| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
![]() |
||||||||||||||||||
| classification scientifique | ||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
||||||||||||||||||
| Références | ||||||||||||||||||
| Integrated Taxonomy Information System (USDA) |
Le maïs (aussi appelé blé d'Inde au Canada) est une plante tropicale herbacée annuelle de la famille des Poacées),
largement cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon. Cette espèce, originaire d'Amérique centrale et
introduite en Europe au XVIe siècle est cultivée mondialement et est devenue la première céréale mondiale devant le riz et le blé. Le terme désigne aussi le grain de maïs
lui-même, de la taille d'un pois.
| Sommaire |
|
|
Nom scientifique : Zea mays L.,, classe des monocotylédones, sous-classe des Commelinidaes, ordre des Cypérales, famille des Poacées (ou Graminées), sous-famille des Panicoïdées, tribu des Myadées.
Nom commun : maïs, blé indien, blé de Turquie, blé de Barbarie.
Plante herbacée annuelle, de taille variable (40 cm jusqu'à 10 m, généralement entre 1 et 2 m pour les variétés couramment cultivées). La tige unique et de gros diamètre porte les feuilles à l'aisselle desquelles se situent les fleurs femelles. Celle-ci sont regroupées en épis autour d’un axe résistant appelé rafle, et entourées d’une enveloppe constituée de feuilles modifiées. Les fleurs mâles sont groupées dans un panicule terminal. Les fleurs mâles et femelles sont toujours distinctes.
Le maïs, ainsi que d’autres graminées tropicales (comme la canne à sucre ou le sorgho par exemple), fait partie des plantes dites « en C4 ». Ces plantes réalisent leur photosynthèse d’une façon plus efficace que ne le font les autres plantes (dites « en C3 »). En conséquences, le maïs est capable d’accumuler 55 kg de matière sèche par hectare et par heure, ce qui représente plus du double des autres céréales telles que le blé.
Cependant, le système racinaire du maïs est caractérisé par des racines traçantes (dites racines de surface), qui prélèvent l’eau et les nutriments nécessités par la plante dans les couches les plus superficielles du sol. Ce déséquilibre dans l’exploitation des ressources du sol fait que la plante est très exigeante en fumure azotée et en eau, ce qui pose de graves problèmes environnementaux dans les régions tempérées.
Dans les zones tempérées, le maïs est semé en avril - mai et fleurit en juillet - août. Les grains atteignent la maturité en octobre - novembre. La récolte a lieu lorsque les épis ont perdu leur couleur verte. La plante entière peut également être récoltée et ensilée avant la maturité du grain (septembre).
L'origine du maïs, plante qui n'existe pas à l'état sauvage, a longtemps été sujette à controverses. Cependant, un très grand nombre de preuves issues de la biologie moléculaire accréditent aujourd’hui la théorie selon laquelle la téosinte est l’ancêtre du mais cultivé.
Les très grandes différences morphologiques présentes entre le maïs et la téosinte sont dues à un nombre étonnamment faible de gènes. Des croisements entre des plants de maïs cultivés et des plants de téosinte ont montré que les principales différences morphologiques entre ces deux plantes sont codés par des gènes présent dans dix petites zones du génome. Pour deux de ces zones, un seul gène est présent.
La sélection de plants de teosinte mutés qui allait aboutir au maïs actuel aurait eu lieu il y a neuf millénaires dans le basin du fleuve Balsas, au sud ouest du Mexique.
Originaire de régions chaudes, le succès du maïs tient au fait que, grâce au progrès génétique, il s'est adapté à des conditions de culture de plus en plus septentrionales, tout en permettant une production de matière sèche économiquement intéressante, cela grâce à des variétés résistantes au froid. Les rendements ont quadruplés en 25 ans.
Le maïs est parmi les trois céréales les plus cultivées au monde, avec le blé et le riz. La France et l'Italie sont les principaux producteurs européens.
Production mondiale (2003) : 638 millions de tonnes, dont
Consommation mondiale (1999) : 593 millions de tonnes, dont
Dans les pays occidentaux, la première utilisation du maïs est l'alimentation du bétail. Il a également d'important débouchés dans l'industrie. Son usage en alimentation reste important dans certains pays du Tiers-Monde, notamment en Amérique centrale et méridionale.
Le maïs est cultivé pour ses grains, riches en amidon, qui constituent la base de l'alimentation de nombreuses populations
C'est cependant la céréale au taux de glycémie le plus élevé à l'état naturel, et très pauvre en fibres. Il doit donc être consommé avec des légumes pour éviter des problèmes d'hyperglycémie.
Un régime alimentaire très riche en maïs peut provoquer la pellagre, maladie cutanée liée à une carence en vitamine PP.
Il est consommé soit sous forme de graines entières, soit réduit en farine et préparé sous forme de bouillies ou de galettes cuites.
Dans les pays occidentaux, la farine de maïs est la base de la polenta, d'origine italienne, mais le maïs entre dans la composition de certaines préparations industrielles (céréales pour le petit-déjeuner). En grains, on le prépare sous forme de maïs éclaté (pop-corn), et on le consomme aussi comme légume (maïs doux).
Il est utilisé aussi sous forme de farine, appelée maïzna, notamment pour préparer des sauces. La maizna, rend la sauce plus légère que la farine de blé.
