toujours pas résolue, les unités d'information ne faisant pas partie du SI. Un autre problème particulier au français est la formation des multiples, à cause de la voyelle initiale. Aussi voit-on aussi bien « kilo-octet », « kilooctet » que « kiloctet ».
Par convention, et de manière erronée selon le SI, les unités dérivées que sont le kilo-octet (ou kilooctet), le mégaoctet, le gigaoctet sont souvent utilisées pour représenter les valeurs suivantes en puissance de 2 :
Depuis la normalisation de 1998 les préfixes kilo, méga, giga, téra, etc, correspondent aux mêmes multiplicateurs qu'en physique, soit des puissances de 10 :
Il est à noter que l'impact de cette normalisation reste très faible, l'usage traditionnel reste largement en vigueur.
donc, appliqué à l'informatique, cela donne :
Les puissances de 2 sont maintenant représentées par les symboles :
Kibi pour « KIlo BInary ». Mébi pour « MEga BInary ». Gibi pour « GIga BInary ». Tébi pour « TEra BInary ». et ainsi de suite...
L'usage de ces préfixes est encore très restreint, mais se répand progressivement.
Cette distinction est d'ailleurs utilisée depuis longtemps par les fabricants de disques durs, qui ne peuvent pas se permettre de confusion dans la signification des unités. Le fait que l'usage de préfixes en puissances de 10 permette d'afficher commercialement des capacités supérieures à celles données par les puissances de 2 n'est certes pas nuisible du point de vue de la mise en marché. Ainsi, un disque dur de 100 gigaoctets (100 * 109 octets) contient le même nombre (arrondi) d'octets qu'un disque de 93,13 gibioctets (93,13 * 230 octets). Les disques durs courants étant divisés en secteurs de 512 octets, un comptage en unités de 1024 octets serait plus naturel —du moment que les préfixes binaires sont utilisés.
Si les premiers micro-ordinateurs n'étaient guère capables de traiter plus d'un octet à la fois, ce ne fut pas le cas des générations suivantes de matériel informatique. Aussi parle-t-on, pour désigner une unité de 16 bits de mémoire (soit 2 octets), de mot, et pour une unité de 32 bits (4 octets), de double-mot. Ces termes ont tendance à varier avec le contexte, aussi n'est-il pas recommandé de les utiliser.