La plante entière peut être consommée par le bétail comme fourrage frais ou sec ou comme ensilage. Le maïs fait grossir plus rapidement les bovins et augmente la production de lait des vaches, au détriment de la qualité. Cependant, la teneur assez faible du maïs en protéines et sa relative pauvreté en lysine et méthionine, oblige à avoir recours à des compléments plus riches en azote.
Au niveau mondial, les 2/3 du maïs sont utilisés pour l'alimentation animale, 27 % pour l'alimentation humaine. Il existe néanmoins de fortes disparités entre les continents. En Europe de l'Ouest, la totalité du maïs ensilage et environ 80 % du maïs grain sont utilisés pour l'alimentation animale (bovins, aviculture et élevage de porc). L'essentiel des 20 % du maïs grain restant est utilisé en amidonnerie et semoulerie.
Le maïs a de multiples débouchés : industrie agro-alimentaire (biscuiterie, pâtisserie, brasserie, distillerie, etc.), fabrication de colle pour l'industrie textile, édulcorant, produits de l'industrie pharmaceutique, plastiques biodégradables et biocarburants.
Les produits de l'amidonnerie sont utilisés :
Les produits de la semoulerie sont utilisés dans les produits alimentaires (polenta, céréales à petit déjeuner, brasserie)
L'huile de maïs (extraite des germes) est utilisée en alimentation humaine, dans l'industrie pharmaceutique et et dans l'industrie cosmétique.
La distillerie de maïs permet la fabrication du gin et du whisky.
Les industries de la rafle (axe ligneux et renflé de l'épi) du maïs fournissent compost, combustible, abrasif, litière. Aux États-Unis on fabrique des pipes bon marché avec les rafles
Le maïs a été sélectionné empiriquement au cours des siècles par les agriculteurs eux-même (épis de grosse taille).
Cependant, les plus gros progrès en matière de rendement reposent sur le développement des hybrides simples puis doubles, et une sélection intensive par le rendement. Les hybrides commercialisés présentent également une plus grande homogénéité morphologique, ce qui a permis le développement de la mécanisation et une meilleure résistance à la verse.
Les recherches actuelles portent en particulier sur le développement et la croissance du maïs, l'augmentation des densités de peuplement, sur la résistance aux stress hydriques, azotés, et au stress dû aux herbicides, et sur la résistance à la pyrale (insecte ravageur, Ostrinia nubilali).
L'arrivée des hybrides a constitué une véritable révolution dans le monde agricole français. Le maïs est une plante exigeante en soins et en travail, sa culture nécessite du matériel et donc des investissements importants, la mise en place de système d'irrigation, le remplacement des cultures traditionnelles… Elle implique également un lien plus fort avec les sociétés semencières, puisque la semence doit être achetée chaque année. Malgré ces contraintes, les surfaces cultivées en maïs représentent près de 3 millions d'hectares en France.
Aujourd'hui, les progrès techniques permettent de développer des plantes transgéniques en y incorporant en laboratoire les caractéristiques recherchées.
En 1940, Barbara McClintock a reçu le Prix Nobel de Médecine pour sa découverte des transposons dans le maïs.
Différentes variétés de maïs existent et sont cultivées :
Plus récemment sont apparues d'autres variétés :
Liste des produits phytopharmaceutiques autorisés en France pour lutter contre les parasites du maïs :
http://e-phy.agriculture.gouv.fr/wiphy/usages/41555.htm
Le maïs est une plante originaire de zones tropicales très humides, dont les racines restent en surface, c'est de plus un gros consommateur d'eau. Ces caracteristiques lui ont permis de se développer naturellement dans les régions tropicales. Dans des régions plus sèches comme la France, cela pose des problèmes d'irrigation, notamment parce qu'il faut irriguer les racines qui sont proches de la surface, et qui s'évaporent donc beaucoup plus rapidement pendant la saison chaude. Dans les zones où le maïs à été développé intensivement en France, de nombreux cours d'eau se sont asséchés.
En plus d'assécher les terres, cette culture est attaquée par de nombreux parasites et maladies spécifiques à la France, qui ne vivent pas en zone tropicale. Cela impose l'emploi de quantités importantes de pesticides, qui polluent d'autant plus les nappes phréatiques, et raréfient les disponibilités en eau potable dans les zones qui ne sont pas complètement asséchées.
L'état français apporte 330 euros de subvention par hectare pour la culture de cette plante, et 200 euros de plus par hectare si cette plante est irriguée.
Dans le Marais poitevin, zone autrefois très humide, les terres sont desséchées dans les zones cultivables. Le marais est aujourd'hui divisé en deux parties, suite à l'installation d'écluses, permettant de retenir de l'eau jusqu'à juin, et fournissant ainsi un approvisionnement minimum dans cette région pendant la saison chaude.
Ces écluses divisent le marais en 2 parties, une légèrement humide et une sèche, vers Aytré dans laquelle les nappes profondes sont tout de même irriguées par de l'eau de mer, donc salée. Cela provoque la colère de certains agriculteurs de la zone asséchée qui font des expéditions punitives dans la zone humide ou détruisent les écluses. Certains agriculteurs cultivent du maïs dans la zone desséchée, et vont puiser pour les irriguer l'eau salée des profondeurs. Cela a pour effet d'étendre la zone de salinité, et de rendre les terres totalement incultivables. Les bovins paissant cette herbe salée sont toutefois une particularité de la région.
Céréale | Blé | Riz | Transgenèse
Quelques sources traitant de l'origine du maïs :


